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par Afriscoop - Lomé

La répression sanglante des militants du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) par des éléments de la gendarmerie, la création d’un parti politique dénommée Alliance Nationale pour le Changement (ANC) par Jean-Pierre Fabre et ses partisans, la tentative d’enlèvement des preuves des massacres de 2005 au CASEF par les forces de sécurité et la menace de la FIFA de suspendre le Togo si la Fédération Togolaise de Football (FTF) n’organise pas son congrès électif avant le 06 novembre sont les sujets abordés par les journaux togolais cette semaine.
 
Le week-end dernier, les militants et sympathisants du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) dirigé par Jean-Pierre Fabre dans leur tentative de manifester, comme il est devenu de coutume depuis l’élection présidentielle du 04 mars 2010, ont essuyé une répression sauvage et barbare de la part des éléments de la gendarmerie exécutant l’ordre du Capitaine Akakpo. Parlant de cette répression, « Le Correcteur, n° 193 du 11 Octobre 2010 » titre en manchette, «  La répression des manifestations du FRAC : Le domicile de Fabre attaqué, plusieurs blessés par balles dont un cas grave  ». Citant Fabre selon qui « Nous sommes dans une dictature militaire qui ne dit pas son nom », le confrère écrit : « La répression des manifestants du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) a pris une allure inquiétante samedi : Les éléments de la gendarmerie dépêchés à cette occasion pour étouffer le mouvement de contestation du pouvoir de Faure Gnassingbé ont fait preuve d’une violence hors norme. En effet, le convoi l’actuel leader de l’opposition togolaise, Jean-Pierre Fabre qui a quitté Kodjoviakopé aux environs de 11 heures et qui devait rallier Bè-Kondjindji, lieu de départ habituel de la marche hebdomadaire du FRAC, a été immobilisé sur le boulevard circulaire à la hauteur de l’immeuble Elekta. L’opposant et sa suite y ont passé une quarantaine de minutes avant de décider de rentrer à Kodjoviakopé. Malheureusement, ce retour vers le domicile de Fabre a été un véritable parcours de combattant. Et pour cause, les éléments de la gendarmerie ont fait usage de grenades lacrymogènes pour réprimer le groupe de jeunes qui protégeait Jean-Pierre Fabre. La chasse à l’homme a continué jusqu’au domicile de l’opposant où la violence policière atteint son paroxysme. Tous les jeunes qui étaient devant le domicile de même que tous ceux qu’on trouvait dans les environs étaient passés à tabac ».

Abordant dans le même sens, « Liberté, n° 824 du 11 Octobre 2010 » qui titre à la Une : «  Violente répression de la manifestation du FRAC et riposte des militants : Le domicile de Jean-Pierre Fabre attaqué ; le Capitaine Akakpo promet des lendemains endeuillés aux manifestants  » note : « Fait gravissime, c’est l’utilisation par les forces de l’ordre, de balles en caoutchouc, qu’elles n’ont pas hésité à tirer sur M. Patrick Djondo, chargé des affaires électorales au sein du bureau actuel de l’UFC. Après ce forfait, les éléments des forces de l’ordre se replient dans leurs fourgonnettes, poursuivis par les jeunes du quartier qui entre temps sont revenus défendre le domicile du président de l’UFC. La rumeur fait état de ce qu’un jeune militant du FRAC appréhendé au cours des heurts aurait succombé sous les coups des forces de l’ordre dans les locaux de la gendarmerie nationale ».

Au lendemain de l’élection présidentielle du 04 mars 2010, un bras de fer est né entre Gilchrist Olympio, président national de l’UFC (Union des Forces de Changement) et Jean-Pierre Fabre, Secrétaire Général de ce parti. Cet antagonisme relève du fait que Jean-Pierre Fabre a déposé sa candidature pour le scrutin au grand mécontentement de Gilchrist Olympio. Eu égard à cette crise au sein de l’UFC, Jean-Pierre Fabre et ses partisans créent leur parti dénommé Alliance Nationale pour le Changement (ANC). Abordant, ce sujet, « Liberté, n° 824 du 11 Octobre 2010 » tire en manchette : «  Un nouveau parti politique au Togo : Jean-Pierre Fabre et ses partisans créent l’ANC  » et précise : « Alliance Nationale pour le Changement (ANC, c’est le nouveau parti de Jean-Pierre Fabre et ses partisans. Ce nouveau né dans le landernau politique togolais a été porté sur les fonts baptismaux dimanche le 10 octobre 2010 (10-10-10). Après l’élection présidentielle du 04 mars 2010, l’Union des Forces de Changement (UFC), le plus grand parti politique togolais a connu une crise. Le premier responsable du parti, Gilchrist Olympio a décidé d’aller se jeter dans les bras de Faure Gnassingbé et de son parti. Malgré l’opposition du Bureau National, le « fils de l’indépendance » n’a pas fait marche arrière et a même conclu avec le RPT un accord qui scelle l’entrée au gouvernement de ses « amis ». Dans cette guéguerre, le RPT a pris fait et cause pour Gilchrist Olympio et reconnu le congrès des AGO organisé le 12 août 2010 au détriment de celui du 10 août tenu par le camp Fabre. A cette chienlit entretenue à dessein par le RPT, s’ajoutent les santés d’humeur du président de l’Assemblée nationale, Abass Bonfoh, qui veut aider les sept (07) amis de Gilchrist Olympio à prendre le contrôle du groupe parlementaire UFC dont 20 députés restent favorables à Fabre ».

Ce sujet intéresse également « Le Regard, n° 711 du 12 Octobre 2010 qui titre en manchette : «  Bataille pour la légalisation du Parti de Fabre  » et écrit : « Selon les statuts de l’UFC officiellement entregistrés par l’administration togolaise, Article 11. « La démission du parti est formulée par écrit avec indication du ou des motifs de la décision et adressée au Président du Bureau directeur ». A ce jour, Gilchrist n’a reçu aucune démission des membres de son bureau non exclus mais qui ont rallié Fabre. On ignore si l’administration territoriale en tirerait prétexte pour la création du nouveau parti avec la complicité du Président National de l’UFC. Mais une chose est sûre, c’est que toute mesure visant à dresser des obstacles à la légalisation de l’ANC constituerait une publicité gratuite supplémentaire pour le parti et montrerait à quel point Fabre est redouté par le pouvoir RPT. Toujours est-il que certains diplomates européens ont exhorté Gilchrist Olympio à ne rien faire qui puisse empêcher Fabre de créer son parti ».
Par rapport à la création de l’ANC que certains journaux estiment être un camouflet pour Gilchrist Olympio, « L’Indépendant Express, n° 144 du 12 Octobre 2010 » titre en manchette : « Les cadres de l’UFC vident le parti de sa substance : ANC, le camouflet cinglant infligé à Gilchrist Olympio » et souligne : « Les cadres éminents de l’Union des Forces de Changement (UFC) ont porté sur les fonts baptismaux l’Alliance Nationale pour le Changement, ANC qui devrait logiquement mettre fin à la crise créée au sein de l’Union des Forces de Changement par son ex leader Gilchrist Olympio. C’est dans la foulée des antagonistes dans lesquels le pouvoir RPT a fait sienne la revendication de l’UFC par Gilchrist Olympio, hier opposant farouche et homme à abattre. Aujourd’hui, l’heure n’est plus parler de l’UFC, mais de l’ANC, parti qui doit donc s’engager dans un véritable dynamique d’explication, de mobilisation pour faire de l’UFC qui est aujourd’hui cher au pouvoir RPT, une coquille vide, la substance étant partie avec Jean-Pierre Fabre et les siens ».

Au même moment, le régime RPT semble ne pas respecter l’accord qu’il a signé avec Gilchrist Olympio. Ce sujet, c’est « Liberté, n° 825 du 12 Octobre 2010 » qui l’aborde. Titrant en manchette : « Nomination des AGo à des postes dans l’administration : Les dossiers de candidature introduits par Gilchrist Olympio refusés », il annonce d’abord que l’« opposant historique » se fâche et menace de retirer ses hommes du gouvernement avant de préciser : « L’« accord historique » conclu entre « l’opposant historique » et le RPT risque de voler en éclats. Et pour cause, les promesses de nomination des amis de Gilchrist Olympio aux postes de directeurs de cabinet, d’ambassadeurs, de maires, de préfets… se révèlent comme le rêve d’un chien. Le pouvoir en place ne serait pas encore prêt à les traduire dans les faits. Ce qui a mécontenté le « fils de l’indépendance » qui a décidé d’aller en parler avec le « fils de la nation ».

Il n’y a pas très longtemps, l’actuel Président de l’Assemblée nationale togolaise, Abass Bonfoh, a nié n’avoir jamais vu des morts lors des massacres de 2005 alors qu’il était président par intérim. Les journaux ont qualifié ces propos de négationnistes et pour rappeler à Abass Bonfoh qu’il y a eu bel et bien des morts sous son intérim, Me Kokou Koffigoh, qui a conduit une Commission d’Enquête sur ces massacres, a fait une sortie médiatique pour affirmer qu’il y a eu 153 morts. Cette sortie médiatique n’a pas été du goût du ministre de l’Economie et des Finances, Ayassor Oteth. Intéressé par ce sujet, « Liberté, n° 824 du 11 Octobre 2010 » titre en couverture : «  Conséquences des propos négationnistes d’Abass Bonfoh : Me Koffigoh séquestré au CASEF par les forces de sécurité venues ramasser les dossiers sur les massacres de 2005  » et souligne : « Au RPT, les gens sont solidaires dans le mal. Ceux qui ont eu à s’insurger contre les propos négationnistes tenus par le Président de l’Assemblée Nationale, Abass Bonfoh, sur les massacres de 2005, commencent à en faire les frais. C’est le cas de Me Joseph Kokou Koffigoh, ancien Premier ministre et président de la Commission d’Enquête Nationale mise en place en 2005 par Faure Gnassingbé pour faire la lumière sur ces douloureux événements. L’avocat-poète qui a été sommé de vider les bureaux que sa commission a occupés au Centre Administratif des Services Economiques et Financiers (CASEF) a été séquestré vendredi 8 octobre 2010 ».

Ce sujet a laissé indifférent « Forum de la Semaine, n° 800 du 11 Octobre 2010 » qui titre en manchette : «  Déclassement des dossiers de la tragédie de 2005 du CASEF aux Archives nationales : Mgr Barrigah et Me Koffigoh s’opposent à l’huissier et aux forces de l’ordre commis par le Ministre Ayassor  » et indique : « Joignant l’acte à la parole, Adji Oteth Ayassor, le ministre de l’Economie et des Finances du Togo a commis un huissier qui a, à son tour, confié vendredi dernier, à certains agents des forces de l’ordre, la mission de transférer du CASEF aux Archives nationales, les dossiers inhérents à l’enquête menée par la Commission Koffigoh et qui couvre 2005, cette période si sensible dans l’histoire du Togo. Mais cette mission a tourné court. Ayassor avait en effet tout prévu, sauf la détermination de Mgr Nicodème Barrigah et de Koffigoh à préserver ces dossiers, leur intégrité ainsi que leur confidentialité ».

L’autre sujet abordé par les journaux est la crise à la Fédération Togolaise de Football (FTF). Face au manque de volonté dont les autorités de ce pays font preuve par rapport à l’élection du Bureau Exécutif, la FIFA menace de suspendre le Togo. Parlant de ce sujet : « Le Regard, n° 711 du 12 Octobre 2010 » titre à la Une : «  Congrès électif à la FTF : La FIFA menace de suspendre le Togo  » et écrit : « Dans un communiqué de la FIFA rendu public le lundi dernier, la Fédération Internationale du Football Association (FIFA) menace de sanctionner le Togo en suspendant son équipe nationale si son instance du football n’organise pas l’élection pour mettre en place un nouveau bureau exécutif avant le 06 novembre.
 
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BENIN DIASPORA : RENA-LEPI

CAN 2012 (éliminatoires) 5e journée : Togo 1-2 Tunisie

La Tunisie a redressé la barre en remportant une précieuse victoire sur le Togo 2 buts à 1 (mi-temps : 1-1), en match comptant pour la 5e journée des éliminatoires de la CAN 2012 (Groupe K), disputé dimanche à Lomé, retrouvant ainsi sa place de dauphin et ravivant ses chances de qualification à la phase finale, prévue au Gabon et en Guinée Equatoriale.
A la faveur de cette deuxième victoire, remportée comme la première hors de ses bases, grâce à Issam Jemaa (38) et Amine Chermiti (82), la Tunisie reprend sa place de dauphin (7 pts) cédée momentanément au Malawi (6 pts) qui avait écrasé samedi le Tchad (6-2). Le Botswana, exempt, garde sa place de leader (10 pts) alors que le Togo a fortement compromis ses chances en totalisant 2 points à la 4e place devant le Tchad (1 pt), quatre journées avant la fin des éliminatoires. Les deux premiers du Groupe K seront qualifiés pour la phase finale, rappelle-t-on.
Avec TAP de sportmag.org

Une opération « Togo Mort » sans tonus. La manifestation contre la cherté de la vie n’a pas drainé les foules

 
Le Groupe de Réflexion et d’Action contre la Vie chère et des Droits Economiques et Sociaux Culturels au Togo (GRAVDESC), une organisation issue de la société civile, a appelé, ce vendredi, les Togolais à rester chez eux. Sans grand succès. Reportage.
L’opération « Togo mort » lancée par le Groupe de Réflexion et d’Action contre la Vie chère et des Droits Economiques et Sociaux Culturels au Togo (GRAVDESC) n’est pas une réussite nette. Le mot d’ordre de ce regroupement d’associations de consommateurs et de défense des droits de l’homme était pourtant simple : manifester pacifiquement son inquiétude face à la cherté de la vie en ne se rendant pas au travail ou à ses activités habituelles. Aujourd’hui, si la journée a été relativement suivie au centre de la capitale, et cela jusqu’aux environs de quinze heures de l’après-midi, la population est davantage sortie de chez elle depuis cette heure-ci.
Plusieurs artères de la ville sont tout de même restées peu fréquentées, comme c’est le cas du très fréquenté « boulevard du 13 janvier ». Globalement, cette journée n’a pas été suivie de manière uniforme dans toute la ville. En effet, la situation est restée quasi-normale dans les administrations tandis que plusieurs fermetures ont été observées dans le secteur privé même si quelques unes d’entre elles ont débouché sur plusieurs ouvertures en cours de journée. Globalement, les zémidjans (conducteurs de taxi-motos) ne sont pas restés à la maison mais ce fut davantage le cas des taximen.
Dans l’intérieur du pays, l’information n’est apparemment pas parvenu jusqu’aux populations qui n’ont majoritairement pas tenues compte de la journée « Togo-Mort ». Toutefois, en l’absence de données chiffrées, il reste difficile d’établir un bilan précis.
De l’avis du GRAVDESC, il s’agit tout de même d’une réussite. « Nous l’avons dit, cette journée est une journée où chacun doit laisser son frère ou sa sœur vaquer à ses occupations si ce dernier le souhaite » souligne Jérôme Amékoudji, président de l’Association Togolaise des Droits de l’Homme (ATDH) et porte-parole du groupe. « Ainsi, ceux qui veulent aller au boulot sont allés au boulot et ceux qui veulent rester à la maison sont restés à la maison. Mais tout c’est passé dans le calme, dans la paix. Je suis satisfait car c’est tout de même une journée de prise de conscience ».
Une journée timidement suivie
Pour ce groupe, sa motivation se basait sur le fait que la situation du citoyen togolais est critique. Selon ce dernier, en 25 ans, la grille des salaires n’a augmenté que de 10% en valeur nominale comparativement aux prix des denrées alimentaires, du logement, des transports ou encore des consultations médicales du pays. Il y a deux jours, lors de discutions avec des membres du gouvernement qui les avaient vivement incités à renoncer à cet appel, le GRAVDESC avait mis en avant une revendication préalable à une marche arrière : le retour au prix initial de 505 F CFA (0,77 euros) du prix du litre de carburant.
N’étant pas tombé d’accord à ce sujet, la journée avait été maintenue. Rappelons que des manifestations violentes de taxis et taxis-motos avaient éclaté au début du mois de juillet denier à Lomé suite cette augmentation. Le prix étant passé de 505 F CFA (0,77 euros) à 585 F CFA (0,89 euros). Suite à des négociations, le prix avait été rabaissé de 20 F (0,03 euros), il est maintenant à 565 F CFA (0,86 euros). Selon eux, cette hausse est à l’origine de la hausse des tarifs des transports, et, par conséquent, de la hausse des prix des biens de première nécessité.
Pourtant, il faut rappeler que par le passé, ces journées ont été largement suivies. Ce fut le cas durant le début des années 1990 où elles contribués à faire accéder le pays à plus de démocratie. Aussi, la dernière journée de ce type date du 2 juillet 2010, tout juste après la hausse des prix à la pompe. La colère toute récente des Togolais avait permis que cette journée soit majoritairement suivie.

 La revue de presse

du 05 au 10 juillet 2010

La grogne de la population par rapport à la dernière hausse du prix du carburant, les syndicats du Togo entre légitimité et efficacité, le choix des tribunaux par Gilchrist Olympio au lieu du congrès qu’il dit vouloir organiser et la dissolution de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) sont les principaux sujets abordés par les journaux togolais cette semaine. A la fin de la semaine dernière, les conducteurs de taxi ont observé une journée morte pour protester contre la dernière hausse du prix du carburant. Parlant de la grogne de la population par rapport à cette hausse du prix du carburant, « Actu Express, n°106 du 6 juillet 2010 » titre à la une : « Augmentation du prix du carburant : le RPT et Gilchrist Olympio face au déchaînement des colères » et écrit : « Malaise sociale, hausse exorbitante du prix des produits pétroliers, arriérés de primes des agents du personnel soignants, interminable feuilleton d’inondations… trois mois après la réélection de Faure Gnassingbé, un mois après la signature d’un accord de partage du pouvoir entre le Rassemblement du Peuple Togolais et la branche Gilchrist Olympio de l’Union des Forces de Changement, ayant vocation de soulager les peines des populations, les deux partis fortement représentés au gouvernement doivent faire face à un déchaînement de colères des populations. La fin des illusions ».

Eu égard à cette malaise sociale « Forum de la Semaine, n°733 du 06 juillet 2010 » sort un dossier qu’il titre en manchette : « Crise pour crise et les acteurs politiques malgré eux : Faure Gnassingbé est-il en train d’entrer ou de rater son entrée dans l’histoire ? ». Suite à cette interrogation, il écrit : « Après l’élection présidentielle du 04 mars 2010, Faure Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005 dans des conditions plus que douteuses, disposait de tous les atouts pour reprendre en mains la gouvernance du pays qui semblait lui avoir totalement échappé lors de son premier mandat au profit des va-t-en guerre de sa famille politique aussi polluée que la lagune de Lomé. Dans n’importe quel pays au monde, un président de la République élu au suffrage universel avec plus de 60% des voix devrait avoir des coudées franches pour gouverner. A côté de nous, l’actuel président de tous les Ghanéens n’a été élu qu’avec une majorité de 50,03% des suffrages exprimés. Cela a suffit pour qu’il gouverne avec la légitimité et toute l’autorité liées à la fonction présidentielle. Il est vrai que le nouveau Président du Ghana ne traîne pas derrière lui les casseroles qui résonnent à chacun des pas que posent tous ceux qui incarnent le système RPT ».

Et revenant sur la hausse du prix du carburant, la même parution titre en couverture : « Dernière hausse du prix des carburants et gestion opaque de la chose publique : De la nécessité pour le gouvernement de dire la vraie vérité au peuple » et relève : « Avec la crise sociale née des nouveaux tarifs du carburant à la pompe, la gestion calamiteuse qui se fait dans le secteur pétrolier s’invite de plus belle dans le débat national. Le mode de gouvernance politique et économique caractérisé par la corruption, le vol et le détournement des deniers publics, mis en place par le système RPT et, ce depuis plus de 40 ans de règne sans partage est à plus d’un titre en train de montrer ses failles ».

Quant au «  Correcteur, n°165 du 05 juillet 2010  » qui cite Patrick Lawson, 1er vice-président de l’UFC, selon qui « Le pouvoir ne peut pas acheter l’essence à 299 F et le vendre à 560 F aux Togolais, c’est inadmissible », titre en manchette : « Quinzième marche de protestation du FRAC : Jean-Pierre Fabre pour une jonction du mouvement social au mouvement politique du FRAC » et écrit : « Les travailleurs se sont levés parce qu’ils disent qu’il y a longtemps qu’on les méprise et de plus le gouvernement a augmenté les prix du carburant. Vous savez comment fonctionne ce gouvernement. Ils disent qu’ils ont fait un rabais de 20 F. C’est là encore une insulte envers les populations et personne ne doit être d’accord. Nous devons encourager nos frères qui font aussi la lutte sociale. La manière dont ils ont respecté le mot d’ordre de grève du vendredi réconforte plus ».

Par rapport à ce mot d’ordre « Forum de la Semaine, n°732 du 05 juillet 2010 » titre en manchette : «  Lomé était une ville morte le vendredi passé  ». Indiquant que l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) annonce de nouvelles mesures, il précise : « Circulation routière clairsemée, juste quelques véhicules personnels en vue, quelques va-et-vient isolés de véhicules, de taxis et de taxi-motos : l’ambiance sur les routes de Lomé tait particulièrement « morose » le vendredi 02 juillet passé, en dépit de la levée, « à la dernière minute », de la grève annoncée par les syndicats, grève prévue initialement pour protester contre la récente hausse des prix du carburant. L’ambiance dans l’administration publique et dans le secteur privé n’était pas non plus celle des grands jours ».

Mais qualifiant d’opportunisme politique l’appel de Jean-Pierre Fabre à la jonction du mouvement politique du FRAC à celui social, « Temps Nouveaux, n°117 du 06 juillet 2010 », journal proche du pouvoir titre en manchette : « La grogne sociale échappe à la récupération malsaine » et relate : « La dernière fois, c’était le mouvement de grève lancé par certaines centrales syndicales au sujet de l’augmentation du prix des produits pétroliers. Une fois encore, le FRAC de Jean-Pierre Fabre avait tenté d’intoxiquer les masses en dressant des jeunes casseurs. Ces derniers avaient soigneusement affûté leurs armes pour intervenir le vendredi dernier. Hélas !... Une fois encore le piège n’a pas fonctionné ». Pourtant cette grève a pesé sur les activités du premier responsable du pays puisque « Liberté, n°755 du 05 juillet 2010 », titre en manchette : « 38e sommet de la CEDEAO : Faure Gnassingbé a dû annuler son voyage à cause de la grève » et écrit : « Malgré la trahison des responsables de l’Intersyndicale et les menaces des autorités gouvernementales, la grève lancée pour protester contre la hausse des prix des produits pétroliers a été largement suivie bien à Lomé que dans certaines villes du pays. Elle a été même un succès puis qu’elle a empêché Faure Gnassingbé de prendre part au dernier sommet de la CEDEAO ».

La levée du mot d’ordre de grève par les syndicats, la levée que certains journaux qualifie de trahison, amène «  Le Correcteur n°165 du 05 juillet 2010 », a titré en couverture : «  Les syndicats du Togo entre légitimité et efficacité : les centrales syndicales désavouées par le réalisme des populations  » et indique : « Que doit-on dire des syndicats qui se plaisent à jouer les auxiliaires d’un pouvoir oppresseur ? Que doit-on dire des responsables syndicaux qui confondent militantisme politique et lutte syndicale ? Que dire enfin de ces messieurs qui se parent de la tunique de syndicalistes mais prennent plaisir à s’amuser avec les intérêts de leurs collègues et par ricochet des populations ? Pour avoir cédé à la légèreté et à la complaisance, les syndicalistes et leurs syndicats ont perdu dorénavant crédibilité et confiance auprès des populations qui ont pris leur destin en main ». Partant de l’avenir de la fronde sociale en question, « Le Regard, n°699 du 06 juillet 2010 » titre à la Une : « L’Intersyndicale disqualifiée, l’ATC en quête de soutien » et écrit : « Plus de soixante douze heures après la grève largement suivie dans la capitale, l’intersyndicale des travailleurs du Togo désavouée par sa base ne sait plus à quel saint se vouer à la grande satisfaction du gouvernement qui n’a plus en face un interlocuteur redoutable. Reste en lice l’ATC qui constitue le noyau dur autour duquel vont s’organiser des mouvements et associations de la société civile pour galvaniser la contestation sociale ».

En dehors de la contestation sociale contre la hausse du prix du carburant, les journaux ont fait mention de la crise au sein de l’Union des forces ce changement (UFC). Cette crise est le fruit de l’entrée des Amis de Chilchrist Olympio (AGO) au gouvernement Houngbo. Parlant de cette crise, « Forum de la Semaine, n°732 du 05 juillet 2010 » titre en couverture : « Recomposition du Bureau de l’UFC : Pascal Bodjona renvoie les « réformateurs » au respect de la Charte des partis politiques » et précise : « Nouveau rebondissement de la crise à l’UFC ! Suite à la publication de la liste des membres du nouveau bureau du parti par le président national Gilchrist Olympio, le camp des contestataires, cornaqué par Jean-Pierre Fabre a adressé une lettre au ministre de l’Administration territoriale dont l’objectif était de porter « l’exclusion temporaire » de Gilchrist Olympio et des AGO à sa connaissance et pour déclaration. En réponse à cette demande, le ministre de l’Administration territoriale, Pascal Bodjona a estimé que la loi du 12 avril 1991 portant charte des partis politiques en faisant pas obligation aux partis d’informer l’administration, à titre de déclaration, des sanctions qu’ils prenaient à l’encontre de leurs militants ».

Suite à cette « exclusion temporaire » de Gilchrist Olympio par les « réformateurs » de l’UFC, « Liberté, n°756 du 06 juillet 2010 » titre en manchette : « Vers un nouveau procès politique au Togo : Gilchrist Olympio dépose une plainte en vue de la dissolution de l’UFC ». Indiquant que des avocats sont contactés pour aider Me Djovi Gally à défendre le dossier, il écrit : « L’information circule actuellement dans l’entourage immédiat de Gilchrist Olympio. Ses fidèles ont même commencé à se réjouir du pas qu’il vient de franchir. En effet, « l’opposant historique » Gilchrist Olympio, en déconfiture avancée est décidé à aller jusqu’au bout de son dessein de déstabilisation de l’UFC. Il n’a que faire des condamnations qi viennent même de sa propre famille ». Donnant la raison de ce comportement de Gilchrist Olympio, « Le Regard, n°699 du 06 juillet 2010 » titre en manchette : « Mis en déroute par la tendance fabriste : Gilchrist Olympio annule le congrès et opte pour les tribunaux » et note : « Prévu pour les 3 et 4 juillet 2010, le « congrès extraordinaire de la clarification, la réconciliation et la rénovation » a été reporté sine die. Confronté à la mobilisation et la détermination du Bureau National acquis à la cause de son Secrétaire Général, Jean-Pierre Fabre, Gilchrist Olumpio préfère recourir à la justice en vue de prendre le contrôle du parti, sur la base des statuts de 1992, et conformément à la Charte des Partis Politiques ».

Suite à l’allégation d’une prochaine dissolution de l’UFC par Gilchrist Olympio, «  Forum de la Semaine, n°734 du 07 juillet 2010  » titre à la Une : « Me Djovi Gally dément l’information et se dit surpris » et note : « Me Djovi Gally, pourtant, présenté comme devant enclencher l’action en dissolution, sur l’instruction de Gilchrist Olympio, estime avoir été lui aussi surpris par cette annonce parue dans la presse en début de semaine ».

La dissolution de Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBTUS) a aussi fait écho. Titrant à la Une : « Après la dissolution de OBUTS : Agbéyomé Kodjo va saisir la Cour d’appel et même les institutions sous-régionales », « Actu Express, n°106 » écrit : « En marge du meeting du Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac) le samedi dernier à la plage, M. Agbéyomé Kodjo, le président de l’OBUTS a déclaré, au sujet de la dissolution de son parti vendredi dernier par le tribunal de première instance, qu’il va faire appel de cette décision à la Cour d’appel et s’il le faut saisir les juridictions internationales afin que le droit soit dit ».

AfriSCOOP.net

 Elections Présidentielles 2010

Le Mars 2010 tiendra t-il ses promesses.

 


Déploiement policier à Lomé où l'opposition veut manifester


 

Les forces de l'ordre se sont déployées mardi matin dans des quartiers de Lomé, où le principal parti d'opposition a maintenu son appel à manifester contre les résultats de la présidentielle du 4 mars, malgré une interdiction gouvernementale.

Des policiers casqués et armés de matraques barraient les accès du quartier populaire de Bè, où se trouve le siège de l'Union des forces de changement (UFC), le parti du principal opposant Jean-Pierre Fabre.

Sur une grande avenue du quartier, quelque 200 jeunes se sont rassemblés et défiaient à distance un groupe de policiers.

"43 ans c'est trop! notre pays n'est pas un royaume ni un héritage", s'indignait l'un d'entre eux, Agbe Gnaglo, âgé de 22 ans.

Le président sortant Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis la mort en 2005 de son père le général Gnassingbé Eyadéma, a été officiellement réélu avec plus de 60% des voix, selon les chiffres officiels.

M. Fabre, qui affirme avoir remporté le scrutin, a appelé avec d'autres petits partis d'opposition à manifester mardi contre ces "résultats frauduleux".

Le gouvernement togolais a fait savoir lundi que la manifestation de l'opposition ne serait pas autorisée.

AFP


l'UE dénonce les irrégularités à la présidentielle


Faure Gnassingbé, le fils du général Eyadéma qui dirigea d'une main de fer le Togo pendant trente-huit ans, a été déclaré réélu avec 60,92 % des voix, samedi 6 mars au soir à Lomé. Mais son ambition d'être légitimé par un scrutin transparent, cinq ans après une élection truquée marquée par 500 morts, semble hors d'atteinte.

Non seulement son principal opposant, Jean-Pierre Fabre, crédité officiellement de 33,94 % des suffrages, clame qu'il est le véritable vainqueur et menace de recourir à la rue, mais le rapport préliminaire des observateurs de l'Union européenne (UE), qui a financé le scrutin, dénonce "des mesures insuffisantes de transparence".

Ce document, publié le 6 mars au nom des 130 observateurs européens, ne conforte pas les accusations de bourrage d'urnes et de faux bulletins de vote formulées par l'opposition, mais il pointe plusieurs sources d'irrégularités. L'inégalité entre les candidats s'est d'abord manifestée bien avant le vote du 4 mars, selon l'UE.

Un mois avant le début de la campagne officielle, seule autorisée, s'est développée une "campagne déguisée (...) massivement dominée par la machine électorale de Faure Gnassingbé". Le rapport note la "mobilisation des fonctionnaires" en faveur du président sortant et l'"utilisation de bâtiments publics". Mais surtout, les observateurs disent avoir été "témoins de distribution de riz à des prix trois à quatre fois inférieurs au prix du marché" par des militants du parti de M. Gnassingbé, une denrée connue sous le nom de "riz Faure". Ces sacs de riz proviennent de dons de partisans, s'est défendu le porte-parole du président sortant, Pascal Bodjona.

Le rapport de l'UE indique aussi que les médias d'Etat ont consacré "jusqu'à 96 % du temps de parole" au président sortant sans s'attirer les foudres de la "Haute Autorité " censée faire respecter l'égalité.

Le soupçon le plus grave émis par les observateurs européens concerne le mode de transmission des résultats locaux à la commission électorale "indépendante" chargée de les centraliser. Le processus a fait l'objet d'une note signée le soir même du vote "à 23 heures" par le seul président de la commission.

Enfin, le prérapport de l'UE insiste sur le fait que la mise en oeuvre, comme prévu, de la triple transmission des résultats "via une connexion Internet satellitaire, par fax et par GSM", seule à même de "garantir l'intégrité des résultats" s'est heurtée à une "résistance". Selon plusieurs sources, certains appareils de transmission sont "tombés en panne", ouvrant la voie à une transmission manuelle propice à la fraude.

Protestant contre un "coup de force électoral", les opposants se disent harcelés par l'armée. Ils appellent à la "résistance " et annoncent une "grande marche", mardi à Lomé. Reste à savoir si la population, traumatisée par la répression sanglante des protestations contre la fraude électorale en 2005, répondra à leur appel.

Philippe Bernard

lemonde.fr

LA FRANCE REFUSE DE SE PRONONCER

La France a refusé, lundi 8 mars, de se prononcer sur la victoire au Togo du chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé.

 

"N'ayant connaissance ni des résultats définitifs de l'élection présidentielle, ni des rapports définitifs des différentes missions d'observation électorale présentes sur place, je ne suis pas en mesure de répondre à votre question", a répondu à la presse Bernard Valero, porte-parole du ministère des affaires étrangères français. Il était interrogé sur le fait de savoir si la France reconnaissait la victoire du président sortant.

lemonde.fr


 

Farce électorale au Togo


Faut-il encore organiser des élections au Togo? Chaque scrutin se déroule invariablement selon le même scénario, depuis «l'ouverture démocratique» concédée au début des années 1990 par un pouvoir qui n'a jamais cessé d'être autocratique. Tricherie à grande échelle, vaines protestations d'opposants, manifestations réprimées par l'armée... La dernière présidentielle, le 4 mars, n'a pas dérogé à la règle.

Faure Gnassingbé, 43 ans, fils du général-président Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé pendant 38 ans ce petit pays d'Afrique de l'Ouest, l'a officiellement emporté avec 60,92 % des voix. Seul problème: Jean-Pierre Fabre, principal candidat de l'opposition, revendique entre 75 et 80 % des voix.

Le fils Eyadéma va rempiler en toute quiétude pour un second mandat. Il s'était déjà fait élire avec 60,15% des voix, à l'issue d'un scrutin tout aussi contesté, en avril 2005, deux mois après la mort de son père. L'armée avait tiré sur les manifestants, à Lomé et dans plusieurs villes, faisant entre 400 et 500 morts, selon les Nations unies. De quoi refroidir les ardeurs des actuels opposants, pourtant décidés à «se battre» contre cet énième vol électoral. Leur manifestation, prévue pour ce mardi, a été interdite lundi. S'ils défilent, c'est à leurs risques et périls.

Le fils du général Eyadéma s'est employé, ces cinq dernières années, à asseoir son pouvoir. En avril 2009, il a fait arrêter et jeter en prison deux de ses demi-frères, Kpatcha et Essolizam, accusés mais pas jugés pour une tentative de coup d'Etat. Avant sa réélection, Faure a multiplié les manœuvres pour évincer ses rivaux. La candidature de Kofi Yamgnane, ancien maire socialiste du village breton de Saint-Coulitz, en France, a été invalidée un mois avant le scrutin pour une question de détail concernant sa date de naissance.

L'opposition s'est auto-proclamée gagnante, dès le 5 mars, avant de dénoncer le bourrage des urnes et l'annonce de résultats sans possibilités de recoupements. Le tout, sous les yeux de 130 observateurs de l'Union européenne (UE), qui se sont bornés à constater que «l'élection s'est déroulée dans le calme, en dépit d'un cadre non consensuel». Faure, qui n'a que 43 ans, ferait sans doute des économies en supprimant les élections une fois pour toutes, au lieu de se faire plébisciter tous les cinq ans, pendant des décennies. Neuf millions d'euros ont été déboursés par l'UE pour organiser cette nouvelle farce électorale, sur laquelle la France ne s'est pas encore prononcée.

par Cessou.

© Photo Reuters / Noel Koukou Tadegnon


 Jean-Pierre Fabre refuse de reconnaître la victoire de Faure Gnassingbé


 

Les forces de l'ordre au Togo ont tiré, dimanche 7 mars, des grenades lacrymogènes contre une manifestation de l'opposition à Lomé à laquelle participait le candidat battu à la présidentielle du 4 mars Jean-Pierre Fabre. M. Fabre et d'autres responsables de l'opposition se sont repliés dans le siège de l'UFC (Union des Forces de changement, opposition).

La manifestation, rassemblant 200 à 300 personnes, avait commencé devant le siège de l'UFC, dans le quartier populaire de Bè. Immédiatement, des escouades de gendarmes casqués et matraque en main s'étaient déployés face aux manifestants. Ceux-ci scandaient"Dieu est grand", "Fabre ou rien!", "Le changement!" en agitant les mains en l'air. Les gendarmes ont alors tiré des grenades lacrymogènes, dispersant la foule, mais le face à face a repris quelques temps après.

Plus tôt, le principal opposant togolais avait catégoriquement rejetté sa défaite à l'élection présidentielle du 4 mars. "Je ne reconnais pas la prétendue victoire de Faure Gnassingbé", affirmait Jean-Pierre Fabre, assurant avoir remporté le scrutin à un tour avec 55 à 60 % des suffrages sur l'ensemble du territoire. "Nous allons multiplier les manifestations. Nous n'allons pas nous laisser faire".

Faure Gnassingbé, qui s'exprime rarement dans les médias ne l'a pas encore fait depuis l'annonce de sa victoire. Mais son parti, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti au pouvoir, s'était félicité de sa victoire samedi soir et a affirmé que M. Gnassingbé était "porté par une dynamique populaire". La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé samedi que Faure Gnassingbé, 43 ans, avait remporté la présidentielle de jeudi avec 60,92 % des suffrages, devant M. Fabre, qui a recueilli 33,94 % des voix.

Deux dirigeants du MPA (mouvement pour le changement et l'alternance), un mouvement de jeunes proche de l'UFC ont été arrêtés. Parmi eux figurent deux proches du candidat de l'opposition Messan Agbéyomé Kodjo, ex-premier ministre togolais, arrêtés samedi à Lomé avec huit autres personnes. "Ils distribuaient des tracts, des documents qui appellent au soulèvement populaire", a affirmé le colonel Yark. M. Kodjo a dénoncé "un acte d'intimidation". "Les deux principaux dirigeants du MPA ont été arrêtés à quatre heures du matin (dimanche) par des hommes armés et emmenés vers une destination inconnue", a déclaré Eric Dupuy.

Le MPA est un petit mouvement de jeunes proche de l'UFC, qui a lancé le slogan "l'alternance ou la mort" pendant la campagne présidentielle. M. Dupuy affirme également que des militants du Rassemblement du peuple togolais (RPT), au pouvoir, "intimident et pourchassent des militants de l'UFC à Kabou près de Bassar". Kabou est le fief de Kofi Yamgnagne, Franco-Togolais, ex-membre du gouvernement français, qui avait vainement tenté de se présenter à l'élection présidentielle, et qui s'est allié à M. Fabre.

 


Réactions en cascade après la présidentielle au Togo


Chacun y va de son commentaire dans la presse du continent… Au Togo, tout d’abord, les médias proches du pouvoir continuent de crier victoire. Le site d’information République Togolaise estime que, les jeux étant faits, « l’opposition doit devenir une force de proposition » et que « manifester est un droit qui a ses règles. » De leur côté, les médias proches de l’opposition continuent de crier à la fraude et dénoncent l’interdiction de manifester. 

Pour le tri-hebdomadaire Liberté, « la question qui se pose après ce énième hold-up est de savoir, si au Togo, il est encore nécessaire d’aller aux urnes pour voter, en vue de choisir un président de la République. » Dans le cadre actuel, non, répond Liberté. Liberté qui en appelle aux grandes puissances : « il est grand temps, que ceux qui sont des partenaires et amis du Togo (France, Allemagne, USA, Canada, etc…) réfléchissent en vue de trouver la stratégie appropriée pour contraindre les autorités togolaises à redonner à nos institutions la crédibilité qui leur est due dans le cadre de la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit; et surtout,poursuit Liberté, veiller à ce que cesse cette aventure de mandat présidentiel illimité qui permet de retrouver ad vitam aeternam, les mêmes visages et les mêmes catégories de Togolais par le jeu du trucage électoral. »

Un autre Faure ?

Dans la presse du continent, les réactions sont assez variées… Le Potentiel au Congo démocratique prend acte de la victoire de Faure Gnassingbé : « en attendant la proclamation officielle, écrit-il, il est acquis jusqu’à preuve du contraire que Faure vient d’être réélu pour un nouveau mandat. Un mandat qui promet d’être différent de celui qu’il vient d’accomplir et qui consistait à conserver les acquis de son prédécesseur et d’asseoir son autorité », estime le quotidien congolais. « Réélu, Faure se prépare à poser ses empreintes, poursuit Le Potentiel. C’est un autre Faure qui se prépare à assumer son nouveau mandat, loin de tout élan nostalgique de ˝ fils à papa ˝. »

Pour Le Républicain au Mali, « Faure reste le plus fort ». Le quotidien malien parle d’élection « civilisée ». Et, « il est même probable, souligne-t-il, qu’Eyadema fils ait gagné cette élection. Face à une opposition divisée dans un scrutin unique de surcroît, il lui fallait faire exprès pour la perdre. » Bref, conclut Le Républicain, « Faure sera investi et la maturité démocratique sera peut-être pour le scrutin 2015. »

Un climat social « lourd »…

Changement de ton avec L’Observateur au Burkina qui ne croit pas à la bonne tenue du scrutin : « l’issue de cette présidentielle est un non-événement, affirme-t-il, surtout avec un scrutin à un seul tour. Le Togo tout comme le Burkina Faso, le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la Gambie, le Tchad et nous en oublions, sont des pays où les résultats du vote sont connus d’avance. (…) On savait donc que Faure serait réélu, poursuit le quotidien burkinabé, la seule inconnue restait la gestion du contentieux électoral. Les massacres de 2005, qui ont créé une situation presque insurrectionnelle, sont encore frais dans les esprits et on craignait un affrontement des deux camps. Si jusque-là on ne déplore pas de violence aveugle, constateL’Observateur, le climat social demeure cependant lourd ; car l’UFC, qui dénonce des fraudes massives, appelle les Togolais à manifester dans les rues. Il faut espérer que la contestation se déroule dans un esprit pacifiste, conclut le journal, pour éviter que le pays sombre dans le chaos. »

Position assez tranchée également pour le site d’information burkinabé Fasozine : « incontestablement, écrit-il, le Togo vient, une fois encore, de rater le virage d’une élection présidentielle apaisée dont les résultats ne souffrent d’aucune controverse. On n’a visiblement pas trouvé le remède au mal dont souffre ce pays depuis le vent de la démocratie des années 1990. Curieusement, poursuit Fasozine, le Togo se trouve être le seul où, depuis lors, les consultations électorales sont toujours sujettes à caution. C’est aussi le seul pays de l’Afrique de l’Ouest où le même régime est au pouvoir depuis 1963. » Et Fasozine de se demander si « ceci n’expliquerait-il pas cela ? »

La France prudente

Et puis pour l’instant, la France refuse de se prononcer sur la victoire de Faure Gnassingbé tant qu’elle n’aura pas pris connaissance des rapports définitifs des différentes missions d’observation. Le site d’opposition Togocity parle de « silence coupable (…). Cette attitude condamnable et regrettable de la France, affirme-t-il, peut conforter les autorités illégitimes togolaises dans l’interdiction et la répression des manifestations pacifiques de l’opposition démocratique. Elle pourrait justifier la radicalisation du régime RPT qui a interdit la manifestation pacifique de l’opposition de ce mardi 9 mars. »

Enfin, nous revenons au tri-hebdomadaire Liberté, qui, a contrario, se « félicite que la France ne se soit pas précipitée jusqu’ici pour adresser ses félicitations à Faure Gnassingbé, (…) contrairement à ce qui avait cours du temps de François Mitterrand et Jacques Chirac sous le Général Eyadema. Vivement, conclut Liberté, que le sort de ce pauvre petit rectangle de terre de l’Afrique de l’Ouest préoccupe plus que par le passé les autorités françaises. »

 Par Frédéric Couteau 

 


Faure Gnassingbé appelle à éviter les violences lors de la présidentille


Le président togolais Faure Gnassingbé a invité lundi soir les Togolais, notamment la classe politique, à faire en sorte que l'élection présidentielle prévue le 4 mars ne soit pas entachée de violences comme cela a été le cas dans le passé.
"Nous devons éviter à tout prix de susciter de nouvelles tensions au cours du prochain scrutin qui, tout au contraire, doit permettre à la nation togolaise de réaliser une nouvelle avancée qualitative dans la voie de la réconciliation et de l?unité", a déclaré M. Gnassingbé dans un message télévisé à la nation, la veille de l?ouverture de la campagne électorale.
La campagne s'est ouverte mardi et doit s?achever le 2 mars à minuit.
Au Togo, les scrutins présidentiels ont toujours fait l?objet de contestations, suivies de violences, comme ce fut le cas en avril 2005 suite au décès du général Eyadéma, le père de l'actuel président, après 38 ans au pouvoir.Des manifestations avaient été durement réprimées, faisant entre 100 et 800 morts, selon les sources.
"Nous devons permettre à notre population de vivre cette période sensible de campagne électorale sans heurts, ni violence. C?est à cette seule condition que nous pouvons conforter notre rupture définitive avec les cycles de violences qui ont souvent émaillé nos processus électoraux", a déclaré M. Gnassingbé.
"Aucun Etat ne peut se construire, ni se développer dans la violence et l?anarchie".
"Je souhaite vivement qu?au lendemain du 4 mars prochain, chaque électeur togolais se réjouisse d?avoir voté dans le calme et le respect strict des règles du jeu démocratique", a-t-il poursuivi.
"Comme nous le savons tous, le peuple a prouvé sa maturité démocratique, en faisant des législatives de 2007 un succès politique salué par la classe politique et la communauté internationale", a rappelé M. Gnassingbé.
Le Togo avait organisé en octobre 2007 des élections législatives "réussies".
Sept candidats dont Faure Gnassingbé sont en lice pour ce scrutin.
AFP

INVITATION CONFERENCE DE PRESSE

Organisée par l’association Survie.
A l’invitation de l’Association de la presse panafricaine (APPA)
Le mercredi 17 février au

Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE)
Grand Palais
Cours la Reine – Perron Alexandre III
75008 Paris
Métro : Champs Elysées- Clémenceau

Togo : Le point sur l’élection présidentielle du 4 mars 2010

Pour la 2ème fois depuis la mort en 2005 du général Gnassingbé Eyadéma resté 42 ans au pouvoir, les électeurs togolais sont appelés aux urnes le 4 mars afin d’élire leur président de la République.
La précédente élection, en avril 2005, avait consacré la victoire de Faure Gnassingbé (fils du précédent), au prix d’un coup d’Etat électoral et de la répression de la contestation des fraudes, faisant entre 400 et 500 morts et environ 40 000 réfugiés selon l’ONU.
 
Cinq ans après les faits, le régime Gnassingbé organise la présidentielle du 4 mars 2010 sous l’œil attentif de la Communauté internationale et tout particulièrement de l’Union européenne (UE), principal financeur du scrutin. La France, soutien historique du régime, est quant à elle chargée du volet « sécurisation de l’élection ».
 
A deux semaines du scrutin, l’association Survie organise une conférence de presse afin de faire le point sur l’évolution de la lutte contre l’impunité au Togo depuis 2005, sur l’organisation du scrutin présidentiel du 4 mars, et sur les différents enjeux et acteurs politiques de celui-ci.
Cette conférence de presse sera notamment l’occasion de lancer un appel au régime togolais, à l’UE et aux autorités françaises, en faveur d’une élection démocratique et transparente et de les alerter sur les risques de dérives violentes en cas de contestation du scrutin.
 
Cette année 2010, durant laquelle les autorités françaises entendent achever la rénovation des relations entre la France et l’Afrique ne peut s’ouvrir sur une nouvelle validation d’une élection contestée au Togo.
 
Intervenants :
André Kangni AFANOU
Juriste, Journaliste, Secrétaire général du CACIT-Togo (Collectif des Associations contre l’impunité au Togo).
 
Comi TOULABOR
Chercheur au Centre d’Etude d’Afrique noire (CEAN)-Sciences Po Bordeaux.
 
Olivier THIMONIER
Secrétaire général de l’association Survie.
Contact presse :
Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication,
Tél. : +331 44 61 03 25

Faure Gnassingbé : cartes sur table sur Jeune Afrique
À l’approche de l’élection présidentielle togolaise du 28 février, le chef de l’État et candidat à sa propre succession parle pour la première fois des dossiers sensibles. Olympio, Yamgnane, ses relations avec son frère Kpatcha, Paris... le ton est mesuré mais ferme. En revanche, l’attaque contre la sélection nationale de football au Cabinda et l’attitude de la CAF le font sortir de ses gonds.
Journée ordinaire à Lomé, en ce mercredi 3 février, sous le soleil de plomb de la saison sèche. Rien n’indique ici qu’une élection présidentiiele est prévue pour dans trois semaines : ni affiches, ni banderoles, ni tee-shirts, seulement le bourdonnement incessant des zémidjans, les motos-taxis, le long des artères encombrées de travaux. La veille, pourtant, la Cour constitutionnelle a rendu publique la liste des sept candidats au scrutin du 28 février. N’y figurent ni Gilchrist Olympio – ce qui était prévu et que nul ne conteste – ni, ce qui l’était beaucoup moins, Kofi Yamgnane. Mais si l’élimination de l’ancien secrétaire d’État, ex-député et ex-maire franco-togolais, revenu au pays après quarante-cinq ans d’absence, pour un détail technique sur lequel les magistrats auraient sans doute pu, avec un peu de bonne volonté, se montrer plus conciliants, a soulevé une certaine émotion à Paris, il n’en est rien ou presque à Lomé, où l’opposition traditionnelle dissimule mal sa sourde satisfaction de voir cet empêcheur de contester en rond s’effacer de la scène contre son gré. Ici comme ailleurs, les perceptions locales ont souvent peu de choses à voir avec celles que pensent traduire les médias du Nord…
L’homme qui nous reçoit dans un salon de sa résidence privée, juste en face du palais désert de Lomé-2, où rôde encore le souvenir de son père, se veut donc serein. À 43 ans, Faure Gnassingbé, fils d’Eyadéma, remet en jeu un mandat obtenu en 2005 dans des conditions que lui-même qualifie d’« épouvantables », et qui coûtèrent la vie à un demi-millier de ses compatriotes. Cette fois, ce célibataire timide et sportif, diplômé en gestion, dont le style politique et la sincérité démocratique se veulent en rupture totale avec ceux de son baobab de père – il a aboli la peine de mort, libéralisé les médias et supprimé la célébration du coup d’État du 13 janvier 1963 au cours duquel fut assassiné le président Sylvanus Olympio –, compte bien combler son déficit de légitimité et remettre le Togo sur les rails du développement. Mais pour cela, il lui faudra auparavant l’emporter, face à des candidats incapables de s’entendre, dans le cadre d’une élection incontestable.
Peu porté sur la communication – « c’est mon principal défaut », admet-il –, Faure Essozimna Gnassingbé n’avait pas donné d’interview depuis plus de trois ans. C’était à Jeune Afrique, en décembre 2006. Et c’est avec Jeune Afrique qu’il rompt le silence.
 
Jeune Afrique : Il y a tout juste cinq ans, le 5 février 2005, votre père, Gnassingbé Eyadéma, décédait à bord de l’avion présidentiel. Son ombre flotte-t-elle toujours sur le Togo ?
Faure Gnassingbé : Je crois que oui, même si la classe politique, la façon de faire de la politique et la nature même du régime ont beaucoup changé. Son ombre flottera encore un bon moment tant il est vrai qu’en trente-huit ans de pouvoir il a façonné ce pays, ses hommes, son histoire, sa géographie et son économie. D’une manière ou d’une autre, qu’on le veuille ou non, nous sommes tous des enfants d’Eyadéma.
 
L’héritage, en ce qui vous concerne, n’est-il pas trop lourd à assumer ?
C’est l’affaire des commentateurs. Ils ont naturellement tendance à me comparer à mon père, dans un sens positif ou négatif. Moi, lorsque je prends une décision, je ne me demande jamais ce qu’il aurait fait à ma place. Pour le reste, avouez que la rupture est profonde.
 
L’élection présidentielle est prévue pour le 28 février, dans trois semaines. Un report est-il envisageable ?
Non. La liste électorale définitive sera publiée le 14 février et nous ferons tout pour que les délais constitutionnels soient tenus.
 
L’opposition continue de réclamer un scrutin à deux tours. Pourquoi ne lui avez-vous pas donné satisfaction ?
Ce n’est pas une revendication inacceptable, mais quand elle a été posée, à quelques mois de l’élection, il était trop tard pour modifier la Constitution en ce sens, tout en respectant les échéances. Et puis, dans le contexte togolais actuel, il est sans doute plus sage de s’en tenir à un seul tour : cela réduit la période de tensions et cela réduit aussi les coûts. Maintenant, je ne suis pas hostile à ce que nous ayons, ultérieurement, une réflexion sur ce sujet.
 
Craignez-vous des violences ?
Le Togo sera jugé sur sa capacité à transformer l’essai des élections législatives pacifiques d’octobre 2007. À cet égard, les leçons de la dernière élection présidentielle d’avril 2005 ont été retenues. Les quelque six mille hommes chargés de sécuriser les opérations de vote seront placés sous le commandement de la Commission électorale nationale indépendante, la Ceni, et ils ont tous reçu une formation au maintien démocratique de l’ordre.
 
La Ceni est-elle vraiment indépendante ?
Sa composition est directement issue de l’accord politique global de Ouagadougou conclu en août 2006. Elle est donc l’émanation consensuelle des partis représentés à l’Assemblée nationale.
 
Gilchrist Olympio, votre adversaire numéro un, a été éliminé de la course pour ne pas avoir pu se soumettre à la visite médicale obligatoire.
Il n’a pas été éliminé, il s’est éliminé pour des motifs de santé totalement indépendants de ma volonté.
 
Tout de même, on aurait pu s’arranger, non?
Quand on veut crédibiliser les institutions, on ne s’arrange pas avec les textes de loi. Le Togo n’est pas un État où règne l’informel.
 
Il n’empêche : voilà un rival sérieux écarté. J’imagine que cela vous soulage.
Écoutez, j’ai fait ce que je devais faire, à savoir créer les conditions pour que M. Olympio puisse se présenter. Ce n’est pas ma faute s’il n’a pas fait sa part du chemin.
 
Et cela donne tort désormais à ceux qui décrivent la vie politique togolaise comme un affrontement perpétuel entre les Gnassingbé et les Olympio…
Si vous voulez. Quoique le sentiment selon lequel Gilchrist Olympio était la victime de persécutions de la part du pouvoir n’eût déjà plus de raison d’être. Et puis, ne vous inquiétez pas : il continuera à jouer un rôle dans la vie politique du pays.
 
Autre adversaire hors jeu : Kofi Yamgnane, pour des raisons de dates de naissance différentes entre ses papiers français et togolais. Un commentaire ?
La Cour constitutionnelle a fourni les explications techniques de cette non-qualification. Je n’ai rien à ajouter.
 
Même lorsque l’intéressé crie à l’injustice ?
C’est ce qu’il dit, effectivement. Je crois, moi, que la Cour a agi de bonne foi et que ses arguments sont solides. Lisez donc les attendus de sa décision avant de juger.
 
Pour Kofi Yamgnane, sa candidature a suscité chez vous un sentiment de panique. D’où son élimination.
Cela me fait sourire. Ce monsieur a parcouru le Togo en tous sens et en toute liberté. Il a donc pu se rendre compte qu’il n’y était guère connu, au point qu’il lui a fallu parfois décliner son identité devant des électeurs qui n’avaient jamais entendu parler de lui. Objectivement, ce n’était pas un candidat sérieux.
 
Il risquait de vous prendre des voix dans le Nord, chez les Bassaris.
Rien n’est moins sûr. Au-delà de ce que Kofi Yamgnane déclare aux médias français, il sait lui-même qu’il n’avait aucune chance de bien figurer.
 
Le considérez-vous comme togolais ?
Oui, parce qu’il est né au Togo. Mais il est beaucoup plus français que togolais. C’est en France qu’il a le plus longtemps vécu, qu’il a mené la carrière que l’on sait avec une certaine réussite et qu’il est à la retraite.
 
Quelles étaient ses relations avec votre père ?
Bonnes. Il venait le voir souvent, ils étaient amis et le président Eyadéma l’a soutenu dans son parcours politique français. Moi-même, j’ai eu par le passé quelques contacts courtois avec lui, avant de mesurer toute la différence entre ce qu’il disait en privé et ce qu’il disait en public.
 
Vous êtes, dit-il, « craché » et « vomi » par les Togolais, « pire » que votre père…
N’attendez pas de moi que je commente des insultes.
 
Selon Kofi Yamgnane, le président de la Cour constitutionnelle, Aboudou Assouma, aurait subi des pressions directes de la part des militaires pour invalider sa candidature.
C’est faux, inconcevable. Et c’est bien mal connaître le président de la Cour que de croire qu’il aurait pu être sensible à de telles pressions.
 
Redoutez-vous une candidature unique de l’opposition ?
Non.
 
La multiplicité des candidatures fait tout de même votre affaire.
Je ne fais rien, ni pour, ni contre ce phénomène.
 
Va-t-on à nouveau constater une fracture entre les deux Togo : le Nord majoritairement pour vous et le Sud à l’opposition, comme en 2005 et en 2007 ?
Je mets tout en œuvre pour réduire ce clivage. On peut vivre avec, bien sûr, comme le Bénin et le Ghana. Mais dans ces deux pays, les effets néfastes ont été atténués par le jeu des institutions et la manière avec laquelle les acteurs évoluent dans le champ politique. Chez nous, je crois que la nouvelle génération s’oriente vers ce genre de comportement. Moi-même, de par mes filiations paternelle et maternelle, je n’ai pas ce type de problème. Je pense Togo en général, pas en particulier.
 
Qui est votre principal rival ?
J’ai le même respect pour tous, je ne distinguerai donc personne.
 
Jean-Pierre Fabre ne vous ménage pas…
C’est vrai. Mais on peut, je l’espère, faire de la politique autrement : se combattre sans s’invectiver. Je respecte Jean-Pierre Fabre.
 
Et Yawovi Agboyibo, qui fut votre Premier ministre ?
Idem. D’autant qu’il fut un bon Premier ministre qui a eu, lors des législatives de 2007, un comportement de démocrate et de républicain. Les résultats l’ont déçu. Il les a acceptés.
 
Autre ex-Premier ministre candidat contre vous : Agbéyomé Kodjo. Lui n’hésite pas à dire que vous êtes « l’expression de la duplicité et de l’incompétence ».
Vous ne me ferez pas sortir de mes gonds. Je crois qu’il finira par me rejoindre sur la voie de la modération. Je veux gouverner avec tous les Togolais, y compris les amis d’Agbéyomé Kodjo.
 
Si vous êtes élu, tendrez-vous la main à vos opposants dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale ?
Je l’ai déjà fait et je le referai. C’est dans la logique de ce qui précède.
 
Avec le même Premier ministre, Gilbert Houngbo ?
Nous verrons. Une chose est sûre : il n’a pas démérité de ma confiance, loin de là.
 
Envisagez-vous de perdre ?
Ce qui est prioritaire pour moi, c’est de réussir une élection crédible, honnête et transparente. Si je passe à la postérité pour cela, je serai satisfait. Le reste, c’est un peu la cerise sur le gâteau, la récompense de mes efforts.
 
Si la présidentielle du 28 février est ce que vous dites, ce sera une première dans l’histoire du Togo. Celle du 24 avril 2005, qui vous a porté au pouvoir, a été une tragédie…
Elle fut épouvantable. Les violences, d’où qu’elles viennent, sont une calamité. Il appartiendra à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation de dire réellement ce qui s’est passé.
 
Cette commission, que vous avez créée, est chargée d’enquêter sur les crimes politiques commis au Togo entre 1958 et 2005. Y compris, donc, ceux qui ont été commis sous le règne de votre père…
Cela va de soi. Avant, pendant et après Eyadéma.
 
On a l’impression que le Rassemblement du peuple togolais (RPT), ancien parti unique, aujourd’hui majoritaire, vous sert et vous gêne à la fois. À tort ?
La vérité est que je veux faire appel, pour être élu, à d’autres forces que le seul RPT. Non pas pour les substituer au RPT, mais pour le compléter. Je pense quelque part que le RPT et l’Union des forces de changement (UFC), le parti d’Olympio, font partie du problème togolais et que ces deux formations doivent évoluer pour faire partie de la solution. Le RPT a eu le courage de s’ouvrir en interne à un débat qui est difficile, parfois douloureux. Il doit aller jusqu’au bout.
 
Vous êtes en retard sur les objectifs économiques et sociaux que vous vous étiez fixés il y a cinq ans. En êtes-vous conscient ?
J’en suis le premier conscient, mais ce constat ne sert à rien si on en ignore les causes. Pendant deux ans, jusqu’aux législatives de 2007, nous nous sommes attelés à résoudre un préalable. Il fallait absolument assainir le climat politique, combler le déficit démocratique et réamorcer le dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Ces élections non contestées de 2007 ont débouché sur une reprise de la coopération avec les bailleurs de fonds, donc sur les prémices d’une relance économique. Celle-ci n’était pas envisageable avant d’avoir réglé la question politique. Aujourd’hui, le Togo est redevenu crédible.
 
Les Togolais, eux, attendent encore les effets concrets de ce redémarrage.
Vous êtes trop schématique. Ce n’est pas le cas des investisseurs privés, qui ont vu leur dette remboursée par l’État, ni des parents d’élèves, qui bénéficient de la gratuité de l’école, ni des paysans, dont les engrais sont subventionnés. Mais c’est le cas, certes, des jeunes chômeurs urbains. C’est l’une de mes priorités.
 
L’armée togolaise est-elle devenue républicaine ?
Sa réforme est en cours. Même aux yeux de l’opposition, cette armée ne constitue plus un problème.
 
Son recrutement s’est-il diversifié ?
Oui. Il est, en tout cas, tout ce qu’il y a de plus démocratique et national. Reste le poids des cultures et des traditions : les ressortissants du Nord ont toujours été beaucoup plus attirés par le métier des armes que ceux du Sud, c’est une réalité.
 
D’autres réformes à mener ?
Celle de la justice, bien sûr. En cours elle aussi, mais pas encore assez visible.
 
Le mandat d’un président togolais est bien court – cinq ans. Mais il est aussi renouvelable sans limitation. Ne faudrait-il pas inverser les choses : allonger la durée des mandats et en limiter le renouvellement ?
Vous perdez de vue l’essentiel : des élections libres, transparentes et incontestables. Le problème de la durée et de la limitation se pose ensuite. Je constate simplement que le verrouillage constitutionnel du nombre de mandats produit parfois un effet pervers. Les chefs d’État qui veulent faire sauter ce verrou sont forcés de déclencher des crises internes et parfois de passer en force. Nos pays se passent volontiers de ce genre d’épreuve.
 
Votre frère Kpatcha Gnassingbé est détenu depuis avril 2009 pour avoir fomenté un coup d’État contre vous. Quand sera-t-il jugé ?
Cette affaire est entre les mains de la justice. À elle de se prononcer. Rien ne se fera en dehors du cadre judiciaire.
 
On a parlé il y a peu d’une tentative de règlement informel du « cas Kpatcha », dans un cadre familial. Apparemment, cela a échoué…
Il ne s’agit pas de cela. Nous voulons un État de droit. Contrairement à ce que l’on dit, il n’y a ici ni clan ni famille régnante. Je veux faire entrer le Togo dans la modernité démocratique. Il en va de la crédibilité des réformes que j’ai engagées. Qu’il s’agisse de mon frère ou de qui que ce soit, on ne s’en prend pas impunément aux institutions démocratiques.
 
Qu’est-ce qui n’allait pas entre vous et lui ?
Disons que notre vision de l’évolution du pays n’était pas la même. La mienne est résolument tournée vers l’ouverture et la démocratie.
 
Kpatcha, c’est un peu l’ordre ancien, un soubresaut du passé…
Comprenez qu’il m’est difficile de parler de cela. Kpatcha reste mon frère.
 
Il n’est pas le seul membre de votre famille détenu dans le cadre de cette affaire. Comment avez-vous géré ce dilemme ?
De façon professionnelle, mais non sans amertume. Je n’avais jamais pensé devoir en arriver là. L’exercice du pouvoir est parfois un déchirement.
 
Qui vous a averti de cette tentative de coup d’État ?
Mes services de renseignements et des pays amis.
 
Des informations alarmistes ont circulé récemment sur l’état de santé de votre frère. Il serait maltraité en détention…
Tout cela est faux. C’est de l’intoxication. Pour qui me prenez-vous ?
 
Autre dossier sensible : l’attentat de Cabinda contre l’équipe togolaise de football et les relations du Togo avec la Confédération africaine de football (CAF). Son président, Issa Hayatou, vient d’exclure votre pays des deux prochaines éditions de la Coupe d’Afrique des nations. Votre réaction ?
M. Hayatou fait fausse route. La victime, c’est le Togo, qui, dans cet attentat, a perdu deux de ses fils pour rien. Je n’en veux pas à l’Angola, mais à la CAF, qui savait très bien qu’un risque existait et que ce risque contrevenait à ses propres critères d’organisation. Et puis il y a eu le ton, inutilement provocateur, des déclarations de M. Hayatou, qui n’a même pas jugé utile d’envoyer une délégation aux obsèques des victimes. C’est moi, bien sûr, qui ai pris la décision de rapatrier les joueurs après le drame. Décision politique, comme le prétend la CAF ? Décision raisonnable plutôt. Arguer de cela pour nous exclure est dérisoire et choquant. Je n’imaginais pas que M. Hayatou puisse se comporter ainsi.
 
« Hayatou doit dégager », dit votre joueur vedette Emmanuel Adebayor.
Une chose est sûre : nous nous battrons pour inverser cette décision inique. Je suis heureux qu’à l’occasion de son dernier sommet à Addis l’Union africaine ait pris une résolution demandant à la CAF de reconsidérer sa position.
 
Où en sont vos relations avec la France ?
Elles sont bonnes. Le soutien de Paris nous est précieux auprès des bailleurs de fonds.
 
Nicolas Sarkozy avait qualifié de « mascarade » la présidentielle de 2005. C’est oublié ?
Le président français et moi n’en n’avons pas parlé lorsque nous nous sommes vus.
 
« La Francophonie de papa », comme disait la ministre Yade, c’est fini ?
Je m’inscris tout à fait dans cette logique. Ma relation avec Paris est décomplexée. Chacun défend ses intérêts.
 
Gilchrist Olympio et Kofi Yamgnane ont été reçus, ces dernières années, à l’Élysée ou au Quai d’Orsay. Cela vous gêne ?
Cela m’indiffère. Qu’ils soient reçus ou non n’a pratiquement aucun impact au Togo. Et je ne prends pas cela pour de l’ingérence.
 
Pourquoi avez-vous fait expulser, en novembre dernier, le premier secrétaire de l’Ambassade de France à Lomé, Éric Bosc ?
Ce monsieur n’est pas la France. Être chargé des relations avec les partis politiques, dont ceux de l’opposition, est une chose normale. Sympathiser ouvertement avec tel ou tel en est une autre. J’ai considéré qu’il avait outrepassé ses fonctions. Le Togo n’est pas une République bananière.
 
Ali Bongo Ondimba, cet autre « fils de » devenu président, est-il de vos amis ?
Oui, nous nous connaissons et nous nous respectons. Je trouve que ses premiers pas en tant que chef de l’État sont remarquables. Il faut dire qu’il a été bien préparé.
 
Travaillez-vous toujours autant par SMS avec vos collaborateurs ?
Moins qu’avant.
 
Internet ?
Je m’en sers avec prudence.
 
Votre principale qualité ?
L’humilité.
 
Principal défaut ?
Je ne communique pas assez. Tout le monde me le dit.
 
Pourquoi ?
C’est dans ma nature. Et puis j’attendais d’avoir prouvé suffisamment de choses pour faire mon « outing » en ce domaine.
 
Les Togolais étaient habitués à l’omniprésence médiatique de votre père. Le changement de style est brutal.
Ne pensez-vous pas que les Togolais en avaient un peu assez de regarder chaque soir à la télévision le défilé des audiences présidentielles ? Le sevrage est peut-être allé un peu trop loin dans le sens inverse, mais il fallait changer, voir de nouveaux visages, tenir compte des mutations du pays. Cela dit, je compte être un peu plus présent désormais. Je voyage moins qu’avant, par exemple. Rassurez-vous, il y a bien un pilote dans l’avion Togo.
 
Les Togolais n’ont toujours pas de première dame. C’est une anomalie.
Sans doute.
 
C’est une situation définitive ?
Non, je ne le pense pas.
 
Vous avez toujours la Bible à portée de main. C’est important, le spirituel ?
C’est essentiel depuis toujours.
 
Votre mère est catholique, votre père était protestant. Quelle est votre religion ?
Je suis chrétien.
 
Mais encore ?
Cela ne regarde que moi.
 
Si vous aviez à convaincre un électeur de voter pour vous le 28 février, que lui diriez-vous ?
Votez pour moi, car le Togo a besoin d’être rassemblé pour pouvoir se reconstruire. Je n’entends personne, parmi les autres candidats, tenir un tel discours. Pourtant, c’est le seul qui vaille.
 
Présidentielle du 4 mars au Togo : début de la campagne électorale sur fond de « cafouillages »
La campagne électorale comptant pour le scrutin présidentiel du 4 mars prochain a débuté mardi à 00 heures au Togo, a constaté un journaliste d’AfriSCOOP à Lomé. Mais, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) semble naviguer à vue dans les préparatifs et trois candidats de l’opposition ont annoncé la mise entre parenthèse de leur participation à cette élection.
Le Togo est officiellement rentré en campagne électorale, ce mardi matin. Dans la capitale, l’ambiance aux premières heures de cet événement reste morose à cause des récurrentes dissensions entre pouvoir et opposition.
Trois des sept candidats ont annoncé la « suspension » de leur participation à ce scrutin sans toutefois parler de boycott. C’est le Comité d’action pour le renouveau (Car) de Me Yawovi Agboyibo qui a donné le ton, le 12 février. Il est suivi de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, porte-flambeau de la Convention démocratique des peuples africains (Cdpa) et seule femme candidate. Lundi, l’Union des forces de changement (Ufc), le principal parti d’opposition a rejoint le groupe avec la mise entre parenthèse des activités de son poulain, Jean-Pierre Fabre.
Selon ces partis, les conditions ne sont pas encore réunies pour une « présidentielle sans contestations » au Togo. Ils n’en veulent pour preuve que le retard accusé par la Céni dans les préparatifs.
« J’ai l’impression que nous faisons toujours les choses à l’envers dans ce pays. Comment comprendre que la liste électorale définitive ne soit pas encore sortie, que les bulletins de vote commandés ne soient pas livrés ajouté à d’autres anomalies mais, qu’on demande au peuple d’aller voter dans la paix », s’insurgeait Dodji Apévon, président national du Car.
Pour ce faire, l’opposition exige un « report conséquent » de la présidentielle. « Il nous faut suffisamment de temps pour aplanir nos divergences. Dans le contexte actuel, un report conséquent d’au moins un mois est nécessaire à cela », affirme à AfriSCOOP, une source proche de l’Ufc.
Le scrutin était préalablement prévu sur le 28 février avant d’être repoussé au jeudi 4 mars officiellement à « la demande de l’opposition ». Pour le Rassemblement du peuple togolais (Rpt, au pouvoir), la limite de report est atteinte. Ce parti soutient mordicus qu’il serait préjudiciable au Togo de rentrer dans un « vide juridique ».
En effet, la constitution togolaise stipule que tout le processus électoral doit prendre fin au plus tard le 5 mars. Dans ce flou indescriptible, seuls Nicolas Lawson, Bassabi Kagbara, Agbéyomé Kodjo et Faure Gnassingbé sont officiellement en lice pour la présidentielle du 4 mars.
Autant de malaises qui ont fini par lasser la majorité des Togolais. « Ces politiciens nous fatiguent avec leurs histoires. Tout le monde sait que le Rpt ne veut pas quitter le pouvoir, que l’opposition est gangrenée par les conflits de leadership et que les centristes ont un passé tellement pourri que le peuple a du mal à leur faire confiance », explique Agbodjan Komi, commerçant à Lomé. Afriscoop.

Interview de G. Agbéyomé : « Je libère Kpatcha si je suis élu »
A moins de trois semaines de la présidentielle prévue le 4 mars, la classe politique togolaise est en pleine ébullition. Pour vous permettre de vivre cet événement avant, pendant et après, AfriSCOOP vous propose un certain nombre de vidéos.
Après le report de 4 jours décidé par le président Faure Gnassingbé et la création, le 10 février dernier à Paris d’un Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), l’ancien premier ministre Togolais Agbéyomé Kodjo livre ses impressions dans cet entretien accordé à nos confrères de Koaci.com.
Il a décidé de se désister et de soutenir la candidature de Jean-Pierre Fabre, mais encore...

la CENI annonce l’utilisation des bulletins à souche avec des numéros séquentiels
Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Taffa Tabiou, a annoncé lundi l’utilisation, au crutin présidentiel du 4 mars, d’un "bulletin à souche comportant des numéros séquentiels", lors d’un point de presse au siège de l’institution dans la capitale togolaise.
Les membres de la CENI sont parvenus à cette disposition au terme de "ongues discussions", a précisé M. Tabiou. "De même, le principe de l’authentification du bulletin de vote dans le bureau de vote est un acquis dont les contours seront définis et transmis aux membres des bureaux de vote lors de leur formation",a-t-il ajouté.
Les opérations de révision des listes électorales se sont "lobalementbien déroulées malgré quelques difficultés conjoncturelles", a relevé le président de la CENI, faisant état d’un fichier électoral "fiable" comportant 3.295.646 électeurs.
Selon lui, le Togo aborde à présent une nouvelle étape du processus qui conduit lentement et sûrement vers une élection présidentielle transparente, démocratique, équitable et sans violence. Il a souligné que la campagne électorale peut être la période des promesses démesurées et des discours enflammés destinés à séduire l’électeur et à emporter son adhésion, faisant remarquer que, fatalement, la période de campagne électorale peut être une période de passions.
A cet egard, M. Tabiou a averti que tous ceux qui se rendront coupables d’actes de violence au cours de cette campagne électorale seront punis conformément à la loi. Estimant qu’il vaut mieux prévenir, le président de la CENI a appellé au "sens élevé de responsabilité" des partis politiques, de leur candidat et des militants afin que la campagne électorale se déroule dans un climat pacifique, de respect réciproque dans le seul but de préserver la paix sociale dans le pays.
"C’est sur l’exhortation à nous maintenir tous dans l’effort et le sacrifice pour renforcer la démocratie dans notre pays, que je déclare ouverte, la campagne électorale pour l’élection présidentielle qui court du mardi 16 février 2010 à zéro heure au mardi 02 mars 2010 à minuit", a-t-il conclu.
La CENI est, pour la première fois, chargée de l’organisation, de la supervision et de la proclamation des résultats provisoires du scrutin présidentiel au Togo. (Xinhua)
 

Agbéyomé redevient candidat de l’OBUTS
Agbéyomé Kodjo, candidat de l’Organisation pour bâtir le Togo dans l’unité et la solidarité ( OBUTS, opposition) à l’élection présidentielle, a annoncé lundi son retour dans la course après une expérience de ralliement de quelques jours à Jean-Pierre Fabre, candidat de l’Union des forces de changement (UFC, opposition), principal parti de l’opposition, a rapporté la chaîne de télévision locale LCF.
Il a annoncé cette décision après que les représentants de l’UFC et du Comité d’action pour le renouveau (CAR, opposition) eurent déclaré leur retrait de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et que le candidat du CAR, Yawovi Agboyibo, eut décidé de suspendre sa participation au processus électoral.
L’UFC et le CAR constituent l’opposition dans le Parlement.
M. Kodjo a annoncé son retour dans la course à la veille du démarrage de la campagne électorale qui s’ouvre le 16 février pour s’achever le 2 mars.
"Je ne veux pas boycotter les élections. J’ai réactivé dès ce soir même ma candidature. Je suis en course", a déclaré sur LCF M. Kodjo, ancien Premier ministre, ancien président de l’Assemblée nationale et plusieurs fois ministre sous le régime de feu Gnassingbé Eyadèma.
Vendredi dernier, il avait annoncé la mise en veilleuse de sa candidature pour être directeur de campagne du candidat de l’UFC.
Fabre est devenu, suite à une réunion, le 9 février à Paris, de quelques acteurs politiques, un candidat unique d’un "Front républicain pour le changement" qui regroupe des partis d’opposition et le candidat indépendant Kofi Yamgnane dont le dossier a été invalidé par la Cour constitutionnelle.
Agbéyomé Kodjo a fait état de son regret que l’UFC et le CAR aient suspendu la participation de leurs repésentants au sein de la CENI, qui est chargée de l’organisation, de la supervision, de la proclamation des résultats provisoires du scrutin.
"Je constate que le Front a quitté la CENI sans que les membres du Front n’en soient informés", a-t-il aussi déploré.
"Tout cela frise du désordre", a indiqué le leader de l’OBUTS. (Xinhua)
 

Deux candidats suspendent leur participation
La campagne pour la présidentielle au Togo commencera (en principe)ce mardi 16 février 2010 sans deux des candidats, Me Yawovi Agboyibo duComité d'action pour le renouveau (CAR) et Brigitte Adjamagbo-Johnson de laConvention démocratique des peuples africains (CDPA), qui ont suspendu provisoirement leur participation pour protester contre des anomalies dans la révision des listes électorales.
«Nous constatons que les questions essentielles n'ont pas été résolues, notamment la correction des anomalies notées dans la révision des listes électorales, l'adoption des mesures garantissant la traçabilité des bulletins de vote et l'authentification des bulletins des électeurs», explique Brigitte Adjamagbo-Johnson.
Le Car pour sa part s’est non seulement retiré de la course à la présidentielle, mais a également suspendu la participation de ses deux représentants à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
La présidentielle au Togo, qui devait se tenir le 28 février prochain, a été repoussée au 4 mars pour corriger certaines insuffisances liées à la révision des listes électorales.

Déclaration de Jean-Pierre Fabre à l’issue de la concertation de Paris
Dans le cadre des préparatifs des élections présidentielles du 28 février 2010, une réunion de concertation s’est tenue à Paris, les 10 et 11 février 2010 en présence des candidats de l’opposition démocratique.
La réunion avait pour objectif de se concerter autour de l’offre politique proposée par le Facilitateur, Maître Fançois Boko, offre politique destinée à unir les Forces en lutte pour le changement démocratique et une alternance maîtrisée au Togo, et à trouver ainsi un accord autour d’une candidature unique de l’opposition démocratique.

Au terme des discussions, le Front Républicain pour le Changement au Togo m’a désigné comme candidat unique de l’opposition démocratique pour conduire le peuple togolais à la victoire.

Je veux remercier du fond du cœur, Maître François Boko pour son initiative qui témoigne une fois encore de son attachement indéfectible à la consolidation de la démocratie au Togo.

Je salue vivement l’esprit d’ouverture et de consensus qui anime les responsables de Sursaut Togo, M. Kofi Yamgnane et de OBUTS, M. Agbéyomé Kodjo.

Le Front Républicain pour le Changement a décidé d’œuvrer avec détermination autour d’une plate-forme politique en vue de l’avènement du changement démocratique et d’une alternance maîtrisée pour édifier une République réconciliée, unie et prospère.

Le Front Républicain pour le Changement a en outre décidé de nommer M. Kofi Yamgane comme porte-parole du Front, et M. Agbéyomé Kodjo en qualité de Directeur de campagne du Front en charge de l’organisation et de la mobilisation populaire, ainsi que de la mise en cohérence des dispositifs de campagne.

Au nom du Front Républicain composé à ce stade, de l’UFC, de Sursaut Togo et de OBUTS, j’invite tous les acteurs politiques et de la société civile ainsi que les démocrates désireux d’apporter leur contribution à l’avènement d’une véritable démocratie au Togo, à rejoindre nos rangs.

Dès aujourd’hui, j’appelle toutes les forces vives de la Nation togolaise, à se joindre à nous pour gagner les élections du 28 février 2010 et pouvoir ainsi gouverner ensemble notre pays.

Je demande aux partenaires de la communauté internationale, notamment africaine, et aux amis du Togo d’accorder leur confiance au Front Républicain afin qu’il se donne les moyens de mettre en œuvre la feuille de route adoptée à l’issue de notre concertation.

Jean-Pierre Fabre
Paris, le 11 février 2010
 

Présidentielle: AGBÉYOMÉ Kodjo maintient sa candidature malgré le front républicain
C’est désormais officiel, Agbéyomé Kodjo maintient sa candidature à la présidentielle du 04 mars prochain. Il l’a fait cette après-midi au cours d’une conférence de presse. Plus rien ne peut l’arrêter maintenant. Le candidat, très confiant en son destin et de son devoir envers l’histoire, se jette dans l’arène, devenant du coup le principal challenger de Faure Gnassingbé à la présidentielle, les autres ayant fait défection, pour l’instant, pour des raisons liées à la transparence du scrutin. - [ 2/15/2010 ]
 C’est un homme de conviction forte qui s’engage dans "un combat messianique", il est le "porte-flambeau des opprimés contre la classe des oppresseurs". Ces dernières semaines, il aura fait beaucoup de sacrifice pour l’opposition en s’alignant sur la candidature de Jean-Pierre Fabre et en s’engageant dans le Front républicain pour le changement. Peine perdue et las d’attendre les tergiversations au sein de l’opposition, l’ancien premier ministre  qui a dit non à Eyadema, s’engage à faire le job : chasser Faure Gnassingbé. Lire ci-dessous son adresse à la nation.

ADRESSE A LA NATION

Togolaises, Togolais, Mes Cher(e)s Compatriotes,

Notre Cher Togo arrive maintenant à un tournant crucial de son histoire, dans l’un de ces moments particuliers de l’histoire, où rien n’autorise la peur, le doute, la duplicité et quelque calcul partisan que ce soit. Le long chemin de croix ensemble parcouru, a forgé notre jugement qui appelle à la clairvoyance, au courage, et à la foi en nous-mêmes et en Dieu qui nous a permis de tenir debout en face de cette pénible adversité structurante. Notre douloureuse traversée de désert pendant plus de 4 décennies nous a permis de mûrir et de nous retrouver avec notre propre vérité. Nous sommes tous en mesure aujourd’hui, ici et maintenant de faire le choix de l’Amour, spécialement l’Amour pour notre Mère Patrie ; ce qui suppose notre engagement résolu à nous dépasser pour le bien-être collectif quelque soient les risques et les sacrifices. Nous devons écouter notre cœur et notre intuition. Face à l’urgence de l’heure, alors que nos compatriotes sont tous à la recherche d’une délivrance inespérée des affres de la déshumanisation et de l’injustice sociale sous les formes les plus perverses, personne n’a le droit de mentir, aussi bien à lui-même qu’à ses frères et sœurs.

C’est cette forte conviction qui m’a amené à choisir le camp de notre peuple depuis 2002 jusqu’à ce jour. Dans ce combat, je me suis investi en toute sincérité, totalement, pour bâtir en apportant ma pierre à l’édifice d’un Togo prospère, solidaire et démocratique aussi bien pour notre génération que celles à venir. Ce souci de la cause commune a fécondé en moi une vision pour notre pays afin de ramener la confiance et redonner du plaisir à vivre à chaque fille et fils du Togo. C’est cette vision qui fonde le programme politique d’OBUTS intitulé « Ensemble pour un Togo Prospère », qui est le ciment du contrat de confiance que j’ai conclu le 04 février, avec l’ensemble de notre peuple. C’est aussi cette vision qui dicte ma fidélité aux forces supérieures qui nous guident et qui m’ont inspiré ce pacte hautement symbolique avec le peuple, afin de ne jamais trahir sa cause, quel que soit le prix personnel à payer.

Togolaises, Togolais, Mes Cher(e)s Compatriotes,

Convaincu que « L’Amour porte dans le don de soi sa propre plénitude », je n’ai pas hésité un seul instant à me joindre sincèrement à mes frères de l’opposition démocratique, récemment à Paris, en acceptant de me mettre en retrait, pour que puisse exister le Front Républicain pour le Changement et l’Alternance. J’ai accompli cette démarche, parce que j’entends chaque jour le cri de détresse de notre peuple, spécialement de notre jeunesse qui a tout donné depuis bientôt 20 ans pour avoir droit à plus de liberté, de dignité et une vie épanouie sur la Terre de nos aïeux. J’ai cru en cette initiative et espéré que très vite les forces démocratiques se coalisent autour d’une plate forme commune de gouvernement et d’une stratégie cohérente pour affronter dans la dignité l’adversaire commun qu’est la dictature qui ne dit pas son nom, du pouvoir en place.

Force m’a été de constater que depuis mercredi 10 février, les jours se sont succédé sans que jusqu’à ce jour, rien n’ait déjà été mis en œuvre en commun. Pire encore, des décisions justifiées par une situation d’irrégularité au sein de la CENI, mais extrêmement périlleuses quant à leurs conséquences politiques, ont été prises sur fond de déchirures internes et surtout de duplicité sans qu’aucune concertation n’ait eu lieu avec les autres partenaires.

Pendant ce temps, le RPT et son appareil s’organisent froidement, avec maintes turpitudes, pour maintenir à tout prix le statu quo dans le mépris total de l’indicible souffrance de notre peuple.

Le combat que je mène aujourd’hui pour un Autre Togo, n’autorise ni l’amateurisme politique, encore moins la duplicité et les stériles jeux d’appareil. La crise actuelle au sein de la CENI occasionnée par le retrait des représentants de l’opposition parlementaire à quelques heures de l’ouverture de la campagne électorale, ajoutée au constat de l’absence de synergie, de cohérence et de cohésion au sein du Front Républicain que nous avons contribué à créer, m’amène à prendre mes responsabilités devant l’histoire, notre peuple et Dieu en assumant pleinement ma candidature à l’élection présidentielle du 04 mars prochain.

Alors que s’ouvre la campagne électorale, les dernières turpitudes orchestrées par le pouvoir en place, n’autorisent pas la moindre hésitation ni tergiversation. Elles ne s’accommodent pas davantage de l’absence de stratégie et de plate forme politiques, pour venir à bout de l’implacable machine destructrice des ennemis de la République.

Je prends donc solennellement l’engagement de défendre par tous les moyens l’inexorable victoire du peuple togolais, de rassembler toutes les filles et tous les fils du Togo venus de tous horizons, quelle que soit leur famille politique autour du programme d’action d’OBUTS pour la refondation morale, politique et socio-économique de notre pays.

J’invite à l’engagement le plus profond tous les jeunes, tous les corps institutionnels et professionnels, toutes les autorités confessionnelles, nos frères et sœurs des forces de sécurité et de l’ordre, tous les membres de la communauté internationale partenaires du Togo, notamment l’union Européenne, les Etats-Unis, la CEDEAO qui se sont investis pour que la démocratie franchisse un nouveau pallier au Togo, à l’occasion de cette élection présidentielle, à se tenir mobilisés et prêts, pour veiller sans compromission de quelque nature que ce soit au bon déroulement du scrutin. Chacun pour sa part doit en toute sincérité, œuvrer à préserver l’intégrité du résultat qui sortira des urnes au soir du 4 mars prochain, dont je suis persuadé qu’après tant d’années de lutte et d’espérance, rendra au peuple sa souveraineté.

Je sais que notre cause est juste et notre engagement sans duplicité. Je suis persuadé que Dieu et toutes les forces positives de l’Univers sont à nos côtés, pour nous aider à briser les chaînes de l’oppression et rendre au peuple togolais sa Liberté et sa Dignité.

Togolaises, Togolais, Mes Cher(e)s Compatriotes,

Alors que l’heure est venue de livrer l’ultime combat politique, je me mets en route pour gravir le « Golgotha » de la Libération Nationale de notre pays. N’ayez pas peur et ayez d’abord confiance en vous-mêmes, soyez mobilisés plus que jamais pour faire vivre du tréfonds de votre être chaque couplet de notre hymne national « La Terre de nos Aïeux ». Soyez certains que nous réalisons toujours ce que nous croyons juste, prenez conscience de la force que tous unis nous représentons, ayez énormément de confiance en l’issue heureuse de cette dernière étape de notre éprouvante, mais ô combien exaltante, lutte citoyenne.

« La terre n’a pas soif du sang des grands guerriers mais de la sueur des hommes » dit la sagesse chinoise. Il en est de même sur la « Terre de nos Aïeux ».

Que Dieu nous accorde le regain d’énergie nécessaire qui fera la différence, pour que tous les regards du Monde tournés vers nous, soient témoins de l’avènement  du Togo Libéré et Prospère !

Unissons-nous, tous Ensemble pour un Togo Prospère !
Source MO5-togo.com

 HEUREUSE ANNEE 2010 A VOUS!

COMPILATION DE l'Actualité Nationale

 

La PuB de la SAINT VALENTIN


Mesdames, Messieurs,
 
Nous vous invitons à une dégustation de vin autour des livres à la librairie Star de 10H30 à 13H.
 
Vous pourrez trouver des idées de cadeaux à offrir pour célébrer votre amour.
 
Nous vous souhaitons une belle St Valentin.

Présidentielle: Jean Pierre Fabre appelle l'opposition à trouver le "candidat unique" 
Jean Pierre Fabre, le candidat de l'Union des Forces de Changement (UFC) - principal parti d'opposition - à la présidentielle du 28 février, a appelé dimanche lors d'un meeting à Lomé, ses "amis" de l'opposition à trouver le "candidat unique" pour affronter l'actuel président Faure Gnassingbé.

"Avec un mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour, nous avons intérêt à dégager un candidat unique de l’opposition pour affronter le RPT", a déclaré M.Fabre devant les militants et sympathisants de l'UFC.

Plusieurs autres responsables de ce parti dont Me Isabelle Ameganvi, députée du parti à l’Assemblée nationale étaient présents à ce meeting tenu à la place Bonké.

"Nous devons nous rassembler pour affronter le RPT", a souligné M.Fabre.

Le candidat de l'UFC reconnaît que l'opposition rencontre "quelques difficultés" pour désigner cette personnalité devant la représenter.

"Je constate qu'il y a quelques difficultés. Je prie le Seigneur pour qu’il nous aide à trouver ce candidat unique", a indiqué M.Fabre.

L'opposition s'échine depuis plusieurs mois à retrouver un "candidat unique" devant la représenter à la prochaine présidentielle. Certaines sources proches des principaux partis d'opposition avaient même annoncé la sortie de la "fumée blanche" pour ce week-end. Aucun nom n'a été jusqu'à présent rendu public.

Par ailleurs, le secrétaire général de l'UFC n'a pas manqué de vanter ses mérites devant les militants et sympathisants du parti.

"Le candidat de l’UFC est prêt pour assurer toutes les charges de la présidence de la République. Il est prêt à relever tous les défis pour sortir le pays de la situation où il se trouve actuellement", a-t-il précisé.

M.Fabre a également félicité les responsables de l'UFC pour avoir surmonté les difficultés rencontrées, après l’accident du président national Gilchrist Olympio.

M.olympio, candidat investi de l'UFC n'a pu se présenter à ce scrutin, en raison "d'un mal de dos". 

SAVOIR-NEWS 


Grande marche de « protestation » et d’ « indignation » à Lomé.

Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans les rues de la capitale togolaise pour s’insurger contre la dernière sanction de la Caf contre les Eperviers, la sélection nationale, a constaté un journaliste d’AfriSCOOP à Lomé.

Plus de 25000 manifestants, 50000 selon les organisateurs, majoritairement habillés en rouge, sont descendus samedi dans les rues de Lomé. Aux cris de « Hayatou, démission », « Hayatou assassin », ils ont dénoncé la dernière sanction de la Caf contre l’équipe nationale togolaise, les Eperviers.

« Hayatou irresponsable », « Hayatou, Ben Laden, démission, out », « Tu es un mafieux », « La Caf n’est pas ton domicile », pouvait-on aussi lire sur des pancartes.

La Confédération africaine de football (Caf) a récemment décidé de suspendre le Togo pour les deux prochaines Coupes d’Afrique des nations (Can), assorti d’une amende de 50000 dollars US. Elle reproche aux autorités togolaises, leur implication dans le forfait de leur pays à la veille de la dernière édition en Angola.

Le 8 janvier, la délégation togolaise a été attaquée par des rebelles du Front de libération de Cabinda (Flec). Cette attaque a fait deux morts : Amélété Abalo, l’entraîneur adjoint et Stanislas Ocloo, le chargé de communication. Après moult tergiversations, l’équipe togolaise s’est officiellement retirée de la Can, le 10 janvier.

La Caf et son « manitou d’Hayatou se sont illustrés par une gestion irresponsable, inhumaine, cynique et calamiteuse de ce deuil », a déclaré Aimé Lebon, porte-parole des organisateurs. Pour lui, ils ont une « responsabilité patente dans ce qui est arrivé » pour avoir « non seulement passé sous silence des informations pouvant permettre de contourner le danger mais aussi manqué de garantir la sécurité ».

Selon des sources concordantes, les responsables de la Caf et de la Fifa ont été préalablement avertis du danger de l’organisation des matches dans l’enclave séparatiste de Cabinda.

« Si Hayatou et l’Angola s’entêtent à organier la Can dans cette partie géographique, les armes vont parler », menaçait ouvertement le Flec dans plusieurs courriers adressés aux deux organes faîtières du football continental et mondial.

« De quel droit le ténébreux Hayatou (pour qui les raisons du choix de Cabinda pour abriter les rencontres du groupe B) étaient politiques, refuse-t-il à notre gouvernement de prendre des décisions pour protéger ses fils victimes de sa cupidité et de son choix politique ? », se demande M. Le Bon. Durant la marche qui a également connu la participation de Tata Avlessi, ancien président de la Fédération togolaise de football (Ftf) et de l’homme politique, Koffi Yamgnane, des photos du président de la Caf ont été brûlées par les manifestants.

Jeudi, le gouvernement togolais a déposé une plainte contre le Flec, la Caf et l’Angola auprès du tribunal de Paris (France).


5 ans après, Faure cherche toujours ses marques 

Mort d’un dinosaure ; cette manchette barrait la couverture de l’hebdomadaire international Jeune Afrique au lendemain du décès du président togolais Gnassingbé Eyadéma. En effet, ce 5 février 2005, le monde entier apprenait avec stupeur la disparition de celui qui a régné sans partage sur le Togo pendant 38 ans.

 « L’homme qui ne tombait jamais malade » de l’avis de ses hagiographes avait, selon la version officielle, rejoint ses ancêtres au-dessus de la Tunisie dans l’avion Togo 01, l’avion présidentiel qui le transportait vers Israël où il se rendait régulièrement pour les soins de ses yeux.

Stupeur mais aussi scepticisme ; car cette force de la Nature, à laquelle sont venues s’ajouter sa pratique de lutteur (Evala) et sa formation militaire, semblait défier les lois de la thermodynamique et respirait tout le temps la forme ; si on y adjoint sa baraka exceptionnelle... Il est vrai que la santé de nos chefs d’Etat est un sujet tabou et qu’une chape de plomb entoure leur bulletin de santé, mais pour Eyadéma...Encore que de nombreux Togolais n’en croyaient pas leurs oreilles, estimant que c’est encore un coup du chef de l’Etat pour neutraliser ses adversaires. Mais cette fois-ci, il fallait se rendre à l’évidence : Eyadéma est bien mort.

Il laisse un pays qui, si économiquement tenait toujours le coup dans les années 80 d’où le qualificatif de « Suisse de l’Afrique », s’est peu à peu transformé dans les années 90 en une nation où la paupérisation est devenue endémique. N’eût été la présence du port de Lomé, le Togo serait en banqueroute totale. Et comme un pathos ne vient jamais seul, le bibéronnage financier de l’Union européenne s’étant stoppé en 1993 pour cause de « déficit démocratique », le Togo s’est retrouvé à la croisée des chemins.

Politiquement, la loi du parti unique notamment la prégnance du Rassemblement du peuple togolais (RPT) et le système ont survécu à « Gnass » et généré la division du pays en deux : au Togo on parle toujours de Nordistes et de Sudistes et les différents scrutins sont toujours ethnico-politiques.

Enfin, il y a toujours l’armée qui est un élément clef dans la vie politique togolaise ; une grande muette constituée à plus de 80% de Kabyè, l’ethnie du défunt président.

Elu en avril 2005 après une tentative de succession monarchique, Faure, le fils, assume certes son patronyme mais n’est pas son père. Il n’est pas un homme de la Coloniale. Féru de NTIC, il veut réconcilier tous les Togolais ou plutôt les 2 Togo. Multipliant les gestes et les signaux d’apaisement, le jeune président est pointilleux sur cette réconciliation : institution de la Journée du 13 janvier comme celle de prières et de recueillement en mémoire de la prise du pouvoir par son père, mais aussi de la mort de premier président, Sylvanus Olympio ; institution d’une commission Vérité, justice et réconciliation ; prise de distance avec le RPT dont le dernier avatar reste son absence à son investiture le 12 janvier 2010.

Des gestes forts mais qui n’ont pas dissipé toute la méfiance de ses compatriotes à son égard car après tout « c’est un Gnassingbé », sort que même le sang sudiste de par sa mère qui coule dans ses veines ne saurait faire oublier. Un argument que l’affaire Kpatcha, du nom de son frère « 100% kabyè » accusé de tentative de coup d’Etat et qui est en prison, est venu remettre au goût du jour. Une partie de la fratrie accusant Faure d’avoir trahi l’esprit du patriarche.

Pourrait-il se dépêtrer du RPT et se « détutéliser » du système paternel ? Rien n’est moins sûr quand on observe que ce sont toujours les mêmes caciques politiques qui entouraient son père qui gravitent actuellement autour du fils. La présidentielle du 28 février 2010 qui consacrera son second mandat, sauf tremblement de terre, lui donnera encore 5 ans pour convaincre et surtout donner de la nourriture, du travail, de l’éducation et des soins aux Togolais. Sur ces points-là les Togolais l’attendent de pied ferme.

Par Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana


Sanction de la Caf contre le Togo : Africains, en voici les réels fondements !

La rue togolaise crie ces derniers jours son exaspération devant les inconduites qu’affiche depuis plusieurs semaines, la Caf (Confédération africaine de football) à l’égard de la famille du football au Togo, inconduite qui a eu pour point de départ le drame de Cabinda du 08 janvier. Pourtant, il ne faut pas chercher trop loin la source de l’avanie que fait subir la Caf au pays de Shéyi Adébayor.
« Dans un combat, lorsque vous faites le dos rond, votre adversaire est à même de monter là-dessus ». Ce proverbe bien connu dans l’univers des arts martiaux s’applique bien au diagnostic du différend qui oppose la Caf et Lomé. A la limite, on ne serait pas dans l’erreur en affirmant que le Togo a taillé le bâton avec lequel il est fouetté aujourd’hui. Car, comment comprendre que le président intérimaire de la Ftf (Fédération togolaise de football) qui se trouve être le premier vice-président de la Caf (Shéyi Mémène) n’ait pas daigné prendre ouvertement et publiquement position sur les différents épisodes du feuilleton « Caf-Togo », ne serait-ce qu’à travers son manteau de président intérimaire ? Pays phare dans la pratique du football en Afrique occidentale juste au lendemain des « indépendances », le Togo dispose d’une pléthore de spécialistes du ballon rond dans divers domaines comme l’expertise en matière d’arbitrage reconnue par la Caf et la Fifa.
Autre chose curieuse dans ce bras de fer entre l’institution chapeautée par Issa Hayatou et Lomé, aucun de ces experts précités n’a publiquement élevé la voix pour déblatérer contre les faits et gestes de la Caf de ce début d’année. Parmi ces experts dont les talents sont reconnus à l’échelle de la planète et que nous venons d’évoquer, on peut citer le nom de Godfried Ekué, premier président de l’histoire de la Ftf et premier directeur de Radio-Lomé, et de surcroît challenger de M. Hayatou en 1988 pour l’élection au poste que le Camerounais occupe depuis lors. Certes, M. Ekué peut être excusé par l’âge, vu qu’il est octogénaire. Toutefois, n’a-t-on pas vu sur ce même continent un Nelson Mandela toujours alerte sur les questions d’intérêt général de son pays, de l’Afrique et de la planète malgré ses 91 ans ?
En réalité, ne nous méprenons pas : des personnalités à la fois politiques et sportives de premier plan au Togo observent un mutisme autour du bras de fer « Caf-Togo », tout simplement parce qu’ils sont coincés dans plusieurs écheveaux. C’est le cas par exemple du général Gnofame et de son alter ego, le général Mémène. Le premier officie auprès de la Caf en tant que commissaire aux matches. Les deux ont cependant la particularité d’avoir fait partie du lot des généraux qui ont porté, le 05 février 2005, Faure Gnassingbé au pouvoir, au mépris des règles constitutionnelles en vigueur ! C’est visiblement d’ailleurs la raison pour laquelle le chef de l’exécutif togolais n’a pas daigné jusqu’à présent prendre position dans ce mélodrame footballistique. Au risque d’égratigner ces deux faiseurs de roi précités et saborder indirectement leurs précieux intérêts à la Caf. MM. Gnofame et Mémène, forts de ce statut, n’ont évidemment que cure de la récrimination du peuple togolais contre la sanction de la Caf datant du 30 janvier 2010.
Lorsque vous ajoutez à cette coupe au contenu sordide les démarches de certains hauts cadres togolais du foot tendant à appuyer en toutes circonstances les décisions de la Caf envers et contre les intérêts leur terre natale, on a vite fait d’atteindre un point de “non-retour” à la défaveur du Togo. D’autant plus que les premiers acteurs et responsables de la Ftf se livrent depuis la participation du Togo au Mondial 2006 des matches de sabotage d’une perfidie inégalée en Afrique. Toutes choses qui ont permis l’entrée du loup-garou Caf dans la demeure togolaise. A quel degré ce loup-garou va-t-il dévorer les brebis togolaises ? Seul l’appel que compte interjeter l’Etat togolais auprès du Tas (Tribunal arbitral du sport) pourrait amortir les chocs de la furie de la Caf envers la terre natale d’Emmanuel Adébayor.
 
Source Texte et image : Afriscoop

Cabinda: un 2e groupe séparatiste revendique l'attaque contre le Togo
Un deuxième groupe indépendantiste du Cabinda a revendiqué mardi l'attaque meurtrière contre le convoi de l'équipe de foot du Togo, en expliquant dans un entretien téléphonique avec l'AFP tirer sur les convois escortés par des forces de sécurité angolaises. Cette nouvelle revendication émane du principal mouvement séparatiste de ce territoire angolais, le Front de libération de l'Etat du Cabinda-Forces armées cabindaises (Flec-FAC). "Nous ne sommes pas des terroristes, l'attaque n'était pas dirigée contre nos frères togolais... A chaque fois que les Forces armées cabindaises voient un convoi angolais, elles tirent toujours", a assuré Jean-Claude N'Zita, conseiller du président du Flec-FAC s'exprimant depuis la Suisse où il vit en exil. "On dit qu'on ne peut pas s'attaquer à des innocents sans défense. Nous n'avons rien contre nos frères africains et nous aimons le football", a-t-il poursuivi. L'attaque, qui a fait deux morts vendredi, avait immédiatement été revendiquée par les Forces de libération de l'Etat du Cabinda-Position militaire (Flec-PM), une faction dissidente du Flec-FAC. "Ca n'engage que lui. Ce sont des opportunistes", a rétorqué M. N'Zita. Par ailleurs, "les Forces armées cabindaises (FAC) ont décidé d'adopter une attitude responsable par rapport à la CAN-2010", écrit dans un communiqué transmis à l'AFP son chef d'Etat-major Miguel Boma. Les FAC "s'abstiennent de tout acte de violence au Cabinda pendant son déroulement assurant ainsi la sécurité aux civils sans défense", poursuit M. Boma en appelant les autorités angolaises à "faire preuve de volonté pour chercher une solution par le dialogue". Le président du Flec-FAC, Henrique N'zita Tiago, 82 ans, qui vit en exil en France, a ensuite confirmé à l'AFP par téléphone la teneur de ce communiqué. "Moi, je ne connais pas le Flec-PM", a-t-il également lancé, en mettant en doute ses capacités militaires sur le terrain.
Le Togo a été officiellement disqualifié de la Coupe d'Afrique des nations, lundi 11 janvier, n'ayant pas présenté de joueurs pour le match l'opposant au Ghana. De fait, l'équipe togolaise, victime d'une attaque dans l'enclave angolaise de Cabinda qui a coûté la vie à deux personnes vendredi, était rentrée dimanche à Lomé pour respecter une période de deuil.
Plusieurs joueurs et responsables togolais avaient cependant laissé entendre qu'ils souhaitaient reprendre rapidement la compétition si un aménagement du calendrier était possible. Thomas Dossevi, milieu de terrain du Togo, a qualifié la décision de la Confédéraion africaine de football (CAF) de disqualifier le Togo de "grave et ridicule". "On voulait revenir et jouer le 21, ça aurait été simple et le Ghana aurait sûrement été d'accord", a déclaré le joueur à Reuters.
Le groupe B ne compte donc plus désormais que trois équipes, pour deux places à prendre pour les quarts de finale. Les deux derniers matchs permettront aux équipes de se départager : la Côte d'Ivoire affrontera le Ghana le 15 janvier, puis le Burkina Faso sera opposé au Ghana le 18. Tous les matchs prévus en Cabinda – exception faite de ceux annulés du Togo – sont maintenus, avec en particulier un quart de finale programmé le 24 janvier.
Photo : REUTERS/Noel Koukou Tadegnon. http://www.lemonde.fr/

CAN - Le Togo n’est plus le bienvenu
Les organisateurs de la CAN ont refusé lundi de réintégrer le Togo qui souhaitait jouer pour ses morts après trois jours de deuil.
La Confédération africaine de Football (CAF) ne veut plus du Togo. Après avoir longuement insisté pour que les Eperviers restent à Cabinda et participent à la Coupe d’Afrique des nations (CAN), l’instance organisatrice de la compétition a fait savoir qu’elle refuserait tout retour des joueurs. « Le calendrier a été réorganisé, le Togo n’est plus dans le tournoi, a déclaré Ouattara Hego, membre de la CAF. Le Togo ne peut plus revenir dans la compétition, c’est terminé. »
Revenue au pays dans la soirée de dimanche, la sélection togolaise, dont le bus avait été mitraillé vendredi, souhaitait réintégrer l’épreuve et jouer pour ses deux morts après avoir observé un deuil de trois jours au Togo. Mais toujours aussi peu compréhensive, la CAF, sans doute vexée par le départ de la délégation et de sa star Emmanuel Adebayor, s’est montrée catégorique, ajoutant qu’il « y aurait des suites à donner ». Un autre membre de la CAF, qui a souhaité garder l’anonymat, a même précisé que « la commission de discipline, qui peut se réunir en urgence si elle est saisie du dossier, ou le comité exécutif lui-même, devra apprécier la situation. Par rapport à ce cas de figure, le règlement de la CAF prévoit des sanctions ».
Des divergences politiques au cœur du problème
Selon la BBC, les retransmissions télévisées ou l’impossibilité de faire jouer la dernière journée du groupe B (Burkina, Côte d’Ivoire, Ghana) en même temps, seraient les excuses avancées par la CAF, mais la chaîne d’information anglaise estime que des divergences politiques sont au cœur du problème.
Les matches du groupe B se dérouleront donc sans le Togo, aux jours et horaires prévus, toujours dans l’enclave de Cabinda où les rebelles ont promis de nouvelles attaques.

Ouverture de la CAN-2010 à Luanda, le Togo se retire avec ses morts
LUANDA - Le président angolais José Eduardo Dos Santos a ouvert dimanche soir à Luanda la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN-2010), dont l'équipe du Togo s'est retirée après avoir été victime d'une meurtrière attaque de séparatistes.
"Nous voici réunis, que le meilleur gagne!", a lancé M. Dos Santos, au pouvoir depuis 30 ans, à la tribune du stade "11-Novembre", un édifice de 50.000 places construit par les Chinois pour la compétition.
Et d'ajouter: "Nous condamnons cet acte de terrorisme mais la compétition se poursuivra à Cabinda", où le Onze togolais a été la cible vendredi d'une intense fusillade d'indépendantistes, tuant deux membres de sa délégation.
Le convoi togolais a été pris sous le feu de séparatistes pendant 20 longues minutes, alors qu'il venait de pénétrer depuis le Congo-Brazzaville l'enclave angolaise de Cabinda riche en pétrole, théâtre de troubles depuis l'indépendance de l'ancienne colonie portugaise en 1975.
L'attaque a été revendiquée par les Forces de libération de l'Etat du Cabinda-Position militaire (Flec-PM), groupe né en 2003 d'une dissidence du principal mouvement séparatiste, le Front de libération de l'enclave du Cabinda (Flec).
Le secrétaire général du Flec-PM, Rodrigues Mingas, qui vit en exil en France, a menacé dimanche dans un entretien téléphonique avec l'AFP de poursuivre les actions violentes pendant la compétition.
"Les armes vont continuer à parler", a-t-il affirmé, interrogé par téléphone. "Ca va continuer parce que le pays est en guerre, parce que M. Hayatou (Issa Hayatou, le président de la Confédération africaine de football, CAF) s'entête" à maintenir des matches de la CAN à Cabinda", a-t-il poursuivi.
Les propos du rebelle, qui vit en exil en France, "ne resteront pas sans suite", a réagi le ministère français des Affaires étrangères.
Les autorités angolaises ont promis à la CAF que la sécurité des équipes serait garantie, tant à Cabinda que dans les trois autres villes-hôtes, Luanda, Benguela et Lubango (sud-ouest).
C'est effectivement sous très haute protection policière que l'équipe du Togo a quitté dimanche soir son camp de base à Cabinda, emportant dans un bus aux rideaux tirés les corps des deux victimes de l'attaque, à l'heure où commençait à Luanda la cérémonie d'ouverture.
A 21h40 (20h40 GMT), l'avion dépêché par le gouvernement togolais les emmenait vers Lomé, alors qu'à Luanda le match d'ouverture entre l'Angola et le Mali (4-4), commencé sur une note de recueillement avec une minute de silence, prenait des allures de festival de buts.
La participation des "Eperviers" à la compétition était restée incertaine toute la journée, suspendue à des négociations entre la CAF, les organisateurs angolais et les autorités togolaises.
Bien que les joueurs aient exprimé dans la nuit leur désir de prendre part au tournoi, "en mémoire" des deux victimes de la fusillade, Lomé a maintenu sa position.
"Nous avons compris la démarche des joueurs qui voulaient exprimer une manière de venger leurs collègues décédés mais ce serait irresponsable de la part des autorités togolaises de les laisser continuer", a expliqué le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo.
Le chargé de communication du Onze togolais, Stanislas Ocloo, et l'entraîneur-adjoint, Abalo Amelete, ont succombé à leurs blessures à l'aube samedi. Un chauffeur, d'abord donné pour mort, a survécu et se trouvait dimanche en soins intensifs.
Le gardien togolais Kodjovi Obilalé, blessé par balles aux reins et à l'abdomen, a quant à lui été hospitalisé à Johannesburg, en Afrique du Sud, où il a été opéré samedi soir. Il était dimanche dans un état "critique mais stable", selon l'hôpital.
De Louise REDVERS (AFP)

Le Togo plie bagages
Après avoir annoncé dans la matinée d’hier qu’elle participerait à la compétition, la sélection togolaise y a finalement renoncé.
Cette fois, c’est sûr, les joueurs du Togo ne participeront pas à la Coupe d’Afrique des nations. Suivant l’injonction du gouvernement, les Eperviers ont décidé de s’en aller hier. Ils avaient pourtant surpris tout le monde dans la matinée. Décidés à quitter l’Angola samedi après l’attaque à la mitrailleuse dont ils avaient été victimes la veille dans l’enclave de Cabinda, une province angolaise, ils s’étaient ravisés dimanche, annonçant qu’ils disputeraient finalement la compétition.
« En mémoire de ses disparus, l’équipe nationale a décidé de participer à la CAN, déclarait hier matin le Nantais Thomas Dossevi. On a tous très mal au cœur, ce n’est plus une fête, mais nous avons envie de montrer nos couleurs, nos valeurs et que nous sommes des hommes. »
Les joueurs voulaient participer
Sous le choc, les Togolais qui ont perdu deux membres de l’encadrement et leur chauffeur lors de l’assaut des séparatistes appartenant aux Forces de libération de l’Etat du Cabinda-Position militaire, s’étaient, pourtant d’abord montrés catégoriques. « Aucun de nous ne peut jouer au football maintenant », affirmait samedi Moustapha Salifou, milieu de terrain d’Aston Villa, proche du gardien, Kodjovi Obilalé, grièvement blessé et placé en soins intensifs.
Néanmoins, après un rassemblement dans la nuit de samedi à dimanche, les Togolais, rassurés par les autorités angolaises, avaient choisi à l’unanimité de rester à Cabinda pour disputer la compétition. « Cette volte-face ne m’étonne pas, confiait hier Henri Stambouli, sélectionneur du Togo de mai à août 2008. C’est très caractéristique du Togo.
Les joueurs sont livrés à eux-mêmes. Je pense qu’ils ont subi de grosses pressions de la part de la CAF (NDLR : Confédération africaine de football, organisatrice de l’épreuve) et de la Fifa pour rester. » L’actuel entraîneur, Hubert Velud, confirmait aussi la motivation de son équipe : « Après mûre réflexion, le désir des joueurs est très fort de participer. Ils veulent honorer la mémoire des disparus. »
La sélection se plie au gouvernement
Le gouvernement, par l’intermédiaire de son Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo, insistait depuis vendredi pour que la sélection quitte l’Angola. Il aura eu gain de cause.
« Les autorités togolaises ont décidé de plier bagages. Le plus important, c’est ce que le chef de l’Etat a décidé, on va rentrer, lâchait le capitaine Emmanuel Adebayor au micro de RMC Info, après avoir affirmé quelques heures plus tôt qu’il ferait tout pour rester en Angola. Si on parle de morts, la compétition doit être annulée.
Mais la CAF en a décidé autrement. On souhaite bon courage à ceux qui vont rester, surtout au Burkina Faso, à la Côte d’Ivoire et au Ghana. Ce que j’ai dit à leurs dirigeants, c’est qu’ils pouvaient être attaqués à Cabinda à tout moment. » Malgré les risques, la CAF a maintenu les trois matches du groupe B dans la province angolaise ainsi que le quart de finale du 24 janvier.
« Je ne vois pas comment on peut continuer à faire des matches dans cette zone, déclarait Stambouli, aujourd’hui entraîneur d’Istres. Prendre de tels risques, c’est impensable. J’ai peur que cela tourne au drame. » Didier Drogba et les joueurs de la Côte d’Ivoire qui doivent affronter le Burkina Faso aujourd’hui à 17 heures (heure locale) à Cabinda ne doivent pas être rassurés.
Edition France Soir du lundi 11 janvier 2010 page 18

Le Togo quitte l'Angola sans exclure de jouer
Le Togo n'avait toujours pas pris dimanche de décision définitive sur son éventuelle participation à la Coupe d'Afrique des Nations, deux jours après l'attaque meurtrière contre son équipe en Angola.
Les joueurs sont repartis vers le Togo dimanche soir à bord d'un avion venu les chercher dans l'enclave angolaise de Cabinda, où ils ont été victimes vendredi d'une fusillade qui a fait trois morts.
Leur entrée en lice est prévue lundi contre le Ghana mais les autorités togolaises ont demandé à la Confédération africaine de football (Caf) un aménagement de leur calendrier pour leur permettre d'envisager une participation au tournoi.
La Can a débuté comme prévu dimanche soir à Luanda, avec un nul 4-4 de l'Angola contre le Mali.
Un feu d'artifice spectaculaire a illuminé la cérémonie d'ouverture et les spectateurs du premier match de la compétition ont observé une minute de silence en hommage aux trois morts de l'attaque de vendredi.
Outre le chauffeur de l'autocar, l'entraîneur adjoint et l'attaché de presse de l'équipe du Togo ont été tués.
Blessé par balles, le gardien de but remplaçant Kodjovi Obilale a été transféré dans un hôpital à Johannesburg, en Afrique du Sud. Son état est stable, selon les médecins.
L'attentat a été revendiqué par les rebelles séparatistes du Front de libération de l'enclave de Cabinda (Flec).
Christophe Tchao, le ministre togolais des Sports, a déclaré dimanche que le Togo pourrait revenir sur sa décision de ne pas participer à la Coupe d'Afrique des Nations.
"Nous avons décrété une période de deuil de trois jours. Les joueurs partent avec nous et avec les corps de leurs frères tombés et nous avons demandé à la Caf de trouver un arrangement pour qu'on puisse rattraper la compétition", a dit Christophe Tchao à Cabinda.
"ON EST OBLIGÉ"
Le gouvernement togolais avait auparavant exigé le retrait de son équipe de la compétition.
Les joueurs togolais ont rapporté dimanche qu'ils ne participeraient pas à la Can conformément à la volonté de leur gouvernement.
"On rentre, on est obligé, le gouvernement veut qu'on rentre à la maison", a déclaré à Reuters le milieu de terrain togolais du FC Nantes Thomas Dossevi.
"S'ils jouent les matches à Cabinda, il risque d'y avoir encore des problèmes sur ce site", a-t-il ajouté. "On a peur pour les autres équipes."
Le capitaine togolais Emmanuel Adebayor avait confirmé le retrait de son équipe au micro de RMC.
"On a fait une réunion entre joueurs hier (samedi) et on s'est dit qu'on était quand même des footballeurs", a dit la star de l'équipe togolaise.
"On a tous décidé de faire quelque chose de beau pour le pays et de jouer pour rendre hommage à ceux qui sont morts. Malheureusement, le chef de l'Etat et les autorités du pays en ont décidé autrement. On va donc plier bagages et rentrer chez nous", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre togolais, Gilbert Houngbo, avait laissé entendre dimanche, peu avant les déclarations des joueurs, que le Togo quitterait la compétition.
"Si une équipe ou des personnes se présentent sous les couleurs togolaises, il s'agira d'une fausse représentation", avait-il dit, s'adressant à la presse à Lomé.
Edité par Patrick Vignal
Revivez la journée de l'équipe du Togo heure par heure
Le déroulé des événements de la journée de dimanche...
21h30: Le chauffeur du bus serait vivant. «Antonio Quaresma (le chauffeur) va bien. Il est conscient et arrive à décrire tout ce qui s'est passé», a annoncé Carlos Zeca, secrétaire provincial de la santé à Cabinda, au Jornal de Angola. L’homme souffrirait de «blessures à la paroi abdominale». Un membre du Comité local d'organisation de la CAN a aussi indiqué à l'AFP: que «plusieurs sources à Cabinda» avait affirmé «qu'il était vivant». il avait pourtant été annoncé mort par la fédération togolaise dès vendredi soir.
20h40: Le Togo a quitté dimanche la Coupe d'Afrique des nations. L'avion de la sélection ayant décollé à 20h40.
19h45: Le Togo a quitté dimanche la Coupe d'Afrique des nations. «Le bus est parti (du camp de base) pour l'aéroport pour rapatrier l'équipe du Togo et les deux corps», selon un porte-parole de la Confédération africaine de football. Selon un journaliste de l'AFP, le bus, dont les rideaux étaient tirés, a quitté les lieux vers 19h30 sous très haute protection policière, avant de prendre la direction de l'aéroport.
18h03: Les autorités angolaises et de la Confédération africaine de football (CAF) viennent d'entamer des discussions avec les autorités togolaises afin de parvenir au maintien des Eperviers dans la Coupe d'Afrique des nations. «Le bus qui doit nous amener à l'aéroport est chargé. Les joueurs sont habillés et prêts à partir, déclare à l'AFP l'entraîneur de l'équipe Hubert Velud par téléphone. Pour l'instant, on s'oriente vers un départ. Mais je ne peux parler qu'au conditionnel car depuis trois-quatre jours tout change toutes les deux heures.»
 
16h07: Le premier ministre togolais, Gilbert Fossoun Houngbo, confirme que les Togolais sont sur le retour. «La délégation togolaise est attendue ce jour à Lomé», déclare-t-il devant des journalistes. Une voiture de la délégation officielle de l'équipe nationale togolaise, suivie d'un minibus vide escorté par des forces de sécurité angolaises, a été vue quittant le village olympique où résident les joueurs.
15h30: Le président du Portugal, Anibal Cavaco Silva, envoie un message aux Angolais. «Je suis certain qu'une fois encore le peuple angolais, de Cabinda (nord) au Cunene (sud) saura faire preuve de sa capacité à surmonter des moments difficiles, faisant de ce championnat une célébration de la paix et de l'entente entre les peuples, à travers le sport.»
14h39: L'Afrique du Sud, qui organisera le Mondial en juin tient, à rassurer le monde. «L'Afrique du Sud reste à 100% prête à accueillir la Coupe du monde et rejette les spéculations selon lesquelles l'incident angolais aurait un impact sur le tournoi mondial en Afrique du Sud. L'attaque choquante et inacceptable contre l'équipe togolaise ne doit pas être surestimée, mais elle doit servir de motivation pour que l'Afrique et le reste du monde travaillent encore plus à l'élimination du terrorisme», explique un communiqué de la présidence de Jacob Zuma.
13h55: Toujours recluse dans son hôtel de Cabinda, l'équipe du Togo s'informe à l'aide des télévisions et des coups de fil reçus sur leur téléphones portables. «Le gouvernement s'oppose à notre envie de rester pour honorer nos morts. Mais peut-être qu'à Lomé (la capitale du Togo, ndlr), ils ont des informations sur le fait que notre sécuté n'est pas assurée. Les derniers bruits disent qu'un avion vient de décoller du Togo pour venir nous chercher», a déclaré à 20minutes.fr Thomas Dossevi. Selon le joueur de Nantes, la sécurité n'a pas été renforcée autour de l'hôtel de la sélection togolaise.
13h16: Selon le ministre de l'information ghanéen, Zita Okaikoi, le président du Ghana John Atta-Mills a demandé «une sécurité renforcée pour (...) les joueurs durant la Coupe des Nations dont le coup d'envoi est prévu aujourd'hui. La sécurité de nos joueurs et de tout autre pays participant est très importante, d'où le besoin de mesures de sécurité renforcées», a-t-elle souligné sans donner aucune mesure concrête.
12h56: Sur RMC Info, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Vahid Halilhodzic confirme qu’un départ de son équipe a été évoqué. Le Bosniaque assure tout de même que l’heure n’est plus au boycott. «Nous allons continuer la compétition… Certains joueurs avaient peur pour leur vie parce qu’on ne savait pas vraiment ce qu’il s’était passé. On a évoqué un départ. Des membres du gouvernement sont venus nous apporter leur soutien et nous rassurer.» 
12h29: A en croire Adebayor, les autres équipes du groupe B pourraient également la CAN. «J’en ai parlé avec le capitaine et la délégation de la Côte d’Ivoire et avec les Ghanéens. Ils m’ont exprimé leur soutien en disant qu’ils étaient prêts à quitter la compétition si on le faisait. A la fin de la journée, on a vu qu’ils étaient prêts à poursuivre», prétend l’attaquant de Manchester City.
12H23: Nouveau coup de théâtre! Les Togolais vont finalement se plier à la volonté de leur gouvernement et quitter la CAN. «Les autorités togolaises ont décidé de plier bagages. Le plus important, c'est ce que le chef de l'Etat a décidé, on va rentrer», a lâché Emmanuel Adebayor, capitaine du Togo, au micro de RMC Info.
11h44: Le Premier ministre du Togo, Gilbert Houngbo, rappelle la position du gouvernement: «L'équipe doit rentrer. La décision du gouvernement est inchangée. C'est une décision mûrie depuis vendredi. Nous avons compris la démarche des joueurs qui voulaient exprimer une manière de venger leurs collègues décédés mais ce serait irresponsable de la part des autorités togolaises de les laisser continuer.»
11H05: Le président du Togo, Faure Gnassigbé, doit s’exprimer sur la situation des Eperviers en début d’après-midi.
11H: Les séparatistes du Cabinda réitèrent leurs menaces. «Les armes vont continuer à parler» dans prévient Rodrigues Mingas, responsable du groupe séparatiste qui a revendiqué l'attaque contre la délégation togolaise. «Nous sommes en guerre et tous les coups sont permis», a ajouté le secrétaire général des Forces de Libération de l'Etat du Cabinda-Position militaire (Flec-PM), joint par l’AFP depuis Paris où il est exilé. Ce dernier reproche au président de la Confédération africaine de football, Isaa Hayatou, d'avoir décidé de maintenir sept matches de la CAN dans l'enclave séparatiste. «Ca va continuer parce que le pays est en guerre, parce que Hayatou s'entête».
10H50: Le flou le plus total entoure toujours les Eperviers du Togo. Si les joueurs ont décidé de participer à cette CAN 2010, certains émettent l’idée d’un boycott complet de la compétition. «Quelque part, ça choque aussi les autres délégations. S'il y a un boycott, il faut qu'il soit de toutes les équipes. Ce qui vient de se passer, il faut mettre ça au clair», déclare sur l’Equipe.tv, l’attaquant Mathieu Dossevi. Les adversaires du Togo dans ce groupe B sont aussi dans l’expectative. «D'après ce que je sais, le Ghana devrait annoncer un forfait» avance Paulo Duarte, sélectionneur du Burkina-Fasso. Les Burkinabais ne sont pas plus avancés de leur côté: «Les joueurs sont de plus en plus choqués parce ce qu'ils apprennent. Mais on attend de voir ce que la CAF décide», souffle Duarte.
10h30: Le gardien, Kodjovi Obilale, blessé dans le mitraillage de l'autocar togolais, se trouve dans un état stable à l'hôpital sud-africain où il a été transféré, a annoncé son médecin. «Il est conscient et dans un état stable. Il est pleinement réceptif et sait où il se trouve. Nous avons toujours l'intention de l'opérer. Il a évidemment subi des lésions internes», explique dimanche le Dr Richard Friedland, de l'hôpital Milpark à Johannesburg, au micro d'une sud-africaine.
9H55: «La meilleure façon n'est pas de rester pour disputer cette compétition», vient de déclarer le porte-parole du gouvernement togolais, Pascal Bodjona.
«Les joueurs sont normalement attendus ce dimanche à Lomé (capitale du pays)», indique à l'AFP un responsable de la fédération togolaise de football.
9h38: Alors que Manuel Adebayor et ses coéquipiers ont finalement décidé de participer à la CAN après la fusillade de vendredi. Le gouvernement togolais de son côté maintient sa position et exige le rappel de la sélection nationale. Les Eperviers doivent débuter leur compétition lundi à 19h30 contre le Ghana à Cabinda.
20minutes.fr/

CAN 2010 - Les joueurs Togolais gravements bessés par balles. Quel sort s’acharne contre le foot togolais ?

LA CAN pourrait débuter sous de bien mauvais auspices. Alors qu'il rejoignait l'Angola, où la compétition doit débuter dimanche, le bus de la sélection togolais a été pris pour cible au moment de franchir la frontière avec le Congo. Selon le témoignage de Thomas Dossevi, deux joueurs seraient gravement blessés. "On a deux joueurs blessés, a dit le joueur de Nantes interrogé par téléphone par Infosport. On venait de passer la frontière, on avait rempli les formalités. On était encadré par la police. Tout était clean. Il y a eu un mitraillage puissant. Tout le monde s'est jeté sous les sièges. La police a riposté." Les deux joueurs en question seraient le gardien du GSI Pontivy, Kodjovi Obilalé, et le défenseur du FC Vaslui, Serge Akakpo. "Un a pris une balle dans le dos, un autre dans les reins, a-t-il poursuivi. L'entraîneur des gardiens et le docteur ont été touchés. Certains sont gravement blessés. On n'a pas de nouvelles, ils sont dans un hôpital à Cabinda." Parmi les autres victimes, figureraient également le chauffeur du bus, un attaché de presse et un journaliste qui accompagnait la délégation.
 
"Personne n'a envie de jouer"
"C'est de la folie. On s'est fait mitrailler comme des chiens. Ils étaient cagoulés, armés jusqu'aux dents. On est resté 20 minutes sous les sièges du bus", raconte encore Dossevi sur RMC. L'attaque aurait eu lieu vers 15h15 alors que le bus des joueurs venait de pénétrer dans l'enclave de Cabinda, province angolaise pétrolifère entre la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville qui est déchirée par un conflit séparatiste depuis l'indépendance de l'Angola en 1975. Interrogé par l'AFP, le Comité d'organisation de la CAN assure qu'un pneu du bus avait éclaté, déclenchant un mouvement de panique. "C'est un scandale de dire ça, on a vraiment été mitraillés, si on avait pu prendre des photos, des images, ce serait déjà sur internet", s'est emporté Dossevi, interrogé par l'AFP.
 
Choqués, les Togolais remettent en cause leur participation à la CAN. Ils n'ont désormais qu'une idée : quitter au plus vite l'Angola. "On ne réfléchit pas encore aux recours possibles, mais c'est vrai que personne n'a envie de jouer. On n'en est pas capable. On est tous choqués. On veut rentrer à la maison", reconnaît Dossevi qui "pense surtout à (ses) amis qui sont blessés. On espère qu'ils vont s'en sortir". C'est même la tenue de la Coupe d'Afrique des Nations qui est aujourd'hui remise en cause. "Ce n'est pas normal que l'on se fasse tirer dessus pour un match de foot. Si on peut boycotter la CAN autant le faire. Si on peut annuler tous les matches, je dis pourquoi pas... Je ne pense qu'à ça : arrêter cette CAN pour rentrer à la maison", appelle le Grenoblois Jacques-Alaixys Romao. Un avis qui pourrait trouver de nombreux échos, y compris parmi les autres sélections...
Anthony PROCUREUR / Eurosport

Présidentielle 2010 : un collège de medecins prêts pour attester l’état de santé des candidats
Un collège de trois médecins a prêté serment mercredi devant la Cour constitutionnelle en vue de pouvoir attester l’état général de "bien-être physique et mental" des candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain au Togo, a appris l’Agence Xinhua.
Il s’agit des professeurs enseignants de la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de l’Univesrité de Lomé, des spécialistes en neurologie, en médecine interne et en rumatologie.
Ils ont juré de faire le rapport, de donner leur avis en leur honneur et en leur conscience et aussi de respecter le secret professionnel.
L’élection présidentielle du 28 février marque la fin du premier mandat du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé arrivé au pouvoir à l’issue d’une élection anticipée en avril 2005.
A ce jour, le Rassemblement du peuple togolais (RPT au pouvoir) ne s’est pas encore prononcé sur le nom de son candidat à cette consultation électorale.
Seul, des regroupements d’associations et de mouvements de jeunes ont désigné Faure Gnassingbé comme leur candidat à ce scrutin, pendant que neuf personnalités indépendantes et leaders de l’opposition ont annoncé leur candidature.
Il s’agit notamment de Gilchrist Olympio de l’Union des Forces de Changement (UFC), Yaowi Agboyibo du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), Agbéyomé Kodjo de l’Organisation pour bâtir le Togo dans l’unité et la solidarité(OBUTS), Maurice Dahuku Péré du parti l’Alliance, Kofi Yamgnane de Sursaut-Togo, des indépendants Gilou Wisdom Gbéassor, Thomas Kokou Nsoukpoé et Augustin Adéola Coco, ainsi que de Tchassona Traoré du Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD). 
Xinhua

MOOV DE NOUVEAU OPERATIONNEL
L’opérateur privé de téléphonie mobile « Moov », suspendu depuis plus de 4 mois pour non paiement de droit de renouvellement de licence, a repris, ce jeudi depuis 8h GMT, ses activités au Togo.
Ce matin (07/01/10) et ce début d’après-midi, des dizaines d’abonnés ont pris d’assaut l’agence centrale de la société qui promet bonus et promotions en guise de remerciement à sa clientèle.
« Moov », qui a signé un accord de reprise avec l’Autorité de réglementation du secteur des Postes et Télécommunications (AR et PT), devra désormais payer 25 milliards 750 millions de FCFA sur une période de 12 ans, au lieu des 20 milliards précédemment exigés pour une période de 10 ans.
Un acompte d’un montant de 11 miliards 750 millions FCFA a été versé par l’opérateur, avant le redémarrage, le reste étant réparti sur les 12 prochaines annnées, sous réserve d’un nouveau cahier de charges à honorer, sous la supervision de l’AR et PT.
Suspendu le 10 août 2009, la société, après de multiples négociations, a réussi à convaincre l’AR et PT, à autoriser la re- ouverture de son réseau qui comptait environ 600.000 abonnés et employait près de 200 salariés.
Filiale du Groupe Atlantique telecom, « Moov » a été créé en décembre 2006, suite à l’achat des actifs de Télécel-Togo reprenant ainsi la licence d’opération en téléphonie mobile de la société défunte.

Présidentielle au Togo : un candidat fait la grève de la faim
Thomas Nsoukpoé, déclaré candidat indépendant à la présidentielle togolaise du 28 février prochain a entamé lundi une grève de la faim, lit-on sur Ouestaf.com. A travers son acte, il souhaite obtenir du gouvernement togolais, une baisse du montant de la caution de 20 millions de francs CFA par candidat. Il exige aussi de l’opposition, la présentation d’un candidat unique. Il devrait poursuivre son mouvement d’humeur jusqu’au 15 janvier, date de clôture des dossiers de candidature.

CAN 2010 - Le profil du Togo
Si la compétition ne lui a jamais réussi, le Togo abordera la CAN 2010 avec des ambitions. Celles de réussir à passer enfin cette phase de poules qu'il n'a jamais réussi à dépasser. Pour cela, il lui faudra trouver plus de régularité que ces dernières années.
Apparitions en Coupe du monde : 1 (2006)
Apparitions en CAN : 3 (1972, 1984 et 1998)
Titres : aucun
Affilié à la FIFA depuis 1960, les Eperviers ont été qualifiés de manière surprenante en 2006, en Allemagne. Mais ils n'ont pas réussi à y gagner un match même s'ils ont fait bonne figure. Les choses ne vont toutefois plus si bien depuis que le Togo a raté la CAN 2008. Malgré tout, ils ont réussi à se qualifier pour la CAN 2010. Ils sont toutefois tombés dans un groupe difficile, face au Ghana, au Burkina Faso et à la Côte d'Ivoire. Leur qualification n'a pas été une partie de plaisir, d'autant plus qu'ils avaient la pression des outsiders, mais après des débuts difficiles, ils ont terminé premiers, dans un groupe comprenant le Sénégal, le Mali et la Zambie.
Comment se sont-ils qualifiés ?
Leur chemin vers l'Angola a été semé d'embûches. Mais ils ont bien réussi pour remporter deux victoires dans un groupe qui comportait le Cameroun et le sous-estimé Gabon. C'est d'ailleurs grâce à une victoire face à ce dernier, qu'ils ont assuré leur qualification pour la CAN.
Le sélectionneur : Hubert Velud
Il n'y a aucun doute que les Eperviers seront sur le chemin de la rédemption sous l'égide du Français. Ce dernier a auparavant travaillé dans les division inférieures en France. Il a été nommé seulement 10 jours avant le match face au Cameroun.
La star : Dare Nibombe
Il a joué tous les matchs de la Coupe du monde 2006 et a été régulièrement choisi durant les qualifications. Avec plus de 50 sélections, il a une grande expérience, améliorée par ses 5 années passées en Belgique, puis en Roumanie. C'est le pilier de la défense togolaise, qui pourrait être un facteur déterminant en Angola.
Le jeune à suivre : KossI Agassa
Le jeune gardien est très en vue, s'attribuant lui-même le surnom de "mains magiques". Ses arrêts acrobatiques et son agileté décourageront certainement beaucoup de gardiens.
Objectifs
Le principal objectif sera de faire mieux que lors des éditions précédentes. Passer la phase de poules, contrairement aux trois éditions auxquelles ils ont participé, serait déjà un énorme progrès.
Pronostics Goal.com.
Au vu du groupe, il y a peu de chances que le Togo passe la phase de poule sur le papier. Mais en football, tout peut arriver.
Le saviez-vous ?
Le Togo a été une colonie allemande jusqu'à la première guerre mondiale.
Le joueur africain de l'année en titre est togolais : c'est Emmanuel Adebayor.
goal.com

Le chef de l'Etat togolais salue la mémoire de l'artiste Paul Ahyi
Le chef del'Etat togolais, Faure Gnassingbé a, dans un communiqué rendu public ce jeudi, salué la mémoire du grand artiste plasticien et sculpteur togolais, Paul Ahyi, décédé lundi à l'âge de 80 ans.
"Je présente mes plus sincères condoléances à sa veuve, à ses enfants et à tous les artistes togolais", écrit le chef de l'Etat qui salue "à sa juste valeur l'immense talent et la mémoire de ce grand artiste", invitant le pays tout entier à lui rende un hommage national, à l'occasion de ses obsèques.
Car, souligne la présidence, "il a porté au plus haut l'art togolais et ses oeuvres enrichissent les bâtiments dans le monde entier. Notre Nation lui doit son drapeau"..
Le professeur Paul Ahyi, diplômé des Beaux-arts, est connu pour ses oeuvres artistiques originales qui puisent leurs racines de la culture africaine.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages artistiques qui décorent des bâtiments et autres places publiques aussi bien au Togo qu'en Afrique de l'Ouest, notamment au Bénin, en Côte d'Ivoire, au Nigeria et au Sénégal.
Paul Ahyi, qui est décédé lundi dernier à l'âge de 80 ans, des suite d'une longue maladie, avait été honoré de plusieurs distinctions parmi lesquelles celle d'"Artiste de la Paix" que lui a décernée l'UNESCO en septembre dernier.
Panapress

La démotivation pourrait offrir une « vraie victoire » au clan Gnassingbé
Comme depuis le début du processus démocratique au Togo, l’organisation de la présidentielle cristallise à nouveau toutes les attentions et déchaîne les passions. Mais, contrairement aux joutes que la « Terre de nos aïeux » a connues jusqu’à présent, la préparation du scrutin de février 2010 ne semble pas du tout susciter de l’engouement au sein de l’électorat togolais, les militants et sympathisants de l’opposition en tête. Le parti au pouvoir ne peut que se frotter les mains.
La révision électorale devant contribuer à une préparation efficiente de la présidentielle de 2010 au Togo a été lancée le 07 décembre 2009. Le territoire togolais a été subdivisé en trois (03) zones pour faciliter cette grande toilette des listes électorales locales. Les zones 1 et 2 ont déjà reçu la visite des “réviseurs” de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante). Reste la zone 3 où les agents de la Ceni ont pris date et rendez-vous du 04 au 10 janvier 2010.
Mais un constat s’impose à l’issue du passage de la Ceni dans les zones 1 et 2 : la révision et l’enrôlement de nouveaux électeurs n’attirent pas de foules ! Surtout les fidèles de l’opposition. Un constat qu’ont reconnu implicitement les principales formations politiques de l’opposition en cherchant à un moment de l’opération de révision dans les zones 1 et 2 à booster la participation de leur partisan à cette étape du processus électoral… Sur la base de communiqués ! Une démarche qui n’a pas été loin de la peine perdue.
Au même moment, rien ne prouve que les potentiels électeurs qui se sont montrés intéresser par la révision sont des partisans du parti au pouvoir, le Rpt (Rassemblement du peuple togolais). Mais dans un pays dans lequel cette formation politique précitée fait et défait le jeu politique et socio-économique depuis près d’un demi-siècle, on peine à croire que les fins tacticiens et conseillers juridiques du Rpt soient restés les bras croisés envers les militants et sympathisants de leur chapelle politique durant « l’école buissonnière » des potentiels électeurs proches de l’opposition. Une donne qui devrait de toute vraisemblance arranger le Rpt dans sa démarche de conserver le pouvoir pendant un prochain quinquennat.
Plusieurs raisons justifient ce désamour des sympathisants et militants de l’opposition vis-à-vis de cette opération de toilette des listes électorales. « Nous avons plus que jamais ras-le-bol d’aller accomplir notre devoir civique à la faveur des présidentielles au Togo, sans jamais assister à la proclamation des vrais résultats ». « Les résultats de l’élection présidentielle de 2010 sont déjà connus d’avance. Le Rpt va encore chercher coûte que coûte à se maintenir au pouvoir, même si rien ne prédit que Paris va cette fois-ci lui apporter son habituelle onction ».
Telles sont les majeures rengaines que dégainent les fanatiques de l’opposition pour justifier leur indifférence vis-à-vis de la révision électorale. Des argumentations qui viennent densifier celles de férus des visions politiques des opposants togolais selon lesquelles : « Le Togo n’est ni la propriété des Gnassingbé ni celle des Olympio. En se positionnant pour la présidentielle de février prochain, Gilchrist Olympio a confirmé l’idée selon laquelle à l’Ufc (Union des forces de changement) comme au Rpt, on ne veut pas lâcher du lest au nom de l’intérêt suprême du peuple togolais. Il est temps de botter en touche les deux parties » !
Avouons que la période de lancement de cette révision n’était pas de nature à focaliser l’attention des Togolais. Les fêtes de fin d’année trottinant dans toutes les têtes. Si on ajoute à cette foule d’arguments le taux de pauvreté au Togo (qui est de 62% alors que la moyenne est de 40% en Afrique subsaharienne), on comprend aisément que dans un tel contexte, l’élection ne remplit pas le ventre et qu’il faut chercher son pain quotidien avant de penser à autre chose. D’autant plus que les scrutins (législatif ou présidentiel) n’ont jamais trouvé de remèdes à la pauvreté atypique au Togo.
Au total, Faure Gnassingbé pourrait remporter « une vraie victoire » avec un taux de participation contesté en février prochain si la défection continue de poser ses tréteaux dans la tête des fidèles de l’opposition et si le constat qui a entouré la révision dans les zones 1 et 2 se fait aussi jour dans la zone 3. Contrairement à son élection fortement décriée en avril 2005. Les Togolais ne seraient-ils plus subitement avides de l’alternance politique ? Les centaines de mort ayant émaillé le processus démocratique au Togo depuis son début dans les années 90 ne seraient-ils que des gâchis ? Les principaux intéressés sont les personnes les mieux indiquées pour répondre à cette interrogation.
Bien évidemment, lorsqu’on a été sciemment affamé pendant deux décennies par ses dirigeants, ne garde pas la fibre patriotique et revendicative qui veut !!!
AfriSCOOP

Décès du plus grand artiste plasticien du Togo
Paul Ahyi, le plus grand artiste plasticien du Togo, est décédé le 1er janvier à Lomé des suites d'une longue maladie à l'âge de 80 ans, a-t-on appris mercredi auprès de sa famille.
Paul Ahyi, le plus grand artiste plasticien du Togo, est décédé le 1er janvier à Lomé des suites d'une longue maladie à l'âge de 80 ans, a-t-on appris mercredi auprès de sa famille.
Diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (France) en 1959, M.Ahyi pratiquait la sculpture, la peinture et la décoration intérieure.
Il a notamment décoré la façade de plusieurs édifices d'Etat et institutions internationales au Togo et en Afrique dont la Banque Centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à Lomé, à Dakar (Sénégal) et à Ouagadougou (Burkina Faso).
M.Ahyi a participé à plusieurs expositions d'oeuvres d'arts plastiques en Afrique et en Europe.
Concepteur du drapeau national, il faisait également partie du groupe d'ingérieurs et d'artistes peintres ayant érigé à Lomé le monument de l'indépendance en 1960.

Réaction d’OBUTS à la suite du message à la nation du chef de l’Etat togolais
Le président du Bureau national de l’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS), Agbéyomé Kodjo, a réagi dimanche à Lomé à travers un communiqué de presse, après la déclaration du nouvel an du président sortant Faure Gnassingbe qui a annoncé des mesures destinées à apaiser et à réconcilier les Togolais.
Rappelons que le président togolais Faure Gnassingbé avait confirmé le 30 décembre au soir la tenue de la présidentielle pour le 28 février 2010, date proposée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI)
Faure Gnassingbé ne s’est pas encore déclaré.
« OBUTS prend acte du fait que le président souhaite « une élection sans violence, une élection transparente et crédible ». Pour notre formation, il appartient au Président et à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour que l’élection soit réussie : la transparence, la crédibilité d’une élection et la renonciation à la violence ne peuvent provenir que d’une journée de recueillement et de prière », souligne le communiqué de presse dont une copie est parvenue dimanche à la rédaction d’Infosplusgabon.
Elles seront surtout la résultante d’un engagement sincère au plus haut niveau traduit en une démarche politique responsable. L’histoire des périodes électorales et post électorales indiquent sans conteste que ceux qui appellent de leurs vœux un scrutin apaisé, transparent et crédible, sont les mêmes qui refusent d’accepter les vrais résultats des urnes.
OBUTS invite donc le président sortant à donner son engagement solennel qu’il acceptera les résultats des urnes et quittera le pouvoir si le peuple le lui demande à travers le vote. Par ailleurs, OBUTS note que « le gouvernement prendra les dispositions nécessaires pour le retour au Togo des restes du président Sylvanus Olympio, premier président du Togo afin que la nation lui rende des honneurs dus à son rang ».
Ce qui est perturbant, c’est que Faure ait passé 5 années à théoriser sur la réconciliation, sans jamais avancer des propositions concrètes et que d’un coup d’un seul, il révèle un projet de cette importance, un mois après que OBUTS ait rendu public son programme politique qui comporte cette initiative parmi les 21 premières mesures, qu’elle compte prendre si son candidat est élu.
Il n’en demeure pas moins que OBUTS se réjouit du fait que Faure adhère à ses idées et à son message de réconciliation véritable. Ceci, étant OBUTS rappelle que Sylvanus Kwami Epiphanio OLYMPIO n’était pas que le Premier Président du Togo mais aussi et avant tout le père de l’indépendance. Les « honneurs qui sont dus à son rang » vont donc au-delà de ceux au premier Président de la République.
Enfin le Président sortant déclare « Le 27 avril, date de la célébration de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, est le moment le plus indiqué pour affirmer notre volonté commune de vivre ensemble et de perpétuer notre unité nationale ».
Pour OBUTS, la volonté commune de vivre ensemble est une affirmation et une adhésion de chaque jour à travers le comportement de chaque citoyen. Les rendez-vous solennels et les cérémonies officielles n’ont du sens que s’ils sont cohérents avec nos actes quotidiens. Vivre ensemble, ce n’est pas seulement vivre dans un même pays quand la minorité au pouvoir est coupée de la majorité par les frontières intangibles des privilèges outrageants.
Vivre ensemble ce n’est pas se ranger sous une même bannière, quand les gouvernants et les citoyens sont séparés par deux siècles, les uns ayant tout en surabondance et les autres n’ayant en surabondance que l’indigence. Vivre ensemble ce n’est pas réciter la même devise lorsque la répartition établie, fait d’un clan, celui seul qui a le droit d’exercer tous les pouvoirs et des autres citoyens des consciences à acheter, des voix à voler et des chairs à canon pour perpétuer l’imposture.
« Pour OBUTS, passer 5 ans à ériger l’indifférence, l’égoïsme et le népotisme en mode de gouvernance et servir au soir de son mandat, de pieuses incantations sur le vivre ensemble, cela s’appelle au mieux de l’hypocrisie, au pire du cynisme. OBUTS espère que la campagne pour l’élection présidentielle ne va pas à l’image des vœux du président sortant, se résumer à un mélange de plagiat et de démagogie », conclut le communiqué de presse.
FIN/IPG/PLK/2010
 

Le Togo entre chagrin et rancœur
Dans ses vœux à la Nation prononcés à Lomé capitale du Togo le 31/12/209, Faure Essozimna Gnassingbé Président de la République a annoncé, dans le but d’offrir une autre voie aux Togolais que celle du chagrin et de rancœur, le rapatriement de la dépouille mortelle de Sylvanus Olympio, premier Président de la République du Togo. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la démarche entreprise par la commission vérité et réconciliation.
Dans un article daté du 4 Janvier 2010, Patrick LAWSON Numéro deux de L’UFC Togo, principal parti de l’opposition Togolaise présidé par Gilchrist Olympio, se croit autorisé à écrire : « le Chef de l’Etat a annoncé que le 13 Janvier 2010 sera une journée de recueillement et de prière et qu’en accord avec la famille, des dispositions seront prises pour le retour au Togo des restes de Sylvanus Olympio, premier Président de la République, afin que la Nation lui rende les honneurs dus à son rang. L’Union des Forces de Changement (UFC) dénonce et condamne fermement cette manœuvre électoraliste scandaleuse et inacceptable. »
C’est ainsi que Patrick Lawson, sans démentir l’accord de la famille Olympio, s’insurge contre une démarche que tous les Togolais ne peuvent qu’approuver. A cet égard, le silence de Gilchrist Olympio, le fait que dans l’article en question son nom ne soit même pas cité sont édifiants. Comment, en effet, celui qui s’affirme «l’héritier politique et biologique» du père de la Nation Togolaise pourrait-il priver les Togolais d’une cérémonie au cours de laquelle la République du Togo rendrait à Feu Sylvanus Olympio les honneurs dûs à son rang?
Patrick Lawson et L’UFC Togo ont-il vraiment besoin, faute de programme, du chagrin et de la rancœur pour exister politiquement? Tout porte à le croire et c’est dommage.  
Pour la vérité historique, il faut rappeler que le Togo acquiert son indépendance, le 27 avril 1960, par un accord avec l’administration française, sous le contrôle de l’ONU. L’autonomie interne remonte à 1956. En 1958, le CUT, partisan de l'indépendance, remporte les élections organisées et supervisées par l'ONU et M.Sylvanus Olympio devient premier Président de la République du Togo en 1961. Sous l’instigation du commandant français Maitrier, chef de la gendarmerie nationale et conseiller du président dont le contrat de coopération arrivait à terme, 626 vétérans togolais de l’armée française, dont une grande partie avait combattu en Algérie et en Indochine, demandent à être intégrés dans les forces de sécurité togolaises qui comptent 300 membres. Sylvanus Olympio refuse. Ils le destituent dans un coup d’État, le 13 janvier 1963, dans lequel Olympio trouve la mort.
Henri Vario-Nouioua
 

Des journalistes français empêchés de couvrir la campagne électorale au Togo
RSF dénonce une « stratégie volontaire » des autorités togolaises : interview
Selon l’organisation Reporters sans frontières (RSF), plusieurs journalistes français auraient actuellement beaucoup de peine à obtenir un visa pour le Togo, en vue de suivre la campagne électorale menant au scrutin présidentiel du 28 février prochain.
Selon nos sources, un journaliste du quotidien breton Le Télégramme serait toujours en attente d’une réponse alors qu’il a déposé sa demande de visa auprès du consulat du Togo à Paris à la fin du mois de novembre. Résultat : il aurait annulé son voyage. Une situation commune, semble-t-il, à d’autres journalistes français que déplore l’organisation de défense de la presse, RSF. Cette dernière voit dans ces retards de délivrance de visa « une stratégie volontaire » de la part des autorités togolaises qui viserait à limiter la couverture de la campagne par les journalistes français. Entretien avec Ambroise Pierre, du bureau Afrique de RSF.
Afrik.com : RSF a récemment publié un communiqué dénonçant les difficultés rencontrées par plusieurs journalistes étrangers pour obtenir leur visa professionnel pour le Togo. De quoi s’agit-il exactement ?
Ambroise Pierre : Plusieurs journalistes français ont déposé des demandes de visas pour le Togo auprès du consulat togolais à Paris et aucun n’a obtenu de réponse à ce jour, ce qui est tout à fait anormal. Ils n’ont d’ailleurs pas reçu de refus officiel, ils sont dans l’attente d’une réponse et leur demande est « en cours ». Or, plus l’attente dure, plus elle rend leur voyage impossible, en raison des contraintes liées à une tel déplacement. En fait, c’est très pernicieux. Ce n’est pas un refus de visa mais une stratégie volontaire à terme d’empêcher les journalistes de se rendre sur place.
Afrik.com : Comment avez-vous eu vent des difficultés rencontrées par ces journalistes ?
Ambroise Pierre : Les journalistes eux-mêmes nous ont fait part de leur inquiétude. Ils sentent bien qu’on cherche à les empêcher de partir. Nous avons également été alertés par l’équipe de campagne du candidat franco-togolais Kofi Yamgnane], qui dénonce également cette situation.
Afrik.com : N’y-a-t-il que des journalistes français qui sont concernés par ce problème ?
Ambroise Pierre : Selon nos sources, oui. Nous avons pu vérifier que des journalistes étrangers, autre que français, se trouvaient au Togo. Ils n’ont pas eu de problème à obtenir leur visa. C’est la raison pour laquelle nous pensons que la France est visée derrière tout ça.
Afrik.com : Le candidat franco-togolais Kofi Yamgnane serait-il la raison cachée de l’attitude des autorités togolaises ?
Ambroise Pierre : En partie, oui. Le blocage des autorités togolaises fait suite à la récente querelle diplomatique qu’ont eu la France et le Togo. Il est vrai que pour certains journalistes français, la campagne du candidat Kofi Yamgnane est un angle majeur du scrutin, ce que ne tolèrent pas les autorités togolaises qui ont expulsé un diplomate français parce qu’il était jugé trop proche de ce candidat. Or, il y a aussi une crispation dans la manière dont est couverte la pré-campagne. On appelle les autorités à ne pas avoir de réflexes de censure, à ne pas être tentées de mettre la mainmise sur l’ensemble des médias.
Afrik.com : Comment se déroule jusqu’à présent le suivi de la pré-campagne électorale par les journalistes togolais et étrangers au Togo ?
Ambroise Pierre : Assez bien. Nous avons joint un journaliste togolais qui nous a décrit un climat plutôt positif, sans intimidation du pouvoir vis-à-vis de la presse. Ce qui est une bonne chose. De notre côté, nous avons constaté que les candidats à la présidentielle avaient accès à la presse privée et aux médias d’ Etat, même si ces derniers donnent plus facilement la parole aux représentants de l’Etat qu’à l’opposition. Durant la campagne de février, nous serons en droit de demander une égalité dans les temps de parole, mais pas encore...
Afrik.com : Qu’ont répondu les autorités togolaises quand vous leur avez fait part de votre préoccupation concernant les problèmes de visas des journalistes français ?
Ambroise Pierre : Elles ne nous répondent pas. Nous avons tenté de contacter le ministère de la Culture et de la Communication togolais ainsi que l’ambassade du Togo à Paris, mais sans succès. C’est pour cela que nous souhaitons alerter l’opinion publique sur cette situation. La pré-campagne et la campagne togolaises doivent être transparentes. Il est impératif que la presse nationale et étrangère suivent en toute liberté le prochain scrutin dans le pays.
par Lola Simonet afrik.com
 

L'UFC contre la décision de rapatrier les restes de Olympio
La décision du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé de rappatrier les restes de Sylvanus Olympio, premier président du Togo assassiné en 1963 et enterré au Bénin, suscite le courroux de l’Union des forces de changement (UFC), qui dénonce une "manœuvre scandaleuse" dans un communiqué rendu public ce mardi à Lomé, signé par son premier vice-président, Patrick Lawson.
Jeudi dernier, rappelle-t-on, Faure Gnassingbé, dans un message à la nation à l’occasion de la fin d’année, a décidé de rappatrier les restes du premier président du Togo et procéder à une redéfinition du calendrier républicain, notamment la date du 13 janvier qui marque à la fois la venue au pouvoir de Eyadéma Gnassingbé, souvent célébrée avec faste, et la mort de Sylvanus Olympio, ce même jour.
Le parti de Gilchrist Olympio, juge cette décision de "manœuvre électoraliste scandaleuse et inacceptable", la qualifiant d’ "opération sordide, indécente et provocatrice".
Car, souligne le communiqué, "après avoir traîné dans la boue le président Sylvanus Olympio pendant des décennies et célébré chaque 13 janvier son assassinat, comme un acte libérateur et fondateur du pays, le régime RPT (Rassemblement du peuple togolais, au pouvoir) prétend subitement aujourd’hui vouloir lui rendre les honneurs dus à son rang de premier président du Togo indépendant et de Père de la nation.
Pour une véritable réconciliation, estime l’UFC, il faut passer "nécessairement" par des "réformes institutionnelles et constitutionnelles permettant des élections transparentes et crédibles, une procédure claire de proclamation des résultats, l’engagement solennel de remettre le pouvoir à celui que le peuple aura souverainement choisi à la présidentielle de 2010 et la fin de l’impunité".
Sylvanus Olympio, père de Gilchrist Olympio, a été assassiné le 13 janvier 1963, soit presque trois ans après sa prise de pouvoir suite à l’indépendance du Togo le 27 avril 1960.
Le coup d’Etat qui l’a emporté a été dirigé par Eyadéma Gnassingbé à la tête d’un groupe de militaires, alors soutenu par la France, rappelle-t-on.
Lomé - Pana

Faure Gnassingbé promet de rapatrier les restes de l'ancien président Sylvanus Olympio
Le président togolais Faure Gnassingbé a promis jeudi soir de rapatrier les restes de Sylvanus Olympio, premier président Togo assassiné dans un coup d?Etat en janvier 1963 et inhumé à Agou (Bénin), afin que "la nation lui rende des honneurs dus à son rang".
Le père du président, le général Gnassingbé Eyadéma - décédé en février 2005 après 38 ans de pouvoir - avait participé à ce coup d?Etat.
"Le gouvernement prendra les dispositions nécessaires, en relation avec la famille, pour le retour des restes du président Sylvanus Olympio, premier président du Togo, afin que la nation lui rende des honneurs dus à son rang", a déclaré M.Gnassingbé dans son message de nouvel an à la nation.
Selon lui, cette décision vise à "consolider" le processus de réconciliation lancé en 2005.
"La réconciliation nationale est d?abord celle des coeurs et des esprits, mais elle doit aussi se traduire par des actes et des symboles forts à donner en exemple aux générations présentes et futures", a souligné le président.
"C?est pourquoi, je voudrais vous annoncer qu?à partir de 2010 et dans une volonté de panser les blessures résultant de notre histoire tourmentée, le calendrier républicain de l?année sera redéfini", a promis M.Gnassingbé.
Le 13 janvier - date d?accession au pouvoir du général Eyadéma - autrefois célébré avec faste - sera "essentiellement une journée de recueillement et de prière pour la paix, pour la réconciliation et pour la réussite de l?élection présidentielle" prévue le 28 février 2010.
"Et par réussite j?entends une élection sans violence, une élection transparente et crédible", a souligné M.Gnassingbé.
Selon la Constitution modifiée en 2002 par le Parlement, l'élection présidentielle a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour et le président est élu à la majorité des suffrages exprimés.
La classe politique est divisée depuis quelques mois sur le mode de scrutin.
Les deux poids lourds de l'opposition: l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo, soutenus par d'autres partis d'opposition, réclament un scrutin uninominal à deux tours, ce que rejette le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir).
"Que les épreuves difficiles que nous avons affrontées soient ensevelies définitivement avec l’année qui s’éteint", a-t-il souhaité au peuple dans un message radio-télévisé à la nation.
Faure Gnassingbé a abordé les questions de redressement du pays qui se prépare pour une élection présidentielle en février 2010 et la nécessité de poursuivre le processus de réconciliation nationale avec de nouvelles mesures.
Il a appelé le peuple togolais à "maintenir allumée" la flamme de la démocratie "adossée à la paix, à la tolérance, à la réconciliation des coeurs et à une culture nourrie de civisme, de patriotisme et de travail salvateur".
"Mon voeu le plus ardent est qu’au soir de l’élection présidentielle, nous continuions de vivre dans une atmosphère de paix et que les démons de la violence soient définitivement bannis et relégués au rang de mauvais souvenirs auxquels nous devons définitivement tourner le dos", a-t-il précisé.
"Aujourd’hui, nous avons besoin de nouvel élan, d’un souffle nouveau, d’une vision nouvelle pour embrasser, dans leur ensemble, avec lucidité et courage, les problèmes spécifiques qui sont les nôtres", a relevé le chef de l’Etat togolais.
Dans un souci d’apaisement et de réconciliation, Faure Gnassingbé a annoncé que la date du 13 janvier 2010 sera " essentiellement une journée de recueillement et de prière pour la paix, pour la réconciliation et pour la réussite de l’élection présidentielle". Il a également annoncé le retour au Togo des restes du premier président du pays Sylvanus Olympio, assassiné le 13 janvier 1963.
Les manifestations marquant le cinquantième anniversaire de l’Indépendance du Togo le 27 avril "revêtiront un éclat particulier et s’étendront sur l’ensemble du territoire national durant toute l’année", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le chef de l’Etat togolais a souhaité voir une élection sans violence, une élection transparente et crédible en 2010. 
 Xinhua

Le président plaide pour une présidentielle apaisée
Le président togolais, Faure Gnassingbé, a plaidé jeudi soir à Lomé pour une élection présidentielle apaisée le 28 février 2010, soulignant qu'il envisage une révision du calendrier républicain après cette date.

«Mon voeux est que la présidentielle se déroule dans la paix et que l'esprit de violence soit banni à jamais», a-t-il déclaré, appelant la jeunesse à ?uvrer à cet effet pour la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale.

Dans son message de Nouvel An, le président togolais a estimé que quelle que soit l'importance de l'enjeu de l'élection présidentielle, ses compatriotes devraient respecter les libertés des élections et être sérieux dans le choix des candidats.

«Nous avons le devoir d'avancer et d'aller plus loin», a-t-il dit, s'engageant à garantir l'application de l'Accord politique global signé en août 2006 par les acteurs politiques et la société civile.

Il a invité ses concitoyens «à maintenir allumée la flamme de la paix, de la tolérance, de la réconciliation des c?urs, du patriotisme et du travail salvateur».
Pana
 
Faure confirme la tenue de la présidentielle le 28 février 2010
Le président togolais Faure Gnassingbé a signé mercredi un decret sur la tenue de l'élection présidentielle le 28 février 2010.
La décision a été examinée et adoptée en Conseil des ministres tenu sous la présidence du chef de l'Etat togolais.
Elles interviennent alors que les principaux partis de l'opposition togolaise et le parti au pouvoir sont dos à dos sur le mode de scrutin à adopter pour cette élection tant attendue dans ce pays. L'opposition réclame le retour à un scrutin à deux tours.
Le processus électoral pour le scrutin se poursuit avec l'opération de révision des listes électorales qui a démarré le 14 décembre.
L'élection présidentielle de février 2010 va marquer la fin du premier mandat de Faure Gnassingbé, arrivé au pouvoir à l'issue d'une élection anticipée en avril 2005. Elle est présentée comme un autre test à son régime après l'organisation sans violence des élections législatives en octobre 2007. Celles-ci ont permis un retour total des principaux partenaires de ce pays qui avaient suspendu leur coopération avec le Togo en 2003 pour "déficit démocratique".
 

Un scrutin présidentiel qui divise
Malgré la médiation du président burkinabé, les représentants des différents partis togolais ne sont pas parvenus à un accord sur le déroulement de l'élection du 28 février 2010. Alors que la Constitution prévoit qu'elle se déroule en un tour, l'opposition réclame un second tour et promet d'utiliser "tous les moyens" pour obtenir gain de cause.
La présidentielle au Togo, le 28 février 2010, se déroulera-t-elle en un seul tour comme le prévoient les articles 59 et 60 de la Constitution togolaise de 1992, remaniée en 2002, qui stipulent que le président de la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de 5 ans et que cette élection a lieu au scrutin nominal à un seul tour ? Difficile d’y répondre au jour d’aujourd’hui, l’opposition et le parti au pouvoir étant à couteaux tirés sur le sujet. L’Union des forces du changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), les deux principaux partis d’opposition, réclament à cor et à cri un scrutin à deux tours. Leur adversaire d’en face, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), le parti au pouvoir, lui, ne jure que par le mode de scrutin à un seul tour.

Les discussions se sont poursuivies, le 27 décembre, au palais présidentiel de Kosyam, à Ouagadougou, entre des représentants de l’UFC de Gilchrist Olympio ; du CAR de Me Dodji Apévon, les deux ténors de l’opposition ; et du RPT. C’était en présence de délégués du gouvernement du Togo. Le médiateur, le président Blaise Compaoré, a recommandé, pour que les élections puissent se dérouler dans un climat apaisé, que l’on s’en tienne aux dispositions de la Constitution. Cette proposition du chef de l’Etat burkinabé, de toute évidence, n’a pas rencontré l’assentiment des représentants de l’UFC et du CAR. Les débats se sont donc clos sans consensus. Le secrétaire général de l’UFC, Jean Pierre Fabre, a affirmé que son parti utiliserait "tous les moyens légaux" pour se faire entendre.

La énième rencontre des acteurs politiques togolais à Ouagadougou ne pouvait qu’accoucher d’une souris. On se doutait bien qu’ils n’allaient ni ne pouvaient s’entendre. La pomme de discorde étant un précieux prétexte pour chacun des deux camps pour tirer la couverture à soi avec les avantages qu’on connaît. D’un côté, l’Union des forces du changement et le Comité d’action pour le renouveau, qui ont respectivement 27 et 4 députés et réunissent à eux deux plus de 50 % des électeurs au Togo, savent pertinemment qu’ils constituent une véritable force pouvant créer l’alternance au pays d’Eyadéma au second tour en février prochain. De l’autre, le Rassemblement du peuple togolais, avec ses 50 élus, sait également qu’il n’a de chance de remporter la présidentielle de 2010 qu’avec un mode de scrutin à un tour.

Le parti au pouvoir au Togo n’est pas aussi solide qu’on le pense et les attaques de l’opposition, qui mettent à mal sa légitimité, ne l’arrangent nullement. Il se cache alors derrière un raisonnement spécieux d’ordre économique pour ne pas accéder à la requête de ses concurrents. Chacun s’arc-boute donc sur sa position, ne voulant aucunement prendre le risque de se faire surprendre. Dans quelques semaines, les politiciens togolais se retrouveront encore dans la capitale burkinabé mais ce n’est surtout pas pour s’entendre. L’intrigue est loin de se dénouer, et au fur et à mesure que la date de la présidentielle togolaise approche, la situation ne s’améliore guère. Elle pourrait même se bloquer avec une éventuelle non-participation de l’opposition. 


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Un Nigérian de bonne famille devenu apprenti terroriste

 

Vêtu d’une tenue d’hôpital vert pâle, menotté à son fauteuil roulant, Omar Farouk Abdulmutallab souriait, samedi 26 décembre, lorsqu’il a été entendu par le juge Paul Borman, dans une salle de l’hôpital de Detroit. Il portait des bandages aux poignets et sur les mains, et a répondu sobrement aux questions du juge, assis à une distance respectable, à l’autre bout d’une longue table. La question va hanter les proches du jeune Nigérian : comment un garçon de bonne famille, éduqué dans les meilleurs établissements de l’élite africaine, a-t-il pu tenter de commettre un attentat-suicide qui a failli coûter la vie à près de 300 personnes, et a semé le chaos dans les transports aériens mondiaux ?

Appartenant à l’ethnie haoussa, prédominante dans le nord du Nigeria à majorité musulmane, Omar Farouk Abdulmutallab est le fils d’Omar Mutallab, un banquier fortuné, ancien ministre du développement, qui a créé la première banque islamique du pays, la Jaiz International Bank.
"LE PAPE"
Adolescent, Omar Farouk Abdulmutallab fréquente la British International School de Lomé, au Togo, où se mêlent les enfants de l’élite africaine. Sur la BBC, un ancien professeur d’histoire, Michael Rimmer, l’a décrit comme un élève "très assidu, enthousiaste, très brillant, très poli", le "rêve de tout professeur". Le jeune garçon est déjà très religieux, au point que ses camarades le surnomment "le pape". "Il avait cette espèce d’aura de saint", a expliqué à l’Associated Press l’ancien professeur.
En 2001, au cours d’un débat sur l’Afghanistan, le jeune homme avait défendu le régime des talibans. A l’époque, son professeur pense qu’il se fait l’avocat du diable. Et s’il proteste contre la visite d’un pub (parce qu’on y vend de l’alcool) au cours d’un voyage à Londres, il ne montre "aucun signe d’intolérance" à l’égard de ses amis catholiques.
Comment expliquer sa dérive ? La réponse passe peut-être par Londres, où le jeune homme a étudié, d’octobre 2005 à juin 2008, à l’University College, un établissement réputé, fréquenté par de nombreux étudiants étrangers. Omar Farouk Abdulmutallab habite alors dans la demeure cossue de ses parents sur Mansfield Street, dans le quartier huppé de Marylebone. "Il faisait toujours le strict minimum" et interrompait souvent son travail "pour aller prier", a expliqué à The Independent Fabrizio Cavallo Marincola, un ancien camarade. "Il était assez calme, fréquentait peu de gens et n’avait pas, autant que je sache, de petite amie. (…) On n’aurait jamais pu imaginer qu’il puisse faire une chose pareille", a ajouté l’étudiant.
A en croire sa famille, c’est pourtant durant cette période que le jeune homme aurait été converti à l’islam radical. Lorsque, après un passage par l’Egypte et les Emirats arabes unis, il part pour le Yémen, coupant tout lien avec sa famille, son père, qui soupçonne une dérive extrémiste, contacte, en novembre, l’ambassade américaine au Nigeria. Le nom du jeune homme est alors inscrit sur une liste américaine où sont recensées près de 550 000 personnes soupçonnées de sympathies terroristes.
Mais lorsque Omar Farouk Abdulmutallab monte à bord du vol 253 de la Northwest, muni d’un visa valide pour les Etats-Unis, personne ne l’arrête, alors qu’il porte sur lui de l’explosif militaire que lui ont remis, selon ses dires, des responsables d’Al-Qaida au Yémen.
Selon Jasper Schuringa, le passager néerlandais qui s’est interposé pour l’empêcher de faire exploser sa bombe, le jeune homme nigérian ne s’est pas débattu. "Il était très calme, c’est tout. Il tremblait, mais il n’a pas du tout résisté", a-t-il expliqué sur CNN. "Il avait l’air parti", a-t-il ajouté.
Philippe Bolopion, correspondant à New York, avec Marc Roche à Londres

« Nous ne nous sommes pas entendus » (Me Djodji Apévon)
Ils sont venus, ils se sont vus, ils ne se sont pas entendus. C’est, pour paraphraser la célèbre déclamation de César après sa victoire rapide et écrasante sur Pharsale et la mort de Pompée, le résultat auquel sont parvenues les deux parties togolaises (Opposition et Majorité présidentielle) pendant leur dernière rencontre qui a eu lieu à la Présidence du Faso le dimanche 27 décembre 2009.
11 heures à 15 heures. C’est le temps qu’ont pris les discussions. A la précédente rencontre, soit le 14 décembre 2009, elles ont duré à peine deux heures, nous a fait remarquer un confrère qui avait fait le pied de grue ce jour-là. A ces retrouvailles d’avant Noël, à défaut de consensus, l’hôte qu’était le Président du Faso avait renvoyé les deux groupes dos-à-dos, leur conviant à un énième rendez-vous pour « la semaine prochaine ».
Cette fois-ci, avec les heures qui s’égrenaient dans les montres des journalistes qui attendaient la fin des travaux, l’on se disait qu’il y avait de la détente dans l’air et que les parties ont probablement accepté d’accorder leurs violons. Et pourtant ! Celui qui avait parié une grosse somme en faveur de cette éventualité n’aura que ses yeux pour pleurer.
Chaque tendance est encore restée campée sur sa position, notamment sur la principale pierre d’achoppement qu’est le mode de scrutin. Me Djodji Apévon, président du CAR (Comité d’action pour le renouveau), porte-parole de l’Opposition : « Nous avons demandé avec insistance que le prochain scrutin se déroule à deux tours, mais la Majorité souhaite qu’il soit maintenu à un tour. Pendant plusieurs semaines nous avons essayé d’accorder nos violons mais, malheureusement, nous nous rendons compte que les positions sont restées tranchées sur la question. Nous n’avons donc pas pu nous entendre. Il n’y a pas eu de consensus ».
Oui, il a raison. La position de la Majorité présidentielle n’a pas varié d’un iota, elle qui ne jure que par le scrutin à un tour. Après avoir développé l’argumentaire de cette structure, son principal représentant, Pascal Bodjona, dont la silhouette est reconnaissable parmi mille sur le perron du palais de Kosyam, a ensuite levé un petit pan du voile sur les espoirs du Facilitateur Blaise Compaoré : « Le président du Faso a souhaité que le mode de scrutin ne soit pas la référence de la qualité du scrutin présidentiel de février 2010. Pour le reste, nous allons continuer à travailler pour que le processus qui est enclenché puisse se poursuivre dans un climat apaisé, en respectant les normes et les standards afin que cette élection soit vécue comme un rendez-vous démocratique ».
Du reste, l’argument massue que ne cesse de brandir les envoyés du président Faure Gnassingbé, c’est d’abord l’Accord politique global né du Dialogue intertogolais où, nulle part, il n’est mentionné que le mode de scrutin doit être changé ; ensuite, et surtout, les articles 59 et 60 de la Constitution togolaise de 1992, remaniée en 2002, qui stipulent que le président de la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de 5 ans et que cette élection a lieu au scrutin nominal à un seul tour.
Même si elle ne se faisait pas beaucoup d’illusions en quittant Lomé, l’Opposition togolaise rentre au bercail certainement déçue. Quelle sera sa position relativement à la prochaine présidentielle ? Celui qui a été mandaté pour parler en son nom ne s’est pas hasardé à prendre position. Tout dépend de la décision de chaque entité politique, a prudemment avancé Me Djodji Apévon : « Nous ne pouvons décider au nom de qui que ce soit. Je suis président national du CAR et c’est au niveau de ma formation que nous apprécierons si nous irons ou pas aux élections.
Je pense que c’est la même procédure pour les autres regroupements qui composent l’opposition ». La perspective de candidatures nombreuses et en rangs dispersés semble donc toute tracée. Et c’est d’ailleurs le reproche fait toujours à cette Opposition togolaise qui peine elle aussi à se trouver un consensus en son propre sein. Peut-on par cette sortie médiatique du porte-parole dire adieu à une candidature unique de l’Opposition ? Sans répondre par l’affirmative ou la négative, le président national du CAR a préféré verser dans l’optimisme.
« Ça, c’est un autre problème que vous posez. Sur ce sujet, le débat n’est pas clos. Nous continuons de réfléchir ! Peut-être que les derniers événements vont nous contraindre à cela ! » .
Issa K. Barry
L’Obervateur Paalga

Présidentielle togolaise : Ce sera un scrutin à un tour
Les acteurs politiques togolais se sont retrouvés le 27 décembre dernier à Ouagadougou, sous la facilitation du président burkinabé Blaise Compaoré, pour dialoguer sur le mode de scrutin à adopter pour la prochaine présidentielle. Après quatre heures d’échanges, aucune partie n’ayant accepté la proposition de l’autre, et aucune position médiane n’ayant été trouvée, le facilitateur a suggéré aux protagonistes, afin que l’élection se tienne dans la tranquillité, de se référer à la Constitution pour son organisation, quitte à en rediscuter ultérieurement.
La rencontre d’échanges entre les acteurs politiques togolais sur le choix du mode de scrutin pour la prochaine présidentielle n’a pas permis de trouver un consensus. Les opposants sont restés sur leur position, à savoir le retour à une élection organisée en deux tours. Et sans surprise, les représentants du parti au pouvoir ont réitéré leur intention de tenir une élection présidentielle à tour unique.
 
De sources proches de la médiation, les protagonistes auraient évoqué certaines raisons pour justifier chacun son option. Si les gouvernants se disent préoccupés par l’entente entre le Nord et le Sud togolais qu’un scrutin à deux tours pourrait menacer, les opposants, eux, présentent ce mode de vote comme une aubaine pour la population qui pourrait ainsi choisir son président avec discernement.
 
Sans doute faut-il imaginer, en plus de ce qui est dit, le non-dit, c’est-à-dire l’une des principales motivations de chaque partie, à savoir le choix du mode qui lui est le plus favorable. Toujours est-il que devant ce blocage, le facilitateur, le président du Faso Blaise Compaoré, après quatre heures de débats sans accord, a fait des propositions en vue de préserver la paix et la tranquillité.
Il a notamment suggéré le maintien du mode à tour unique, conformément aux dispositions actuelles de la Constitution togolaise, pour ce qui est de la prochaine présidentielle. Une suggestion qui a tout de suite rencontré l’assentiment du pouvoir de Lomé, dont le porte-parole, Pascal Bodjona, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, trouve que c’est la légalité qui a prévalu.
Quant à Me Dodi Apevon, président national du Comité d’action pour le renouveau (CAR), les débats sur le mode de scrutin concernant la prochaine présidentielle sont en train d’être clos, en ce sens que le sujet n’a pas été réinscrit à l’ordre du jour. Il revient, selon ce dernier, à chaque parti de l’opposition de décider s’il participera à l’élection ou s’il la boycottera.
Pour ce qui est de l’éventuelle présentation d’une candidature unique par l’opposition, sans être sûr, il dira qu’il n’est pas à exclure que la nouvelle donne, c’est-à-dire le maintien de l’actuel mode de scrutin, l’impose aux opposants. Toutefois, le facilitateur n’exclut pas la possibilité, si telle est la volonté de la classe politique togolaise, que, après l’élection, et dans un climat beaucoup plus serein et apaisé, le dialogue sur le mode du scrutin se poursuive. 
  Source : lepays.bf    

 Le problématique mode de scrutin à deux tours
Le président burkinabé, Blaise Compaoré, facilitateur dans le dialogue intertogolais a opté pour un scrutin à un seul tour, au cours de la présidentielle de février 2010 au Togo, a appris dimanche, AfriSCOOP de sources officielles à Ouagadougou. Une option rejetée par l’opposition qui menace d’appeler à la « mobilisation populaire » pour obtenir un scrutin à deux tours.
La classe politique togolaise s’est séparée dimanche à Ouagadougou, la capitale burkinabé, sans consensus autour du mode de scrutin applicable à la présidentielle du 28 février 2010 au Togo. Alors que pouvoir et opposition se tiraillent entre le tour unique et les deux tours, le président Blaise Compaoré s’est prononcé, dimanche à l’issue de plusieurs heures de discussion.
« Le facilitateur, le président Compaoré, dans sa sagesse, a préconisé que pour la stabilité, pour que les élections puissent s’organiser dans un climat apaisé, que l’on s’en tienne aux dispositions constitutionnelles actuelles », a affirmé Pascal Bodjona, ministre de l’Administration territoriale, porte-parole du gouvernement et membre du bureau exécutif du Rassemblement du peuple togolais (Rpt, pouvoir). « Malheureusement, il n’y a pas eu de consensus », a regretté M. Bodjona. L’actuelle constitution adoptée en 1992 mais modifiée à plusieurs reprises, prévoit un scrutin à un tour. Une disposition que conteste l’opposition dont les deux piliers (l’Union des forces de changement, Ufc et le Comité d’action pour le renouveau, Car) ont pris part à la rencontre de Ouagadougou.
« Nous ne sommes pas d’accord (avec cette proposition de M. Compaoré) et nous utiliserons tous les moyens légaux pour nous faire entendre, pour obtenir le rétablissement du mode de scrutin à deux tours », martèle Jean-Pierre Fabre, secrétaire général de l’Ufc. « Si le mode du scrutin à deux tours n’est pas rétabli, cela compromettrait non pas notre participation aux élections mais la tenue même des élections. Nous n’avons pas envie de dire que nous boycottons », poursuit-il. Le membre du parti de Gilchrist Olympio prévoit comme moyen d’action pour obtenir gain de cause, la mobilisation populaire. « J’ai bien peur que nous soyons contraints à faire usage de la mobilisation populaire pour obtenir ce que nous n’arrivons pas à obtenir par la discussion », a-t-il averti.
Fin-novembre, des milliers de militants de l’Ufc avaient manifesté dans les rues de Lomé pour exiger un scrutin uninominal à deux tours. Ton plus modéré du côté du Car. « Nous pensons que ce débat est en train de se clôturer, malheureusement, sans consensus, comme nous l’aurions souhaité pour aller à ces élections », a estimé Paul Dodji Apévon, le président de ce parti.
Plusieurs personnalités, dont Nicolas Lawson, homme d’affaires et candidat malheureux en 2003 et 2005, et Kofi Yamgnane, le franco-togolais ancien secrétaire d’Etat du temps du président François Mitterrand ont déjà manifesté leur intention de briguer le fauteuil présidentiel occupé depuis 2005 par Faure Gnassingbé au Togo.
Le fils du défunt président Eyadéma Gnassingbé a pris le pouvoir dans des conditions tragiques au terme d’une élection particulièrement violentes et meurtrière, en avril 2005.

Compaoré préconise un seul tour, désaccord de l'opposition
Le facilitateur du dialogue intertogolais, le président burkinabè Blaise Compaoré, a "préconisé" dimanche à Ouagadougou que le scrutin présidentiel au Togo se déroule en un seul tour, comme le veut le parti au pouvoir, ce qu'a rejeté l'opposition, a indiqué à l'AFP un ministre togolais.
Les représentants du pouvoir et de l'opposition ont été reçus pendant plusieurs heures par M. Compaoré.
"Le débat a tourné (...) sur le mode de scrutin. Malheureusement, il n'y a pas eu de consensus", a rapporté le ministre togolais de l'Administration territoriale, Pascal Bodjona, devant la presse.
"Le facilitateur, le président Compaoré, dans sa sagesse, a préconisé que pour la stabilité, pour que les élections puissent s'organiser dans un climat apaisé, que l'on s'en tienne aux dispositions constitutionnelles actuelles", soit un scrutin à un tour, a ajouté M. Bodjona, membre du bureau exécutif du Rassemblement du peuple togolais (RPT, pouvoir) du président Faure Gnassingbé.
Les deux poids lourds de l'opposition togolaise -l'Union des forces de changement (UFC) et le Comité d'action pour le renouveau (CAR)- réclament un scrutin uninominal à deux tours pour la présidentielle du 28 février 2010.
"Nous pensons que ce débat est en train de se clôturer, malheureusement, sans consensus, comme nous l'aurions souhaité pour aller à ces élections", a constaté le président du CAR, Paul Dodji Apévon.
Quant au secrétaire général de l'UFC, Jean-Pierre Fabre, il a annoncé: "Nous ne sommes pas d'accord et nous utiliserons tous les moyens légaux pour nous faire entendre, pour obtenir le rétablissement du mode de scrutin à deux tours".
"J'ai bien peur que nous soyons contraints à faire usage de la mobilisation populaire pour obtenir ce que nous n'arrivons pas à obtenir par la discussion", a-t-il poursuivi.
"Si le mode du scrutin à deux tours n'est pas rétabli, cela compromettrait non pas notre participation aux élections mais la tenue même des élections. Nous n'avons pas envie de dire que nous boycottons", a déclaré M. Fabre.
L'UFC et le CAR avaient menacé mi-novembre de boycotter la présidentielle et des milliers de militants et sympathisants de l'UFC avaient manifesté à Lomé fin novembre.
AFP

Toute l'équipe de Togo-iTunes vous souhaite d'agréables moments autour du sapin de noël entre amis comme en famille.
Et si l'envie vous prend de souhaiter une très bonne fête de noël à vos amis dans leur langue respective, n'hesitez plus.
 
Afrikaan - Een Plesierige Kerfees
Albanais - Gezur Krislinjden
Allemand - Froehliche Weihnachten
Anglais - Merry Christmas
Arabe - Idah Saidan Wa Sanah Jadidah
Armenian - Shenoraavor Nor Dari yev Pari Gaghand
Basque - Zorionak eta Urte Berri On
Bohemian - Vesele Vanoce
Brésilien - Boas Festas e Feliz Ano Novo
Breton - Nedeleg laouen na bloavezh mat
Bulgare - Chestita Koleda
Catalan - Bon Nadal i un Bon Any Nou
Chili - Feliz Navidad
Chinois (Cantonais) - Gun Tso Sun Tan'Gung Haw Sun
Chinois (Mandarin) - Kung His Hsin Nien bing Chu Shen Tan
Colombien - Feliz Navidad y Próspero Año Nuevo
Corrén - Sung Tan Chuk Ha
Corse - Pace e salute
Croate - Sretan Bozic
Danois - Glaedelig Jul
Eskimo (inupik) - Jutdlime pivdluarit ukiortame pivdluaritlo
Espagnol - Feliz Navidad
Esperanto - Gajan Kristnaskon
Esthonien - Roomsaid Joulu Puhi
Finlandais - Iloista Joulua
Grec Kala - Christouyenna
Hollandais - Vrolijk Kerstfeest ou Zalige Kerst
Hawaiien - Mele Kalikimaka
Hébreu - Mo'adim Lesimkha. Chena tova
Hindou - Shub Naya Baras
Hongrois - Kellemes karacsonyi unnepeket
Indonésien - Selamat Hari Natal
Italien - Buone Feste Natalizie
Irlandais - Nodlaig mhaith chugnat
Japonais - Shinnen omedeto. Kurisumasu Omedeto
Latin - Natale hilare et Annum Faustum
Letton - Priecigus Ziemassvetkus
Lithuanien - Linksmu Kaledu
Maori - Meri Kirihimete
Norvégien - Gledelig Jul
Polonais - Wesolych Swiat
Portuguais - Boas Festas
Roumain - Sarbatori vesele
Russe - Pozdrevlyayu s prazdnikom Rozhdestva is Novim Godom
Serbien - Hristos se rodi
Slovakien - Sretan Bozic
Suèdois - God Jul
Tchécoslovaque - Prejeme Vam Vesele Vanoce a stastny Novy Rok
Turc - Noeliniz Ve Yeni Yiliniz Kutlu Olsun
Ukrainien - Srozhdestvom Kristovym
Vietnamien - Chung Mung Giang Sinh
Welsh - Nadolig Llawen
Yougoslave - Cestitamo Bozic


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Présidentielle au Togo : L’opposition piégée par le mode de scrutin
Le mode de scrutin, uninominal à un tour, est contesté par les partis d'opposition.
A deux mois et demi de la présidentielle, les acteurs politiques du Togo se sont de nouveau rendus au palais présidentiel de Kosyam hier 14 décembre 2009. Il s’est agi pour eux de trouver avec le facilitateur, Blaise Compaoré, une solution à la problématique du mode de scrutin : sera-t-il à un ou deux tours ? Faute d’accord, le chef de l’Etat burkinabè leur a donné rendez-vous dans une semaine.

« Lisez ceci, nulle part il n’est mentionné que le mode de scrutin doit être changé... », paroles de Pascal Bodjona, ministre de l’Administration territoriale et cacique du RPT, le parti présidentiel, montrant à Me Djodji Apévon, président du CAR, un passage de l’Accord politique global, signé à Lomé le 20 août 2006. Alors que la révision des listes électorales a débuté hier 14 décembre, notamment au sud du Togo, le mode de scrutin demeure l’hypothèque majeure qui peut troubler le déroulement du processus électoral. Les articles 59 et 60 de la Constitution togolaise de 1992, remaniée en 2002, stipulent que le président de la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de 5 ans. Cette élection a lieu au scrutin uninominal à un seul tour. C’est sur cette dernière disposition que tout achoppe.
Solitoki Esso, le secrétaire général du RPT et porte-parole de la délégation du pouvoir, dira, au sortir de la rencontre avec le facilitateur, que : « Sur le mode de scrutin, les uns et les autres se sont opposés, il n’y a pas eu d’évolution, et le facilitateur a proposé qu’on suspende et qu’on revienne la semaine prochaine... nous ne voyons pas la nécessité d’aller aux deux tours...

les dispositions de la Constitution sont claires, c’est un seul tour... le premier tour ne remet pas en cause la transparence du scrutin, elle n’est pas une garantie de légitimité... des présidents ont été élus à deux tours avec des scores étriqués... »

Or, apparemment, la participation de l’opposition à la présidentielle semble, au fil des jours, liée à ce mode de scrutin, ce qui est perceptible dans ces propos de Me Djodji Apévon, président du CAR et porte-parole de la délégation de l’opposition :

« Le mode de scrutin à deux tours doit être rétabli pour que la justice puisse prévaloir... il serait difficile d’aller à la présidentielle avec ce mode scrutin ...la semaine prochaine, nous allons demander et réclamer le rétablissement de ce mode de scrutin ».

L’opposition est-elle piégée par ce mode de vote ?

Elle aurait le mentionner lors de la signature de l’APG, car, à deux mois et demi du scrutin, n’est-il pas trop tard pour exiger qu’on revoie une telle clause constitutionnelle ? Que nenni, selon Jean-Pierre Fabre, qui a laissé entendre que « rien n’est tard, si c’était tard, le facilitateur ne nous aurait dû pas donné rendez-vous dans une semaine ».

Après la guerre au sujet du président de la CENI, laquelle, s’est soldée par l’élection du « moindre mal » qu’est Issifou Tabiou, voici venue celle du mode de scrutin qui elle, semble insoluble, tant l’enjeu est fatale, résumé en ces mots par Me Apevon : « Le mode de scrutin pose la problématique de la conservation ou de la conquête du pouvoir ». Conservation pour le pouvoir et conquête pour l’opposition ?

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana. L’Observateur Paalga - www.lefaso.net


 

La Commission de réconciliation déplore un manque de moyens
La Commission Justice Vérité Réconciliation (CVJR), mise en place depuis mai dernier au Togo et appelée à faire la lumière sur les violences politiques dans le pays depuis les indépendances jusqu'à nos jours, n'est pas encore entrée dans sa phase opérationnelle par défaut de moyens, a déploré le président de la Commission, Mgr Nicodème Barrigah, lors d'une rencontre avec la presse ce vendredi à Lomé.
  "En dépit de l'appui financier de l'Etat estimé à 200 millions de FCFA et les fonds du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme (HCDH) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la CVJR ne dispose pas encore de moyens financiers suffisants pour accomplir sa mission", a affirmé Mgr Barrigah.
"La Commission a reçu quelques promesses et nombre de partenaires ont subordonné leur appui financier au bon déroulement des élections présidentielles de 2010", a-t-il ajouté.
 De sources proches de la Commission, le budget prévu pour le fonctionnement de cette institution est estimé à 4 millions 664 mille 761 dollars américains.
 Lomé - Pana 
 
Jean-Claude Homawoo, le vice-président de la CENI relève les défaillances

Depuis lundi dernier, les opérations de révision des listes se déroulent dans la zone 1 composée de : Lomé-Commune, Golfe, Avé, Zio, Lacs, Vo, Yoto, Haho, Moyen-Mono, Est-Mono et Agou. Et c’est aujourd’hui que ces révisions prennent en principe fin dans certaines localités de la zone I. Il n’y a pas de monde sur les lieux d’enregistrement et dans un bureau au Collège protestant, il n’y avait que 60 personnes enregistrées après quatre jours. « Tout semble bien se passer », s’enthousiasmait le président de la CENI, Tabiou Taffa. Mais voix dissonante de la part du vice-président, Jean-Claude Homawo, que nous avons rencontré au cours de notre reportage. Dans une interview exclusive qu’il nous a accordée, il révèle beaucoup d’anomalies inquiétantes.

Quel bilan faites-vous quatre jours après l’ouverture des bureaux de vote ?

Jean-Claude HOMAWOO: C’est un bilan à mi-parcours du processus de révision électorale dans la zone 1 qui comprend les cinq arrondissements Lomé-Commune, Golfe, Avé, Zio, Lacs, Vo, Yoto, Haho, Moyen-Mono, Est-Mono et Agou. J’avoue franchement que je ne suis pas très fier de ce que nous avons pu faire.
La révision dans cette première zone a mal démarré et je crois qu’on ne doit pas être très fier. Mes inquiétudes concernent les centres de révision dans les préfectures de Moyen-Mono, Est-Mono et autres dont la procédure de révision devrait se terminer vendredi. Je ne peux pas dire que la révision s’est faite et c’est pourquoi je pense que la CENI, dans toute sa sagesse, va décider d’une prorogation d’un minimum de trois à cinq jours pour que la procédure de révision soit crédible et pour que nous puissions dans la zone 1 donner le ton et l’image pour le reste des régions.

La CENI a annoncé un délai de prorogation de vingt quatre-heures pour les zones dans lesquelles les opérations prennent fin vendredi 18 décembre. Vingt quatre-heures sont-elles suffisantes ?

Jean-Claude HOMAWOO: Vingt quatre-heures, ce n’est pas un délai normal pouvant permettre à un grand nombre de personnes de s’inscrire sur les listes électorales. Et c’est d’ailleurs une initiative personnelle du président de la CENI, le bureau pas au courant. Je trouve cette initiative malheureuse car nous n’avons pas été consultés.

Qu’est-ce que vous avez constaté qui vous a amené à faire de telles déclarations ?

Jean-Claude HOMAWOO: Nous avons connu au démarrage de ce processus de révision dans la zone 1 des difficultés. On ne peut se les cacher. On a eu ces difficultés parce que les appareils nous ont un peu trahis ; que ce soit les kits, que ce soit les générateurs. Nous avons manqué de beaucoup de choses.
Ces appareils sont souvent en panne. Au niveau des fiches d’identification, la livraison ne s’est pas faite à temps. Donc, disons qu’au niveau de la logistique, nous avons eu des difficultés. Au premier et au deuxième jour, j’étais moi-même dans le Golfe ainsi que dans la Commune de Lomé. Mercredi, j’étais dans les Lacs et il y a eu beaucoup de défaillances.
Et comme je l’ai dit, au niveau des appareils, il y a eu des défaillances. Il y a également eu le manque des fiches d’indentification, des fiches de duplicata, des fiches de transferts… Je pense qu’il va falloir ajuster le tir pour que la procédure de révision soit crédible.

Est-ce qu’il y a eu beaucoup de machines gâtées ?

Jean-Claude HOMAWOO: Oui, beaucoup de machines ont connu de défaillances. On a essayé de réparer le nombre qu’on pouvait. Mais toutes n’ont pas été heureuses. Et comme je le disais tantôt, mes inquiétudes sont surtout pour les préfectures qui font partie de la zone 1 et qui n’ont pas vraiment connu de bonheur. Dans ces préfectures, beaucoup de kits se sont plantés et beaucoup de générateurs n’ont pas donné satisfaction.

Ne se pose-t-il pas un problème de compétence des gens que vous avez formés ?

Jean-Claude HOMAWOO: Non, les opérateurs de saisie ne sont pas concernés. Je vous dis c’est la technique, c’est la machine elle-même. Au moment où on les déplaçait, apparemment, elles étaient fonctionnelles. Mais sur le terrain, on a connu par exemple des difficultés, de baisse de température dans certaines zones, des kits qui ne se chargeaient pas bien, des générateurs qui fonctionnaient mais n’arrivaient pas à charger les kits.
Peut-on dire que la CENI a travaillé dans l’improvisation parce que tout ce que vous venez de souligner devrait normalement être préparé des semaines voire des mois à l’avance. Si vous constatez aujourd’hui ces problèmes, c’est que la CENI n’a pas pris les mesures nécessaires…
Je crois que toutes les dispositions ont été prises. Mais la machine est ce qu’elle est. La quantité de machines qui ont failli, peut laisser croire qu’il n’y a pas eu d’anticipation. Pourtant, il y en a eu. Au niveau des fiches, les entreprises d’édition qui devaient imprimer ces fiches, ont connu également des retards. Tout cela a contribué à beaucoup de manquements.

Nous constatons qu’il n’y a pas assez de communication autour de ces opérations. Pourquoi la CENI n’a pas mis le paquet pour pouvoir informer les populations surtout celles des hameaux les plus reculés ?

Jean-Claude HOMAWOO: C’est vrai, on ne peut se voiler la face. La sensibilisation n’a pas été ce que nous avons voulu qu’elle soit. La publicité autour de ce processus de révision n’a pas été totale. Peut-être qu’il nous fallait plus de jours qu’on le pensait pour que tout soit au point. Nous allons en aviser bientôt et nous allons pouvoir ajuster le tir.

Dites-nous ce que vous comptez faire pour régler ces problèmes et pouvoir entamer le processus dans la zone 2 ? Et si tout marchait dans la zone 2, ne pensez-vous pas que les populations de la zone 1 seraient lésées ?

Jean-Claude HOMAWOO:Ce que vous dites est parfaitement vrai. La zone 1 devrait nous servir de zone test. Mais les difficultés que j’ai signalées tantôt poussent la CENI à envisager une situation de rattrapage pour qu’effectivement la zone 1 ne soit pas lésée par rapport aux autres zones que nous allons attaquer bientôt.
C’est pourquoi je disais que la CENI sait qu’au prime abord il y a certes le délai constitutionnel mais elle a pour mission d’organiser des élections crédibles, transparentes pour que les résultats soient acceptés par tous. Donc, je pense qu’il faut commencer par des révisions crédibles avant de penser à des élections crédibles.

Est-ce que vous n’avez pas l’impression que vous courrez derrière le temps ?

Jean-Claude HOMAWOO: C’est vrai. Lorsqu’on réalise quelque chose comme un processus électoral, il faut se donner des délais. Mais les délais ne doivent pas nous empêcher de faire un bon processus électoral.
Et je pense que dans le cas qui nous intéresse, surtout pour des élections présidentielles que nous connaissons très sensibles, il faut que tout soit fait pour que la procédure de révision soit bonne et qu’elle soit crédible. C’est ce que la CENI va s’attacher à respecter.

Interview réalisée par Olivier Adja – Liberté


Le Togo réduit sa dépendance énergétique

La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé au Togo un prêt de 3 millions d’euros pour fiancer la réhabilitation et la modernisation de l’interconnexion électrique entre le Togo et le Bénin. La signature officielle s’est déroulée vendredi entre le ministre de l’Economie et des Finances, Adji Atèth Ayassor (photo), et le Helm Guus, chef de la Division Afrique de l’Ouest /Sahel à la BEI.

 « Ce crédit va permettre de changer les pylônes vétustes, les câbles, des isolateurs et de moderniser cette ligne par la mise en place de fibre optique pour faciliter les communications » a déclaré Noupokou Dammipi, le ministre de l’Energie présent à la signature. Pour Adji Atèth Ayassor, la modernisation de l’interconnexion est une étape de plus pour limiter la dépendance du Togo en matière énergétique. Le Togo achève la construction d’une centrale thermique de 100 MW. Gérée par la société américain [ajouter], elle produira environ 780 gigawatt/heure d’électricité par an et devrait être opérationnelle mi-2010.

source : republicoftogo.com


Dialogue inter-togolais: pas de consensus sur le mode de scrutin

La classe politique du Togo s'est retrouvée ce 14 décembre 2009 à Ouagadougou au palais du Facilitateur du dialogue inter-togolais, Blaise Compaoré, pour discuter du mode de scrutin de la présidentielle qui doit se tenir en février 2010 dans ce pays. Ce mode de scrutin est à un tour en ce moment, et l’opposition voudrait qu’il se déroule en deux tours. Aucun consensus n’a été trouvé.
Le cortège, arrivé sur le coup de 11h, s’est aussitôt engouffré dans le palais présidentiel de Kosyam, pour en ressortir moins de deux heures et demies plus tard. Chaque partie campait sur sa position. Pendant que le Rassemblement pour le peuple togolais (RPT) insiste pour que le vote soit à un seul tour, l’opposition, elle, exige qu’il soit organisé en deux tours. «Malheureusement nous n’avons pas trouvé de solutions et le facilitateur nous demande de revenir dans une semaine», révèle Me Paul Dodji Apevon, le président national du Comité d’action pour le renouveau (Car). Et d’expliquer que pour l’opposition, le problème du mode de scrutin est un problème majeur. «Nous voulons que le mode de scrutin que nous avions adopté par référendum en 1992 soit rétabli pour que la justice puisse prévaloir. Ce mode de scrutin a été changé entre-temps en un seul tour. Et pour l’équité et la transparence de l’élection à venir, il faut son rétablissement», martèle t-il, avant d’avertir qu’«on ne peut pas nous fabriquer un mode de scrutin pour nous comprimer dans une gymnastique difficile dans laquelle nous ne nous retrouvons pas».
Les théories développées par le parti au pouvoir sont évidement aux antipodes de celles de l’opposition. «Le scrutin à un tour ne remet pas en cause la transparence des élections. Et le scrutin à deux tours n’est pas la garantie de légitimité d’un président qui serait élu au second tour», argumente Esso Solitoki, le secrétaire général du RPT. Avant de faire remarquer «qu’il y a eu des cas où les présidents ont été élus au second tour avec des scores très étriqués. Ces présidents sont-ils légitimes ou pas?».
Sur le perron de la présidence du Faso, les plaisanteries entre opposants et représentants du parti au pouvoir fusent. Un membre de la délégation du RPT assure sur un ton mi-badin, mi-sérieux que si l’opposition exige un scrutin à deux tours, c’est parce qu’elle est incapable de s’entendre autour d’une candidature unique. Pendant ce temps, les opposants se disent convaincus que si le pouvoir veut maintenir le scrutin à un tour, c’est pour conserver son fauteuil. Une situation qui ne les empêche cependant pas, assure Me Paul Dodji Apevon, «de continuer à préparer les élections sur le terrain, et de mobiliser l’électorat».


Librairie STAR  : 593 Rue Sylvanus Olympio LOME-TOGO. Cel:                (228) 982 17 25       . Tel:                (228) 222 74 83       . Fax: (228) 221 50 54
Enfin Google Togo. La 175ème interface locale de Google.
Jusqu’à aujourd’hui, les habitants du Togo utilisaient Google.fr pour rechercher des informations sur Internet. Ils peuvent dès maintenant utiliser le nouveau nom de domaine Google.tg.
Google Togo est proposé uniquement en français, la langue officielle du pays. Il n’est toutefois pas possible de rechercher spécialement des pages de sites web situées au Togo, quand bien même il existe d’ores et déjà une pléiade de sites en .tg. Au début de l’année on comptait 350 000 togolais connectés au web, soit près de 6% de la population.
Avant le Togo, le dernier pays en date à bénéficier d’une interface locale pour le moteur de recherches était la Macédoine en septembre. Google ne va sans doute pas s’arrêter là puisqu’il lui reste une soixantaine de noms de domaines à acheter : de la Tunisie (.tn) à Monaco (.mc), du Vatican (.va) à l’Irak (.iq) et bien d’autres encore.

Réaménagement du calendrier de révision des listes électorales
La révision des listes électorales initialement prévue du 19 novembre au 18 décembre au Togo se fera du 7 décembre 2009 au 10 janvier 2010, a révélé samedi, le président de la Commission électorale nationale indépendante(CENI), Issifou Taffa Tabiou, lors d'une rencontre avec les partis politiques.
La Commission en charge de l'organisation du prochain scrutin présidentiel justifie ce report qui, selon elle, "résulte de sa volonté d'organiser l'élection présidentielle dans les meilleures conditions de transparence et d'équité avec la participation de tous les acteurs impliqués dans le processus".
Ce processus, a-t-on constaté, a accusé un retard de plus d'un mois pour des raisons techniques et la formation de divers personnels devant intervenir dans les préparatifs du scrutin.
De sources proches de la CENI, la présente révision se situe dans la continuité du recensement de 2007(dans le cadre des législatives) et décide de la réutilisation de la carte d'électeur de 2007 pour la présidentielle.
Selon les statistiques fournies à la presse, la CENI dispose de 500.000 cartes d'électeurs auxquelles viendront s'ajouter 250.000 autres supplémentaires "pour faire face aux différentes situations nécessitant la délivrance de nouvelles cartes".
Ainsi, au total 750.000 cartes seront disponibles pour les opérations de révision électorale, indique la Commission.
Pour ces opérations de révision de listes, la CENI a réceptionné le 11 novembre dernier, 1275 kits d'enregistrement des électeurs comportant chacun un ordinateur capable de fournir des données bométriques, une imprimante pour la saisie et le traitement des cartes, un système webcam permettant de fixer la photo de l'électeur sur la carte et un compteur d'empreintes pour l'identification et le contrôle des titulaires des cartes.
Elle a déjà procédé à l'installation des diverses commissions techniques devant s'occuper des tâches techniques et la formation des forces de sécurité chargées de la sécurisation du processus électoral.
Cependant, la seule grande question à laquelle évitent de répondre les membres de la CENI, concerne un probable report du scrutin, prévu pour le 28 février 2010 et difficile à réaliser, eu égard au retard constaté dans le processus et les revendications de l'opposition appelant à un rétablissement du scrutin uninominal majoritaire à deux tours (modifié en 2002) au lieu de un tour prévu pour cette présidentielle.
Lomé - Pana 06/12/2009

La FIFA décide de la création d’un comité intérimaire pour la FTF
Le Comité exécutif de la Fédération internationale de football association (FIFA) a décidé de la création d’un comité intérimaire qui préparera les élections d’un nouveau bureau exécutif de la Fédération togolaise de football (FTF), a rapporté samedi la radio nationale.
Le comité aura pour tâche, jusqu’au 31 juillet 2010, de préparer les élections d’un nouveau bureau exécutif et de gérer les affaires courantes de la FTF, a expliqué la FIFA.
Cette décision est contenue dans une correspondance de la FIFA au secrétaire général de la FTF et au ministre des Sports et des Loisirs, après que la FTF eut décidé, en congrès extraordinaire le 29 novembre par vote de défiance au bureau exécutif divisé par une crise interne, de tenir un congrès électif dans trois mois.
La FIFA justifie sa décision par "une incompatibilité patente" entre plusieurs membres du bureau exécutif de la FTF qui "rend impossible toute ultérieure collaboration", alors même que se profile l’importante échéance de la CAN.
La composition de comité intérimiaire sera établie par la FIFA après consultation, mais les personnes choisies ne pourront pas se présenter aux prochaines élections.
Après le congrès extraordinaire de la FTF, le gouvernement a décidé en Conseil des ministres, le 2 décembre, de la création de trois comités pour "assurer une bonne organisation et préparation efficace de la participation" de l’équipe nationale du Togo, à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2010 en Angola. Il s’agit d’un comité ad’hoc de supervision, un comité d’organisation et un comité de mobilisation de fonds.
A cet effet, la FIFA a pris note de la "volonté légitime" des autorités gouvernementales pour que l’équipe nationale togolaise bénéficie de la meilleure prépration pour la CAN. Elle a estimé qu’afin de "maximiser" les efforts déployés, il conviendra dès lors de s’assurer de la complémentarité des différentes mesures.
"Il est néanmoins acquis qu’elles ne remettront pas en cause le principe d’indépendance de la FTF", a relevé la FIFA qui communiquera très prochainement la composition du Comité intérimaire.
 Xinhua

FTF : De quoi Mme Claudia TEOU est-elle morte ?
C'est avec une vive émotion que le monde sportif a appris la brusque disparition de Mme TEOU Claudia, membre du bureau exécutif de la Fédération Togolaise de Football (FTF), au lendemain du congrès extraordinaire de cette instance tenu le 29 novembre dernier. Ce congrès a été sanctionné par un vote de défiance à l'encontre du bureau dirigé par le colonel Rock Balakiyem Gnassingbé.
La question qui circule sur les lèvres des uns et des autres est de savoir de quoi elle est morte. Selon ses proches, Mme TEOU serait décédée suite à de violents maux de ventre qui n'ont même pas duré 24 heures malgré les soins intensifs que lui ont administrés les médecins de la clinique Alpia où elle était admise. Peu avant sa mort, son ventre s'est enflé et sa peau a changé de couleur en devenant toute noire.
Selon les mêmes sources, un liquide sortait de sa bouche, ce qui laisse perplexe plus d'un et amène certains à penser à un empoisonnement. Si tel est le cas, qui l'aurait empoisonnée ? Nul ne saurait le dire à l'instant. Les proches de la défunte précisent que Mme Teou subissait des pressions de la part du clan Rock Gnassingbé au sein du bureau. Il lui était demandé de se rallier à ce clan puisque le bureau exécutif de la FTF en crise était divisé en deux clans, en l'occurrence le clan du colonel Rock Gnassingbé, président de la FTF, et celui d'Ameyi Gabriel, le vice-président. Si Mme Teou avait rejoint le camp Rock, celui-ci devrait disposer des 2 /3 indispensables pour assurer le fonctionnement normal du Bureau Exécutif. Mais Mme Teou Claudia a opposé une fin de non recevoir et est restée fidèle au camp Ameyi. Est-ce cette fidélité qui lui été fatale ? Nul ne saurait le dire.
Seule, une enquête sérieuse lèvera le voile sur cette mort qui ressemble beaucoup à un assassinat. Face aux menaces, la défunte avait dû même quitter Lomé pour passer un bon moment à Accra. A son retour, elle est restée toujours fidele à Ameyi jusqu'au congrès de défiance. Au sein du clan Améyi, c'est la panique totale. D'aucuns se demandent si le colonel Rock Balakiyem Gnassingbé a commencé par mettre à exécution les menaces qu'il avait proférées publiquement contre les autres membres du Bureau : "Si vous écourtez mon mandat, vous êtes tous morts ".
Son mandat vient d'être écourté par le vote de défiance du 29 novembre dernier et c'est juste au lendemain de ce vote que Mme Téou succombe dans des conditions mystérieuses. Cela ne suffit pas pour accuser qui que ce soit. C'est pour cela qu'une enquête sérieuse doit être diligentée afin de démasquer le criminel si cette mort est d'origine criminelle.            
Mme Claudia Téou, inspectrice des douanes et amoureuse du ballon rond, quitte ce monde en laissant derrière elle trois enfants. La Rédaction du journal Chronique de la Semaine présente ses sincères condoléances à la famille éplorée.
A.D. Chronique


Affaire Moov : A quoi joue le gouvernement togolais?
Il est plus que difficile de comprendre aujourd’hui l’attitude du gouvernement togolais dans le différend qui l’oppose au Groupe Emirati Etisalat, propriétaire du réseau « Moov ».
Les discussions entamées depuis la suspension du réseau Moov au Togo le 10 août dernier, ont toujours du plomb dans l’aile et Dieu seul sait si Faure Gnassingbé et les siens ont envie de revoir cet opérateur de téléphonie au Togo. En effet, aux lendemains de cette suspension, la réaction des responsables du Groupe Emirati Etisalat ne s’est pas fait attendre.
 Ils ont très rapidement dépêché à Lomé une mission qui avait dans sa valise des propositions à soumettre à l’Etat togolais. Mais le gouvernement avait gardé sa position. Plus grave, en début du mois de novembre, l’organe en charge de la régulation de ce secteur a sorti un communiqué informant l’opérateur que si rien n’est fait jusqu’au 10 novembre 2009 il sera purement et simplement mis à la porte.
Tout le monde pensait à la fin de l’aventure de Moov au Togo quand curieusement, le gouvernement lui-même informa l’opérateur que les discussions peuvent toujours continuer.
C’est alors comme cela que les responsables de Moov sont encore revenus au Togo avec d’autres propositions. Les discussions ont ainsi repris depuis le 10 novembre mais ne donnent toujours rien de concret. On apprend que le gouvernement togolais refuse toujours de bouger ses fesses et d’évoluer dans les débats. Le montant de la licence (20 milliards de FCFA) ainsi que le premier versement (10 milliards de F.CFA) sont toujours maintenus.
Entre nous, si on sait qu’on n’est pas en mesure de faire des concessions, pourquoi alors demander la reprise des discussions ? Et on s’en fout finalement du sort des employés de cette société qui sont en grande partie des Togolais.
Le Correcteur
 

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Présidentielles 2010 : Querelles entre les partis d'opposition.

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Présidentielle au Togo : campagne offensive de Kofi Yamgnane
Kofi Yamgnane, premier maire noir de France, veut désormais se consacrer à son Togo natal, en se présentant à la présidentielle de 2010. Mais avant cela, il exhorte l'Europe à garantir un scrutin transparent, et Paris à ne "plus" soutenir le "dictateur" Faure Gnassingbé.
"La France n'est pas à un démocrate près. Le Togo, si". C'est ainsi que Kofi Yamgnane, 64 ans, explique son choix de mettre un point final à sa carrière politique dans son pays d'adoption, où il avait débarqué, seul, à 19 ans pour faire ses études.

 

Ce socialiste fut le symbole de l'intégration réussie en devenant, en 1989, maire de Saint-Coulitz, localité de 400 habitants en Bretagne (ouest). Il avait alors fait sourire la France en se présentant comme un "Breton d'après la marée noire".
Cet ingénieur des Mines avait ensuite été nommé secrétaire d'Etat à l'Intégration sous le second mandat de François Mitterrand.
Mais "l'état dans lequel se trouve le peuple togolais m'est devenu insupportable", explique-t-il à l'AFP. Et jusqu'à très récemment, il était même prêt à renoncer à sa nationalité française pour se présenter à la présidentielle du 28 février.
"C'est terrible à dire, mais tout est prioritaire"
Une disposition récente au Togo lui a évité ce "crève-coeur", raconte-t-il.
Il s'est en revanche installé à Lomé il y a un an. Condition pour pouvoir se présenter à l'élection, qu'il ne remplissait pas lors de la dernière présidentielle en 2005.
Situation sanitaire déplorable, pauvreté, système éducatif indigent. . . Kofi Yamgnane égraine les "urgences". "C'est terrible à dire, mais tout est prioritaire", constate ce fils de paysan, originaire de Bassar (nord).
"Et comment vivre ensemble?", poursuit-il. "Après 43 ans de RPT (Rassemblement du peuple togolais)", parti de l'ex-président Gnassingbé Eyadéma, décédé en 2005 et auquel a succédé son fils Faure Gnassingbé, "pas une famille togolaise qui n'a été touchée par une violence quelconque", accuse-t-il.
Kofi Yamgnane a été persona non grata durant près de 10 ans au Togo après avoir écrit un article au vitriol sur Eyadéma.
Alors depuis des mois, il fait campagne aux quatre coins du pays. "Je suis très connu. Ce n'est pas de la popularité, mais de la notoriété", reconnaît M. Yamgnane, qui a participé au dialogue inter-togolais dans les années 90.
Il sait aussi que certains lui reprochent d'être une pièce rapportée.
Mais pour lui, le principal obstacle est la "transparence" du prochain scrutin. Aussi, à l'occasion d'une tournée en France, il exhorte l'Europe à intervenir. Pour qu'elle fournisse des urnes transparentes avec deux clés, l'une pour l'opposition, et l'une pour la majorité, "beaucoup d'observateurs", et exige des listes électorales à jour.
"Je voudrais que l'Europe, qui est toujours prête à pleurer parce qu'il y a des petits négrillons qui sont morts (lors d'émeutes post-électorales comme après l'élection de 2005, ndlr), comprenne que l'essentiel est avant", lance-t-il.
Il interpelle aussi Paris qu'il accuse d'avoir soutenu en 2005 Faure Gnassingbé, pas encore officiellement candidat pour 2010. "Evidemment, je le pense. Et je le dis. Et aujourd'hui, je ne suis pas sûr qu'elle ne l'ait pas encore choisi. Hypocritement, la France dira qu'elle n'a pas de candidat. . . ".
"Quels sont les intérêt de la France si forts et si occultes pour que seuls les dictateurs et les voleurs puissent les protéger?", s'emporte-t-il, accusant Paris ne pas avoir fait "le deuil de ses colonies".
D'ailleurs au Togo, dans chaque réunion électorale, assure-t-il, "on me demande si je suis passé par l'officine à l'Elysée par laquelle on doit nécessairement passer quand on veut devenir président!".
En rentrant au pays fin novembre, Kofi Yamgnane lancera une série de meetings. Et s'il n'est pas élu, il assure qu'il restera au Togo. Peut-être pour y créer son parti, dit-il, "pour continuer la lutte".
Source et image : AFP

 

Projet de candidature unique de l’opposition : Me Agboyibo et Gilchrist Olympio doivent clarifier leur position
L’idée a émerveillé plus d’un, notamment les militants et sympathisants des forces démocratiques. L’idée a fait son chemin jusqu’à cette malencontreuse intervention de Gilchrist Olympio sur RFI, jusqu’à cette réplique disproportionnée de Me Agboyibo et compagnie. Sans pour autant dire aux populations si elles doivent irrémédiablement faire le deuil du rêve d’une candidature unique de l’opposition à la présidentielle du 28 février 2010.

A quoi doivent-elles s’en tenir à la fin ? Les populations ont besoin de le savoir, Me Agboyibo et Gilchrist Olympio ont l’obligation d’apporter assez vite une réponse à la question.
Un préalable stratégique et vital
L’enthousiasme avec lequel les forces démocratiques dans leur ensemble, les populations en particulier ont accueilli l’idée de la candidature unique dont les bases ont été jetées le 28 janvier 2009 montre à suffisance l’ampleur des attentes ainsi que de leur intérêt à la question. Il ne se trouva pas un seul militant qui ai vu d’un mauvais œil l’idée, sauf quelques vendus qui se font passer pour des amis du changement alors qu’ils sont au service du pouvoir oppresseur vers qui ils accourent au moindre signe de la main pour se gaver de privilèges ministériels. Le fait s’explique par ceci que tous les citoyens partisans du changement sont convaincus qu’ensemble les forces démocratiques sont absolument plus fortes et moins vulnérables.

C’est dans l’ordre normal des choses puisque, en vérité, la candidature unique de l’opposition est un sujet de haute stratégie et une question de vie ou de mort. Pour survivre à la bourrasque en préparation par le RPT, les forces démocratiques ne peuvent pas se permettre de se diviser à un moment aussi crucial de la marche vers la présidentielle de 2010. Pour survivre, pour continuer de mériter la confiance des militants, c’est un préalable incontournable. Une question vitale car toute défaillance sera absolument suicidaire.

Stratégiquement, le RPT a placé les jalons pour éprouver la capacité à la perspicacité et à l’opportunisme de l’opposition. Pour avoir modifié la constitution dans la nuit du 31 décembre 2002 en imposant le scrutin uninominal à un tour pour la présidentielle, le pouvoir des Gnassingbé s’est imaginé que c’est la seule façon pour lui de « gagner » un scrutin présidentiel dans le pays. Ce n’est pas impossible mais pour cela, il faut une grande naïveté et une extrême inconscience politique des adversaires. Il en découle qu’à ce jour, la candidature unique est la stratégie adéquate pour parer cette logique du RPT. Une évidence qui est loin de retentir de la même façon dans les oreilles des responsables du CAR et de l’UFC qui ne semblent pas y voir la route à sens unique qui conduit au palais présidentiel. C’est ainsi que comptant sur les éventuelles querelles et brouilles entre les cousins germains de l’opposition que Faure Gnassingbé et les siens s’arc-boutent sur leur « butin » du 31 décembre 2002, se montrant plus sourds que des varans de troisième âge aux appels constants de retour au scrutin uninominal à deux tours comme prévu par la Constitution du 14 octobre 1992.

Là réside un gros piège à cons pour l’opposition. En réclamant le scrutin à deux tours, que veut-on en faire ? Est-ce par pur principe démocratique ou par simple bon sens ? Ou cela cache-t-il des calculs politiques et donc des intentions inavouées ? Le moins qu’on puisse dire est que, même en admettant l’hypothèse d’une revendication mue par des principes démocratiques, il n’en demeure pas moins évident que cela renferme un grand péril pour les forces démocratiques. Rappelons-nous qu’en 1998, le scrutin devrait être à deux tours mais cela n’a pas empêché Séyi Mémène de déclarer feu Eyadèma élu dès le premier tour. La relève au pouvoir aujourd’hui fait-elle autre chose que ses ascendants ? Non, doit-on répondre sèchement. Conclusion : même si le RPT accède par miracle à la revendication du retour au scrutin à deux tours, ce serait un piège et une erreur pour le CAR et l’UFC par exemple de se lancer dans l’aventure d’une candidature séparée avec l’utopique dessein de rassembler les énergies au second tour. Mal leur en prendra.

Une obligation morale
Dans le schéma suicidaire d’un hypothétique deuxième tour que le RPT et ses obligés assistants ou aides de camp disséminés un peu partout dans l’administration, dans la CENI, dans l’appareil judiciaire, dans la Cour constitutionnelle ne souhaiteront jamais, une seule solution reste : la candidature unique. Celle-ci apparaît ainsi comme la panacée aux aspirations d’alternance et de changement de méthodes de gestion du pays pris en otage depuis 1963 par des forces rétrogrades qui ne reculent devant rien pour se maintenir au pouvoir, qu’importe si tous les Togolais meurent. La candidature unique devient dès lors une obligation morale à laquelle ni le CAR ni l’UFC ne peut se soustraire. C’est une obligation à laquelle ni Me Agboyibo ni Gilchrist ne doit «échapper pour quelque raison que ce soit ».
Me Agboyibo et le CAR, en réplique à la déclaration de Gilchrist Olympio sur la candidature unique ont indiqué leur disposition à continuer les discussions avec le parti du palmier en vue de cette candidature. Savent-ils au moins que ce faisant, ils tentent de diviser le parti allié ? A quelle fin voudraient-ils que l’UFC se disloque ? Pour remettre en selle leur parti et reconquérir la place de parti leader ? On ne peut pas écarter catégoriquement l’hypothèse vu que Me Agboyibo a fait remarquer récemment que si son parti était majoritaire en 1994, et est devenu minoritaire quinze ans après, cela suppose qu’un autre parti peut aussi subir le même sort. Suivez son regard. Une conséquence est que le CAR ne supporte pas de bon cœur l’hégémonie du palmier, logique politique faut-il avouer mais en faisant remarquer très vite que cela ne peut pas être une raison pour saboter l’élan d’unité et de candidature unique. En ce qui le concerne, le CAR doit ravaler ses orgueils et ses prétentions pour rester attaché à la finalité du changement.

De son côté, l’UFC qui semble grisée et enivrée par ses vingt-sept députés à l’assemblée nationale et ses suffrages presque équivalents à ceux du RPT aux législatives de 2007, doit reconsidérer sa position et l’économie qu’elle fait du commerce avec les autres partis. L’obligation morale pour elle est non de se croire suffisante ou suffisamment populaire pour déguerpir le pouvoir inique d’en face. Rappel : quelle que soit la puissance de Rambo ou de van Damme, il a souvent et toujours besoin du coup de main d’un compagnon pour le tirer de situations délicates. Gilchrist Olympio et les siens ont besoin des autres forces démocratiques davantage parce que à situation particulière attitude particulière. Pour ce qu’ils sont dans notre pays, les scrutins n’offrent aucune garantie pour compter sur ses propres forces. La moisson est grande, il faut mobiliser tous les potentiels ouvriers pour la rentrer. 

Le temps presse : il faut clarifier la situation
A quatre mois du scrutin présidentiel, il est impensable que les électeurs des forces démocratiques ne sachent pas à quoi ils doivent s’en tenir quant au(x) candidats qui va (vont) porter leurs espoirs. Pour le grand nombre d’entre eux, c’est un candidat unique qu’ils veulent, qu’ils désirent et qu’ils exigent.
La balle est dans le camp du CAR et de l’UFC pour que très vite, ils lèvent le suspense sur la question, dissipent les épais nuages d’incertitude et de doute qui recouvrent leur projet commun. Après l’incident malheureux des 15 et 21 octobre, chacun des partis a réitéré, d’une manière ou d’une autre son attachement à l’idée de candidature unique. Dans ce cas, il est opportun de remettre l’ouvrage sur le métier et de situer les électeurs. C’est important parce que de cela dépend la suite du processus, en ce qui concerne les électeurs. De cela dépend la mobilisation des forces vives autour de l’alternance. De cela dépend en somme l’issue de la joute à venir pour les forces démocratiques. Plus tôt on tirera au clair la situation, plus grande sera la marge de manœuvre de l’opposition. Il faut du temps pour organiser les choses dans les différents états-majors, il faut du temps pour penser et réaliser le transfèrement des compétences individuelles vers l’état-major commun, il faut aussi du temps pour sonner le cor du rassemblement au sein des militants. Il y a donc du pain qui attend sur la planche. Le statu quo ne profitant qu’à Faure Gnassingbé, à son parti et à sa myriade d’associations génération spontanée qui quadrillent et occupent le terrain, y faisant ce qu’ils veulent, attirant les citoyens par l’argent facile dont ils les privent depuis quatre décennies.

Le temps n’est plus aux hésitations, ni aux rancoeurs ni au silence. Il faut crever l’abcès des incompréhensions et des frustrations pour aller de l’avant. Aucun orgueil ne doit empêcher celui-ci ou celui-là à faire amende honorable, à demander absolution afin de relancer la machine des forces démocratiques. Tout bien considéré, le CAR et l’UFC sont face à l’histoire. Ils sont engagés, n’importe comment, et le peuple les regarde. Il attend qu’ils prennent leurs responsabilités.
Nima Zara

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Réconciliation Faure Kpatcha : au nom des liens du sang
Les deux frères pourraient finalement résoudre leur brouille par un arrangement à l'amiable
Le 12 avril 2009, les Togolais se sont réveillés avec une tentative de coup d’Etat bien singulière. Le frère cadet du président de la République, Kpatcha Gnassingbé, est délogé de chez lui par les forces spéciales de l’armée. Il est rattrapé dans sa fuite, à l’ambassade des Etats-Unis. C’était le summum de la guerre fratricide que se livraient en sourdine les enfants de feu Eyadema pour le contrôle du pouvoir.

Poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat, Kpatcha croupit actuellement en prison dans l’attente d’un probable jugement. Mais depuis quelques semaines, le dossier, qui semblait traîner dans les couloirs de la Cour d’appel, rebondit de façon inattendue avec l’intervention de deux célèbres avocats français, Mes Stasi et Bournazel.

L’éventualité d’un procès est en train de s’éloigner au profit d’un arrangement familial. Kpatcha, d’après ses avocats, souhaite une solution non judiciaire à son problème. Si on peut y voir un aveu de culpabilité, cette proposition surprenante à la vue des charges qui pèsent sur l’inculpé n’en est pas moins une main tendue à son président de frère.
La question est de savoir comment ce différend familial, devenu une affaire d’Etat, va se dénouer en dehors des institutions républicaines. Cette crise étant considérée comme une affaire de politique intérieure, aucune capitale africaine n’a voulu intervenir officiellement. Reste à savoir si le président Faure accordera son pardon à son demi-frère.

Du coup, les avocats qui se sont constitués dans son dossier, ont ôté leur robe pour se mettre dans la peau de médiateurs. Il est possible que ce soit sur leurs propositions que Kpatcha a opté pour cette stratégie. Et si c’est effectivement le cas, ne sont –ils pas payés pour sauver la tête de leur client, par tous les moyens légaux ?

Ce règlement à l’amiable a l’avantage d’éviter la déchirure entre les deux frères. Toute chose que les adversaires politiques de Faure ne manqueraient pas d’utiliser aux fins de le déstabiliser. Une réconciliation, sous l’arbre à palabres, éviterait aussi le grand déballage d’un procès retentissant duquel personne ne sortirait indemne.

Au moment où le pays se prépare à l’organisation des élections, une cohésion plus forte dans les rangs de la famille donnerait plus d’assurance au jeune président dont le défi majeur est de se faire réélire, afin d’effacer cette image de président mal élu suite à une élection bâclée, qui a plongé le pays dans une crise de légitimité du pouvoir exécutif. Pour réussir ce pari, il faut bien commencer par ratisser au sein de son propre clan où l’image du père doit rester l’élément fédérateur.

Par Abdoulaye TAO Le Pays- www.lefaso.net


Affaire de tentative de coup d’Etat
Faure Gnassingbé refuse la « conciliation » avec Kpatcha
Le président togolais Faure Gnassingbé a refusé la demande de « conciliation » déposée récemment par les avocats de Kpatcha Gnassingbé, principal accusé dans le dossier de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat » au Togo, a appris samedi AfriSCOOP de sources concordantes à Lomé. L’ancien ministre de la Défense et député devra répondre de ses actes devant la justice.

Le brûlant dossier de « putsch de pâques » au Togo dans lequel Kpatcha Gnassingbé serait le « cerveau » sera réglé au pénal et non politiquement ni familialement. Ainsi en a décidé l’Etat togolais dont le collectif composé de cinq avocats : deux Togolais, un Béninois, un Sénégalais et un Français, a organisé un point de presse samedi à Lomé. « Quand les faits sont aussi graves que ceux dont nous avons connaissance (...), la procédure va jusqu’à son terme. Il n’y a plus de conciliation », a déclaré Me Gabriel Archange Dossou, Bâtonnier de l’ordre des avocats du Bénin.
Mardi, Me Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier du barreau de Paris et ses confrères Zeus Ajavon et Djovi Gally du Togo avaient annoncé que leur « client » souhaitait un règlement à l’amiable de cette affaire. « Je mandate ces avocats que je charge d’entreprendre une démarche de conciliation avec mon frère Faure Gnassingbé », a affirmé le député Kpatcha Gnassingbé dans un extrait du procès-verbal lu par son conseil. Une demande qui, selon les avocats, recevrait l’aval de la présidence. « L’Etat togolais n’a donné aucun signal de conciliation », leur répond sèchement le collectif pour qui, le dossier dépasse les compétences de Faure Gnassingbé. « Dès lors que la gravité des faits dépasse un certain seuil, même le chef de l’Etat ne peut pas arrêter la procédure en cours », a souligné Me Dossou. « Quand on ne se reproche rien dans une affaire, on ne demande pas une conciliation, on laisse la procédure aller à son terme et on se fait blanchir par la Justice », a-t-il ajouté.

Il n’a toutefois avancé aucune date pour le début de ce procès. Mais, le collectif des avocats de l’Etat togolais est revenu sur la question de la défense de Kpatcha Gnassingbé. « A ce jour, l’honorable Kpatcha Gnassingbé n’a pas d’avocats, parce qu’il s’est refusé à être assisté », a souligné Me Pierre Haïk, avocat au barreau de Paris avant d’ajouter : « Il est important qu’on mette un terme à cette polémique qu’il y aurait obstruction à la défense de Kpatcha. Au contraire, à notre qualité d’avocats de la République togolaise, nous souhaitons le plus fermement qu’il puisse avoir un conseil ».

Dans la nuit du 12 au 13 avril 2009, le domicile de Kpatcha Gnassingbé a été attaqué par des militaires conduits par Félix Kadanga, un proche de Faure Gnassingbé. L’ex-ministre de la Défense devenu député est accusé de vouloir déstabiliser le pouvoir acquis par son demi-frère en 2005, suite à une présidentielle particulièrement meurtrière. Quelques jours après, il est arrêté devant les locaux de l’Ambassade des USA au Togo, à Lomé et écroué à l’Agence nationale de renseignements (Anr) pour « tentative d’attentat contre la sûreté de l’État, groupement de malfaiteurs, rébellion, violences volontaires avec usage d’armes à feu et complicité de violences volontaires ». Trente-trois personnes (officiers supérieurs, officiers, sous-officiers et civils) dont des membres de la famille Gnassingbé qui règne depuis plus de 40 ans sans partage, de père en fils, sur le Togo sont actuellement en détention dans cette affaire.
 

Assouma sur le point de donner raison à l’UFC : Le RPT secoué par l’affaire Kpatcha
L’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat est au centre d’une grande manœuvre politique avec l’offensive politico-juridique du parti de Gilchrist Olympio.
Le 26 octobre 2009, l’UFC a adressé un recours à la cour Constitutionnelle aux fins de :
 
- Constater le dysfonctionnement des institutions judiciaire et parlementaires
-Faire injonction à l’institution judiciaire compétente d’introduire dans les 72 heures de la décision à intervenir une demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gnassingbé Kpatcha
-Inviter l’Assemblée Nationale régulièrement saisie à statuer dans les quinze jours de la reception de la demande sur l’immunité parlementaire du député Gnassingbé Kpatcha
- dire et décider que le nom respect de l’introduction de la demande ou l’absence de toute décision de l’Assemblée Nationale dans les délais entraîneront la libération pure et simple du député Kpatcha.
En fait, l’UFC veut tout simplement à travers la Cour Constitutionnelle amener les  autorités togolaises à se discréditer elles-mêmes. Il s’agit d’une stratégie politique bien mûrie et le fait que ce recours  coincide avec l’arrivée à Lomé du Bâtonnier de l’ordre des avocats de Paris débarqué à Lomé n’est sans doute pas fortuit.Après une série de  rencontres, le  «yovo»  assisté de ses  avocats nègres Ajavon Zeus  et Djovi Gally par ailleurs conseiller spécial du candidat Olympio animera une conférence de presse aujourd’hui. Apparemment, Me Charrière Bournazel est annoncé comme un fakir capable de faire ramper les autorités togolaises pour obtenir la libération de Kpatcha Gnassingbé.
La politique dit-on, c’est aussi l’art des opportunités.   L’UFC a été le premier parti à réagir lorsque l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat a éclaté.
Le vice président de l’UFC Lawson Patrick ne portait pas de masque  quand il se rendait au ministère de la défense pour  discuter avec  Kpatcha Gnassingbé. Ce n’était d’ailleurs pas un problème puisqu’on y voyait même un signe de réconciliation parce qu’au temps de Gnassingbé père, une rencontre à deux entre un Gnassingbé et un responsable de l’UFC était inimaginable.
Assouma Paniqué ?
Dès qu’il a pris connaissance du recours adressé par l’UFC, Aboudou Assouma aurait montré des signes d’inquiétude donnant l’impression qu’il n’y a plus d’autres issues que de donner une suite favorable à l’UFC. Selon des indiscrétions, le Président de la Cour Constitutionnelle  aurait cherché  à avoir l’avis du chef de l’Etat sur la question.  Certains estiment que c’était pour préparer le terrain à la libération prochaine Kpatcha.
En raison de ses accointances très serrées avec le député, le président de la Cour Constitutionnelle est l’objet de sérieuses suspicions  dans les milieux proches du pouvoir et ce depuis le début de cette affaire.
Dans cette affaire,  Assouma est confronté à un dilemme cornélien, ballotté entre sa sympathie pour  Kpatcha qui lui a rendu d’énormes services  et  la loyauté à l’égard du président de la République  à qui il doit sa nomination à la tête de la Cour Constitutionnelle.
Et depuis que cette Cour  a rendu une décision donnant en partie raison à l’UFC  qui demandait l’annulation du code électoral adopté unilatéralement par les députés RPT, M. Assouma  n’est plus en odeur de sainteté  au sein du parti au pouvoir. Il est même accusé de rouler pour l’opposition. Des juristes-maisons  ont fait remarquer que  selon l’article 104 la saisine  de la cour constitutionnelle ne peut avoir lieu que quand il s’agit d’une loi non encore promulgué. Le fait donc pour Assouma d’avoir fait semblant de ne pas remarquer cet aspect conforte cette appréhension. A plus forte raison, l’UFC qui a toujours réclamé la recomposition de la Cour Constitutionnelle évite depuis un moment d’évoquer cette institution lorsqu’elle parle de réformes constitutionnelles et institutionnelles. Au point que certains dans le sérail ne font plus mystère de leur souhait de le voir viré de la tête de la Cour Constitutionnelle avant qu’il ne soit trop tard. Surtout que c’est la même Cour qui aura à proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle.
Le RPT secoué
La récupération tapageuse de l’affaire Kpatcha par l’UFC ne laisse pas le RPT indifférent. Même s’il ne le fait pas remarquer, il n’en demeure pas moins que le parti au pouvoir  est dans  une situation plus que délicate. Déjà la multiplication d’Associations  de jeunes se réclamant de Faure Gnassingbé et qui n’hésitent pas à marquer leur  défiance à l’égard des membres du comité central et du Bureau politique du parti  pose un problème de gestion de la prochaine campagne électorale.  Et déjà, les sommités du parti éprouvent de sérieuses difficultés à amener les jeunes  «fauristes» qui s’agitent sur toute l’étendue du territoire à s’en remettre aux responsables du RPT  sous la bannière duquel Faure va briguer le prochain mandat présidentiel. L’offensive politico- juridique de l’UFC sur l’affaire Kpatcha constitue une  épreuve supplémentaire qui risque de mettre à rudes épreuves la cohésion de ce parti . Le secrétaire Géneral Esso Solitoki a un sérieux défi à relever. Va-t-il réussir à maintenir la discipline au sein du parti  pour continuer à gagner la confiance de son président ? 
La demande de la levée de l’immunité parlementaire réclamée par le parti de Gilchrist Olympio est un clin d’œil aux sympathisants du député Kpatcha Gnassingbé sur lesquels veut compter l’UFC pour en finir avec le pouvoir RPT. Et l’on semble assuré qu’un éventuel débat sur le cas Kpatcha à l’Assemblée nationale révélerait au grand jour, la division du groupe parlementaire  RPT entre Députés favorable au chef de l’Etat et ceux favorables à son frère cadet, ce qui en soit constituerait une occasion à exploiter par l’opposition en perspective de l’élection présidentielle.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’UFC Olympio surfe  sur  «l’Hypothèse Kpatcha»  en tenant de diviser  le RPT pour le  vaincre facilement. A l’UFC on considère Kpatcha comme étant détenteur d’une part importante du pouvoir d’Etat et que de ce fait, il draînerait de nombreux militants derrière lui.
Qu’on se le rappelle,. le 24 novembre 2007  lors de l’élection des membres du bureau de l’Assemblée Nationale, il s’était instauré un débat sur la suppression ou le maintien de l’alinéa 2  de  l’article 10 ancien du règlement intérieur de l’Assemblée  «En aucun cas,un groupe parlementaire ne peut occuper deux postes successifs». Lors d’une suspension de séance, les responsables de l’UFC ont discuté à huis clos avec Kpatcha Gnassingbé et après avoir reçu les assurances du député que Lawson Patrick avait qualifié ‘’d’honorable député du RPT et pas des moindres’’ ont adhéré à la suppression de l’alinéa en question avec l’assurance que Kpatcha allait mobiliser ses députés pour offrir le poste de Vice présidence de l’Assemblée  l’UFC mais il n’en a rien été.

En utilisant Kpatcha Gnassingbé contre son propre parti, l’UFC y voit un moyen inespéré pour déposséder  le RPT et le clan Gnassingbé du fauteuil présidentiel. Mais le revers de la médaille, c’est que  Kpatcha se fera l’image d’un traitre qui s’allie à l’adversaire pour faire disparaître le parti créée par feu son père..   
A. S. - LE REGARD 



dysfonctionnement au sommet de l’Etat : Entre le Col Titikpina et M. Faure Gnassingbé, qui gouverne au juste le Togo ?
Ce qu’on peut convenir d’appeler dysfonctionnement au sommet de l’Etat, nous amène aujourd’hui à interpeller les autorités pour qu’elles disent aux Togolais, qui  d’entre le Ministre de la sécurité et de la protection civile et son supposé supérieur hiérarchique en tant que chef de l’Etat et chef suprême des armées, dirige réellement ce pauvre Togo. Pour illustrer nos inquiétudes, seulement trois cas que nous avons choisis de mettre dans la balance et ce, dans l’ordre chronologique.
Lorsqu’en août 2008, le corps du politologue, journaliste et historien Atsutsè Agbobli, (pauvre de lui !) se retrouva à la plage de Lomé en face du Foyer des Marins, inanimé, alors que rien ne semblait le prédestiner à une pareille mort, ce fut dans la même nuit de cette découverte macabre, que, dans la précipitation et sur initiative personnelle, paraît-il, le Colonel Mohamed Atcha Titikpina griffonna personnellement sur du papier, un communiqué dans lequel il portait à la connaissance des Togolais et, tenez-vous bien, de la famille du défunt aussi, la «cause probable» du décès de leur compatriote et fils : Il se serait suicidé, car disait le communiqué, il aurait déjà tenté de le faire chez lui sans y parvenir, en ingurgitant des substances nuisibles à la santé.
Voilà ce qu’on peut dégager dudit communiqué qui n’aura passé qu’une seule fois, et ce fut au journal de 20 heures à la TVT. Ce qui explique bien que le sérail s’était rapidement rendu compte du caractère déplacé, impromptu et fortement compromettant d’une pareille révélation. Compromettant, faut-il le souligner, car quelques mois plus tard, un journal international révélera un autre élément tout aussi compromettant pour le régime : il s’agissait d’une affaire de «présentation de condoléances du chef de l’Etat à l’un des jeunes frères du défunt, ancien ministre et membre du RPT, au cas où l’on ne retrouverait pas Kokouvi Atsutsè vivant » alors que les recherches se poursuivaient  et que la découverte du corps de M. Atsutsè Agbobli n’avait pas encore été annoncée par le Ministre de la sécurité.
Les Togolais apprendront plus tard par le biais de la presse que cette sortie cavalière de l’ancien patron de la garde présidentielle du temps du Gal Eyadèma, n’avait pas du tout été appréciée par la Présidence de la République. Sous d’autres cieux, en plus du licenciement pour faute grave, l’audacieux ministre mériterait d’être mis au frais et pourquoi pas, traduit devant la justice, car cela était révélateur d’une certaine « incompétence et d’un manque de professionnalisme ». Mais comme on est au Togo, …
Beaucoup de Togolais n’avaient pas compris que plus de 15 mois après une telle maladresse venant d’un haut gradé de l’armée et qui plus est, un haut fonctionnaire de l’Etat, ce monsieur soit toujours maintenu à ce délicat poste où des failles sont toujours perceptibles dans la gestion dudit ministère. Nous n’en voulons pour preuves que les deux derniers braquages en plein jour et dont l’un aura coûté la vie à deux soldats togolais.Nous n’en voulons pour autre preuve que l’absence notoire et chronique de la police nationale aux feux tricolores en détresse et parfois même « en panne sèche » dans la capitale. D’où des cafouillages monstres qui ne disent pas leur nom, comme s’il n’y avait même pas de corps de police au Togo. A certains carrefours et dans pareils cas, ce sont des civils qui s’offrent volontairement pour une partie de la journée à réguler la circulation et éviter les bouchons.
Au début du mois d’octobre écoulé, ce fut, ironie du sort, celui qui n’avait pas pu être sanctionné par la hiérarchie pour faute grave, qui sanctionna  un autre colonel comme lui. Il s’agit du Col Mateindou Mompion, Directeur Général de la Police Nationale qui serait mis aux arrêts de rigueur. Nous l’évoquions dans l’une de nos parutions. Selon certaines informations, le Col Mompion aurait été accusé de s’être rendu à la Présidence de la République pour y faire un rapport sans l’autorisation de son ministre de tutelle. Cet arrêt de rigueur aurait pour origine « une insubordination », a-t-on appris. Mais dans notre analyse, nous avons choisi de nous en tenir à la piste qui nous intéresse. Cela nous permet de poser la question de savoir, si c’est malgré lui, que le chef de l’Etat a gardé le silence sur une telle sanction encourue par le DG de la Police Nationale ou si c’est avec son aval.
La parution du 29 octobre dernier  de notre confrère «Forum de la Semaine» annonce à sa une : « Pour avoir obéi aux ordres du chef de l’Etat, un commissaire de police est mis aux arrêts de rigueur par le Ministre Titikpina». Décidément Monsieur le Ministre adore les arrêts de rigueur et à cette allure, les Togolais risquent de se retrouver tous aux arrêts de rigueur un jour. Cette affaire-ci concerne un agent dont le chef hiérarchique se trouve être celui-là qui est ou était aux arrêts de rigueur depuis le début du mois d’octobre. Il s’agit d’un Commissaire de police, le Commissaire Dotsè qui officie au commissariat de la ville de Notsè.
Pour résumer, disons qu’à l’occasion de l’inauguration du nouveau pont d’Amakpapé,  il aurait reçu des ordres du Col Titikpina d’éloigner autant que possible la foule, dans le cadre du maintien d’ordre. Face à l’ardeur et au zèle du Commissaire et de ses agents, selon le confrère se référant à des témoignages, ce fut le chef de l’Etat en personne qui envoya ses escortes pour calmer l’ardeur du commissaire Dotsè, après que l’attaché de presse de la présidence s’y est essayé une fois déjà. A la fin de la cérémonie au départ du chef de l’Etat, selon les témoins, (nous citons le confrère), le Ministre Titikpina interpelle le Commissaire pour savoir la raison de « sa passivité momentanée». Alors, le Commissaire lui explique que d’abord l’attaché de presse du chef de l’Etat, était passé le voir, suivi des escortes du chef de l’Etat qui lui ont dit « d’arrêter de renvoyer les gens ». « Moi, le Ministre, je te donne des instructions et toi tu écoutes ces petits ? Tu viens me voir à Lomé ! », aurait déclare le ministre, selon les témoignages. Sur décision du ministre, le Commissaire serait enfermé à la Direction générale de la police à Lomé après être passé voir le Tout-puissant Ministre.
Il faut relever que les Togolais sont en présence d’un Ministre qui se croirait au-dessus du chef de l’Etat ou se met au-dessus de lui; donc, n’aurait pas d’ordre à recevoir de lui, ni de son entourage. Si le Col Titikpina doutait de la sincérité des déclarations du Commissaire Dotsè, et s’il était un bon Ministre, un grand responsable, il devait s’en remettre au chef de l’Etat en cherchant à savoir si c’était lui qui avait demandé de tempérer d’ardeur vis-à-vis de la foule des curieux.
Alors, au regard de tout ce que nous venons de passer en revue et que nous avons sélectionné parmi d’autres événements depuis que le Ministre est à ce poste, justement pour faire court, on est en droit de se demander: entre le Col Titikpina et M. Faure Gnassingbé, qui gouverne au juste le Togo et qui doit recevoir des ordres de son prochain? Les Togolais voudraient bien savoir. On a l’impression d’assister à une certaine passivité de la part du premier Magistrat togolais dont beaucoup d’observateurs disent qu’il craindrait le Col Mohamed Atcha Titikpina comme la peste. Vrai ou faux ? E pour quelle raison?
Il revient au chef de l’Etat de démontrer le contraire aux citoyens. On ne le dira jamais assez, on est chef de l’Etat ou on ne l’est pas ! Le poste de président de la République n’est pas un poste où l’on atterrit pour se dire : « je vais essayer voir ». Un peu d’ordre dans la maison car, cela fait honte que les diplomates accrédités dans notre pays  ainsi que tous les hauts fonctionnaires étrangers découvrent ces travers ainsi que cette faillite dans la gestion de la nation.                                         
Alain Simouba - Liberte Hebdo


Présidentielles 2010 : Querelles entre les partis d'opposition.
L'alliance que tentent de faire les deux partis d'opposition le CAR et l'UFC vient de prendre un grand coup cette semaine. Le CAR du Premier ministre Yawovi Agboyibo a déclaré mercredi à la presse que Gilchrist Olympio (UFC) n'est pas un rassembleur dont les forces démocratiques ont besoin pour mettre fin au « système RPT » en 2010.
C’est à la suite de propos tenus par Gilchrist Olympio lors d’une émission radio que le Comité d'action pour le renouveau (CAR) réagit ainsi. Le parti de Me Yawovi Agboyibo se dit consterné lorsque le leader de l’Union des forces de changement (UFC) estime que l’idée de candidature unique est non essentielle. Gilchrist Olympio a déclaré qu’un parti qui a un état major, une structure et un programme ne peut pas céder sa place à un autre parti.
Des propos qu’au CAR on assimile à un faux-semblant ou à de la malhonnêteté de la part du leader de l’UFC. « Nous sommes consternés de savoir que sans attendre le résultat des travaux qu’on a confiés à cette commission, monsieur Gilchrist, au mépris du travail que nous avons fait, se lance en tant que seul candidat en demandant aux autres de venir se greffer sur lui, s'emporte Jean Kissi, le secrétaire général du CAR. L’acte qu’il vient de poser démontre qu’il n’est pas le rassembleur que le Togo attend pour le délivrer. Par conséquent nous devons continuer le travail pour chercher celui qui pourra rassembler toutes les forces et plus, -de l’alternance-, pour que la chose soit faite en 2010».
Depuis janvier, le CAR et l’UFC, les deux partis de l’opposition parlementaire, tentent une alliance qui devrait aboutir à la désignation d’une candidature unique pour la présidentielle de 2010. Une volonté  affichée par les deux partis, mais dont la lutte pour le leadership divise encore à quatre mois de l’échéance électorale.
Source : www.rfi.fr 
Photo : Issouf Sanogo/AFP

Rawlings appelle à des élections libres et transparentes
L'ancien président ghanéen, Jerry John Rawlings, a appelé à des élections libres, transparentes et apaisées au Togo, selon un communiqué publié lundi par son cabinet, après une rencontre de deux heures avec une délégation de femmes togolaises, dirigée par la député Isabelle Ameganvi.
Il a également affirmé que la communauté internationale et les organisations de la Société civile devraient appuyer ce pays de l'Afrique de l'Ouest dans ce cadre.
Cependant, Rawlings a affirmé qu'il avait confiance en la capacité du président Faure Gnassingbe à organiser des élections crédibles, étant donné les assurances qu'il avait reçues de ce dernier à chaque fois qu'ils se sont rencontrés.
M. Rawlings a appelé tous les acteurs des prochaines élections à s'assurer que celles-ci se dérouleraient dans une atmosphère de paix et de respect pour l'Etat de droit.
Le communiqué a annoncé que l'ex-président a aussi appelé tous les acteurs à garantir la création d'organes chargés de contrôler l'intégrité du processus électoral à travers lequel tous les Togolais devront respecter les résultats finaux.
En dépit du défi auquel il fait face,(Gnassingbe), c'est une opportunité exceptionnelle pour lui de gagner la confiance de la communauté internationale et de la population togolaise en écartant les méthodes qui pourraient mettre en péril l'intégrité du processus électoral, a affirmé Rawlings.
Ameganvi a briefé l'ancien président sur la situation au Togo et l'a appelé à appuyer l'organisation sans heurt des élections en usant de son influence d'homme d'Etat respecté dans la région pour promouvoir la paix et la sécurité à travers la création d'une commission conjointe Ghana/Togo pour suivre et gérer les questions de sécurité lors de la course aux élections.
Elle a affirmé que les élections précédentes avaient été marquées par la violence et une atmosphère de peur et d'intimidation. Elle a également noté qu'il était impératif que les prochaines élections se déroulent sans incident pour que les électeurs ne soient pas dissuadés de se rendre dans les bureaux de vote.
Accra - Pana

Le dernier avertissement de Faure à la FTF
Le président Faure Gnassingbé a mis en garde samedi la Fédération togolaise de football (FTF) et prévenu ses membres. « C’est la dernière fois qu’il nous créent des problèmes », a-t-il déclaré.
Le chef de l’Etat s’exprimait lors du passage à Lomé du trophée de la Coupe du Monde 2010 qui se déroulera en Afrique du Sud.

Après les mauvais résultats enregistrés par l’équipe du Togo face au Cameroun et au Japon et les cafouillages dans la préparation des matchs, la patiente de Faure semble à bout. Un sentiment partagé par une immense majorité de la population.

« Il faut que notre football retrouve sa sérénité, il faut que les responsables de notre football comprennent qu’ils servent un sport, qu’ils servent une Nation. Ils doivent laisser leurs petites querelles dans les vestiaires ; c’est dérisoire face aux enjeux du football dans notre pays », a déclaré le président togolais.

« Notre pays regorge de nombreux de talents et je reste convaincu que si les structures adéquates sont mises en place et que les responsables de la Fédération consacrent davantage de temps à gérer le football, ces talents pourront s’exprimer »

Faure Gnassingbé a lancé un ultime appel à la FTF. « C’est la dernière fois que ses membres nous créent des problèmes. Nous avons trop perdu du temps, je voudrais qu’à l’image du Togo qui se réconcilie et se relève, le football suive le même chemin » a averti le chef de l’Etat.

Source : republicoftogo.com

Faure Gnassingbé salue le trophée du Mondial et demande la sérénité à la FTF
Le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé a organisé, samedi à la présidence de la République, un accueil officiel au trophée de la Coupe du Monde, peu après son arrivée à l'aéroport international Gnassingbé Eyadèma, dans sa tournée à travers le monde pour enfin atteindre l'Afrique du Sud, a constaté l'Agence Xinhua.

Le trophée quittera le Togo dimanche au terme des manifestations à la sablonneuse plage de la capitale togolaise, incluant une émission en directe avec le trophée à la télévision nationale et une caravane.

Devant quelques centaines d'invités de haut rang, Faure Gnassingbé s'est félicité de l'étape togolaise de la tournée du trophée et surtout du fait que c'est l'Afrique du Sud qui organise l'édition 2010 de cette compétition.

Il a souligné que les Africains ont longtemps ressenti la non organisation de la Coupe du Monde sur le continent comme une injustice, émettant le voeu que, l'Afrique abritant pour cette première compétition, le trophée soit remporté par un pays africain.

Faure Gnassingbé a déclaré devoir saisir l'opportunité de la cérémonie d'acceuil du trophée de la Coupe du Monde pour souligner l'urgence que le football togolais retrouve sa " sérénité".

"Il faut que les responsables de la Fédération togolaise de football (FTF) comprennent qu'ils servent un football et une passion", a déclaré le chef de l'Etat togolais, faisant allusion à une interminable crise de personne et d'insubordination au sein de cette corporation et qui sape le rayonnement de l'équipe nationale, les Eperviers.

Selon Faure Gnassingbé, les responsables de la FTF "doivent savoir que dans les moments importants, ils doivent laisser dans les vestiaires les ressentiments qui sont dérisoires".

Il a relevé que le football togolais aurait connu de plus beaux jours, "si des structures adéquates étaient en place et que la FTF consacrent plus de temps à gérer le football ".

Faure Gnassingbé a annoncé devoir lancer un appel à la FTF, soulignant que " trop de temps" a été déjà perdu, mettant en garde que c'est la dernière fois que les membres de la Fédération créent de crise au football togolais.

Les crises répétées ont déséquilibré et retardé l'équipe nationale de football, les Eperviers, qui a hypothéqué sa chance de qualification pour la Coupe du Monde 2010 dans le groupe A avec le Maroc, le Gabon et le Cameroun. Elle s'est fait battre (0-3), au dernier match capital à cet effet, par le Cameroun.
Source: xinhua

Chirac, l'ami de l'Afrique qui ne supporte pas l'odeur des africains à Cotonou
En écoutant Jacques Chirac aboyer à Cotonou sur la nocivité des médicaments de la rue, on serait tenté de dire qu’il est, sinon tombé sur la tête, tout au plus victime d’une insolation consécutive à sa trop grande fréquentation de l’Afrique et son implacable chaleur. Mais la vérité serait tout autre : c’est homme souffrirait de rage.Les journalistes ont coutume de dire que quand un chien mord un homme, ce n’est pas de l’information. La race canine a été génétiquement programmée pour le faire.
Par contre, l’inverse, c'est-à-dire un homme croquant à belle dent la gueule d’un chien, est un fait insolite qui mérite d’être connu. Mais qu’en est-il lorsqu’un chien mord son maître ? Et quand vous saurez que ce molosse s’appelle Sumo, qu’il est le compagnon fidèle d’un ex-grand homme nommé Jacques Chirac, cela mérite quelques observations.
Après l'élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007, le couple Chirac a quitté le palais de l'Elysée pour un appartement du Quai Voltaire, en bord de Seine, prêté par un membre de la famille libanaise Hariri. C’est là qu’en janvier dernier, Sumo mordait l’ex-chef d’état dans une subite crise de démence et se voyait prescrire des anti-dépresseurs. Cela ne s’invente pas !...
Quelques mois après cet attentat canin, à deux reprises, l'animal a mordu l'ancien chef d'Etat. Aujourd’hui la bête a été placée dans un centre de rétention. Apparemment, le départ de l’Elysée, où le chien se plaisait beaucoup, pour un autre lieu de vie dans la capitale a été fatal à la santé mentale de Sumo. Une perte de repère qui l’a entraîné dans une spirale de violence que la chimie médicale n’a pas réussi, visiblement, à enrayer. Le chien est aujourd’hui placé dans un centre de rétention.
Quid de l’ex-président toujours en liberté malgré des crises évidentes de delirium tremens ? La preuve : l’ancien président français, Jacques Chirac, depuis Cotonou vient de lancer un appel à l’éradication des médicaments de la rue en Afrique. Qu’attendre des prescriptions du Dr Jacques Chirac contre ce fléau ? C’est bien connu : le recours aux médicaments de la rue, au-delà parfois de l’ignorance, se nourrit d’abord et avant tout de l’extrême précarité, de l’indigence. Au demeurant, combien de malades contraints, hélas, de se soigner selon leurs moyens, sont-ils conscients des dangers auxquels ils s’exposent en achetant des produits du "pharmacien" ambulant ?
Et puis soyons sérieux : le Coatem, une molécule d’origine chinoise sensée lutter avec beaucoup de bonheur pour l’instant contre le paludisme, coûte 1500 FCFA dans la rue. A la pharmacie, il vaut 5000 Fcfa. Combien de camerounais, combien d’africains peuvent se payer une tablette de ce produit qui n’est pas vendu en détail ? Et quand on vous aura dit que le Coatem de la pharmacie et celui de la rue se ressemblent comme des frères jumeaux, que le pharmacien ne fait que traverser la rue pour s’approvisionner à 1500 Frs pièce et replacer le produit dans son officine à 5000 Frs pièce, que faut –il en déduire ?
En réalité, la frontière entre l’officine, l’hôpital et la rue est tenue. Les médicaments y circulent dans tous les sens : du fournisseur d’Etat à l’hôpital et de l’hôpital à la rue. Le patient ne fait que changer de trottoir, mais c’est le même produit qu’il s’offre, avec l’avantage de l’acheter en détail dans la rue. Mais au juste : y a-t-il un pharmacien à l’officine ? C’est connu de tout le monde, les pharmacies sont laissées aux vendeuses sans qualification. Elles se défoulent alors dans un trafic de proximité qui rapproche dangereusement la pharmacie du trottoir de celle ayant pignon sur rue.
Pauvreté et médicaments de la rue, pauvreté et automédication. Voilà donc des sujets de préoccupation majeurs qui méritaient une grande attention à la réunion de Cotonou. L’un dans l’autre, ce n’est pas la recrudescence des médicaments de contrefaçon qui a détériorée l’espérance de vie des africains. Hier comme aujourd’hui, un camerounais qui atteint 50 ans doit commander une messe d’action de grâce, car entre la pauvreté et le paludisme, il n’a guère que le choix de la roulette russe : pile tu meurs, face tu meurs, alors ?
Alors il semble que le combat de Chirac est ailleurs. Il résonne comme le cheval de Troie d’une Europe inquiète de l’avancée multisectorielle chinoise. Car c’est vrai, les petits hommes jaunes sont là avec leurs onguents qui prétendent guérir tout. Ils sont au cœur d’une filière dont les ramifications se retrouvent dans les pays d’Asie en direction de l’Afrique mais aussi de l’occident.
Autant l’Afrique est un déversoir bon marché pour produits pharmaceutiques prohibés venus des pays du Nord, autant elle est poreuse aux médicaments chinois qui représentent beaucoup, du bon vieux « freedoom balm » à « makata tumita » en passant par « small no be sick » et tant d’autres… Difficile d’avoir des statistiques, mais les laboratoires du nord s’en inquiètent et payent grassement les voix autorisées pour inciter les africains à tourner le dos aux médicaments de la rue, un terme générique qui englobe tout : plantes médécinales africaines, génériques, produits de contrebande et pharmacopée chinoise.
Pourtant l’Afrique est un continent délaissé, sans grands moyens de soigner ses propres maladies. Les bourses garnies et les médicaments modernes se trouvent au Nord, alors que la majeure partie de ceux qui en ont le plus besoin, se concentrent au Sud, totalement appauvrie. Chirac peut continuer à aboyer : ni son chien, ni les africains ne l’entendent de cette oreille. Ont-ils le choix ? Autant que les crocs de Sumo, la misère à la dent dure…
Camer.be : Edouard Kingue
Photo de Chirac : news.doctissimo.fr

 

UNE SEMAINE JOUR POUR JOUR APRES L’APPEL DE COTONOU DE LA FONDATION CHIRAC…

Le lundi 12 Octobre 2009 au Palais des Congrès de Cotonou a eu lieu l’appel de Cotonou contre les Faux Médicaments, en présence du Chef de l’Etat Béninois, Boni YAYI ainsi que de plusieurs autres Chefs d’Etats Africains (Afrique de l’Ouest) conviés à cette rencontre internationale par LA FONDATION CHIRAC de l’Ancien Président Français Jacques Chirac également présent à cette grande messe médicale, qui sonne le glas du trafic des médicaments contrefaits.
En se déplaçant en personne à Cotonou pour lancer cet appel, le Président Chirac, non seulement s’inscrit dans la droite ligne des Objectifs de sa Fondation, mais aussi donne un signal fort à ceux qui créent et entretiennent ces réseaux mafieux de vente de Faux Médicaments en Afrique, second trafic criminel derrière celui de la drogue qui fait brasser des milliards selon les sondages.
L’enjeu de cet appel, est fondamentalement, de combattre sous tous ses aspects ce commerce frauduleux qui n’a pas cessé de faire des victimes sur le continent noir.
 
Mais bien avant ce recentrage du débat, un état des lieux s’impose afin de voir comment les acteurs impliqués à divers niveaux vivent et conçoivent cette pratique, du fabricant aux consommateurs en passant par les vendeurs et autres intermédiaires. J’ai fortuitement rencontré une jeune dame, en Master de Management des Entreprises dans une Grande Ecole à Cotonou, à qui j’ai demandé de me parler un peu, quand je l’ai jointe au téléphone, de ses recours ou itinéraires thérapeutiques quand surgit un mal aussi bénin soit-il dans sa vie. Elle m’avoue que le sujet semble assez intéressant et d’actualité et qu’elle préfère pour ne pas biaiser ses propos, parce que très occupée quand je l’ai eue, me faire signe plus tard. Ma surprise a été totale et mes interrogations nourries quand elle m’envoie par email ce message, mieux, ce témoignage poignant, que j’ai décidé de partager avec vous, avec son assentiment bien sûr. Je vous livre donc in extenso son message.
 
‘Les médicaments frauduleux ou les faux médicaments selon la compréhension que nous en avons ou le bord où l’on se situe nous interpelle tous, autant que nous sommes et c’est ce qui explique d’ailleurs le fait qu’on en parle tout le temps et qui justement à conduit à cet appel de Cotonou, fortement médiatisé, lancé par la Fondation Chirac, le 12 Octobre passé, en présence de Chefs d’Etat, de décideurs politiques, partenaires au développement, hommes de sciences, bailleurs de fonds, investisseurs, universitaires et chercheurs et bien d’autres acteurs des diverses couches sociales, impliqués directement ou non dans les problèmes de santé publique et surtout dans ce nouveau combat contre les faux médicaments.
 
Toutefois, il serait dans le fond ‘idiot’ d’ignorer la ‘douteuse’ fiabilité de ces produits qui pillulent à tous les coins de nos rues et marchés et distillent un sentiment de bien être, de réconfort bon marché en période d’invalidité physique de toute sorte. Ces ‘pharmacies par terre’ comme on aime bien l’appeler ici font corps avec notre quotidien et formate nos choix thérapeutiques sans qu’on se rend compte, du charpentier du quartier, aux bonnes dames du marché de Tokpa (Grand Marché International de la Sous-Région) en passant par les braves Zémidjan ou conducteurs de taxi moto, sans oublier le petit fonctionnaire de l’Etat…des conséquences fâcheuses et néfastes de l’utilisation de ces produits ‘kpayo’ ou contrefaits sur notre santé, qui n’a pas de prix dit-on. Mais le paradoxe ou drame humain qui se vit tous les jours chez nous en Afrique, est que notre santé est protégée quelque soit le prix, y compris celui de la ‘turpitude humaine’ : le choix dans la thérapie du mal, de la ‘poison douce et lente’ pour guérir ce mal.

Mais tout se passe comme si devant le drame perpétuel, la logique, la seule qui doit prévaloir, est celle la moins coûteuse, en un mot, celle qui ne renforce et ne stigmatise pas davantage notre misère. Je ne vois pas le Directeur d’une quelconque société d’Etat ou un Ministre de la République se complaire dans une telle pratique que sa ‘position’ sociale fustige d’ailleurs. Mais plutôt que de vous parler des autres, que je connais à peine, je préfère vous parler de ma propre logique dans mes choix thérapeutiques.

L’expérience m’a donc montrée, sinon confortée que nonobstant leur douteuse provenance (Nigeria voisin pour la plus part) et qualité, les Faux Médicaments jouent un rôle, ma foi non négligeable dans les cures thérapeutiques au Bénin, comme un peu partout sans la sous région. Et c’est bien pour ça, parce qu’ils sont ‘utiles’ que fabricants et vendeurs arrivent à les mettre sur le marché et à les écouler très facilement, sans subterfuge et qu’un tel trafic perdure malgré les fronts ouverts contre eux. Je donnerai ici quelques exemples personnels et loin de moi l’idée de semer des doutes dans les esprits, d’être réfractaire ou partisane. Je me considère tout simplement comme prise en otage par une pratique de par ma condition sociale, ici et maintenant dans cet univers où le destin m’a reléguée.
En effet, dès ma puberté, mes premières menstruations ont commencé avec de violentes douleurs pelviennes avec une évidence déconcertante : voici ce que va être mon calvaire de femme, ma souffrance, ma croix mensuelle. Je me suis donc malgré moi inscrite à l’école des règles douloureuses avec la gestion des douleurs comme matière fondamentale. Les douleurs étaient si violentes que je pouvais à peine me tenir debout et pour atténuer la douleur, je prenais la prescription de mon gynécologue, censée me redonner espoir : le puissant analgésique ‘Viséralgine Forte’ malgré ma bourse à la pharmacie, parce que homologué et réglementé comme produit, donc efficace, autorisé.

Mais au fil du temps, je remarquai qu’en dépit de la prise de ce médicament, les douleurs étaient toujours telles, peut-être à cause de l’accoutumance car ‘il n’adoucissait’ plus mon mal. Puis un jour, une proche m’a parlé d’un médicament pas trop cher, bon marché vendu par les ‘bonnes dames’ qui tiennent des ‘pharmacies par terre’, un produit dont le nom inscrit sur l’emballage est ‘Sudex’ mais à qui on a donné le nom local de ‘Zémidjan’ en référence à ces conducteurs de taxi moto de Cotonou dont le dur labeur recommande une santé à toute épreuve. D’ailleurs, assez évocateur, le bonhomme sur l’emballage porte une chemise jaune qui symbolise l’uniforme de cette corporation. Ce médicament, je le prenais à 25 FCFA (1 Euro coûtant environ 650 FCFA) l’unité. J’en prenais donc deux comprimés qui arrivaient à calmer automatiquement mes douleurs. Plus tard, une copine me parla d’un autre produit appelé ‘Ibucap’ médicament non homologué comme ‘Sudex’, au même prix que j’utilise jusqu’à ce jour, depuis plus de 10 ans.
 
Aussi, quand mon enfant qui a actuellement 3 ans, à 15 mois s’est-il senti mal et qu’on l’a amené au centre de santé, le Médecin traitant lui a prescrit une pléthore de produits que nous lui avons pris à la pharmacie, son père et moi, mais l’ennui c’était qu’il refusait de les prendre, ce qui n’arrangeait pas son état. En plus, il avait des candidoses buccales qui ont investi sa bouche qu’on essayait de guérir avec du ‘Fleming’, un puissant antibiotique pris sur ordonnance à la pharmacie mais rien n’y fit pendant plusieurs jours malgré sa prise régulière.
 
Je me rappelais que moi-même j’en souffrais depuis mon jeune âge aussi et ma mère m’a toujours traité avec le ‘Riborich’ qui se révèle être un ‘Faux médicament’ aussi vendu à 100 FCFA la plaquette de 10 comprimés.
Mais vu que l’état de mon bébé ne s’améliorait pas malgré les jours qui passaient et les produits pharmaceutiques homologués utilisés, sans oublier le fait qu’il n’a que 15 mois, je n’osais pas le mettre sous’ Riborich’ mais c’est sans compter avec l’envie d’en finir avec ces maux, ces douleurs (il pleurait tout le temps) qui pris le dessus et m’obligeai à lui en donner.
Je lui ai donc administré un demi comprimé et après deux jours de traitement (matin et soir) le ‘miracle s’est produit’, les candidoses ont disparu.
Mais devrais-je, in fine, à la lumière de tout ceci attester que les ‘Faux Médicaments’ ont une efficacité sans pareil ? Ils ne sont pas certes homologués pour plusieurs raisons, le dosage des molécules rentrant dans leur fabrication surtout, mais à bien d’égard, ils m’ont soulagé comme les plantes médicinales ou les infusions et décoctions, les breuvages à bases de racines et feuilles médicinales qui depuis la nuit des temps rythment notre quotidien et s’alternent avec les produits du ‘sorcier blanc’ trop cher mais qu’on demande à la vielle vendeuse de boule d’Akassa de Tokpa de prendre désormais quand elle est malade. Tout comme ces ‘Faux Médicaments qui enrichissent les uns, empoisonnent les autres ou les guérissent, le ‘Amassi’ littéralement l’eau de la feuille pour parler des tisanes que des bonnes dames préparent et vendent d’ailleurs au bord de la voie, a une posologie ‘à vue d’œil’ et les molécules présentes ne sont pas contrôlées par une institution de normalisation, pour éviter des effets indésirables pouvant conduire jusqu’à l’empoisonnement progressif ou la mort.
En se limitant juste au pouvoir d’achat du malade, le choix est vite fait entre une logique conduisant à tel ou tel autre choix dans l’itinéraire thérapeutique des malades.
Et s’il est vrai qu’un médicament acheté en pharmacie est plus sûr, il est vérifié que parfois, son efficacité est parfois lente, sujette à caution ou non adapté à notre réalité peut-on se hasarder à dire. On veut bien croire que l’accoutumance des agents envahisseurs et corps étrangers finit par handicaper notre organisme et le fragiliser mais de toutes les façons entre deux maux, il faut choisir le moindre.
Il ne faudrait pas aussi oublier que le pouvoir d’achat induit telle ou telle logique qu’il faille minutieusement analyser sous d’autres angles afin de finir par harmoniser le déséquilibre présent actuellement dans les systèmes des soins de santé et arriver à un juste milieu qui permet par exemple, comme le dit mon mari d’opter pour son ‘Fébrilex’ acheter à 360 FCFA (4 comprimés dans la boite) à la pharmacie, en plus du coût, est très efficace, en lieu et place de ‘Vervex’ que lui a toujours prescrit son Médecin et qui coûte 10 fois plus cher.
 
En somme, les habitudes des gens de la haute société contrastent avec une pratique sanitaire ‘d’ailleurs’ où produits tel médicament est dit pour les riches, vrais et tel autre faux, génériques (Initiatives de Bamako) pour les pauvres. Deux univers, deux logiques différentes qui se côtoient et se défient. Un clivage assez récurrent qui oppose dans une autre mesure les maladies graves ou maladie du blanc comme les cancers, l’hypertension artérielle, l’hémophilie, les maladies des yeux et bien d’autres que la conscience collective accepte comme des maux que les médicaments de la rue ne soignent pas. Par contre, les maladies chroniques ou bénignes sont les plus sollicitées dans ce trafic des médicaments factices.
 
Tout le monde sait combien valait à ses débuts la trithérapie pour un malade de la pandémie du Sida et ce que cette même trithérapie après moult combats et débats coûte pour l’Etat, le contribuable, le malade et ses collatéraux aujourd’hui.
 
Que sait et retiennent en définitif le bon peuple, les anonymes qui vivent et meurent (à la maison ou à l’hôpital qu’il soit privé ou public ou privé), tous les jours de l’Appel de Cotonou lancé par le Président Chirac, qui, rappelons-le n’est pas en odeur de sainteté dans plusieurs capitales africaines qui ont nourri et habillé la France-Afrique. La preuve, même dans 10 bonnes années les habitudes seront à coup sûr toujours les mêmes. Hier j’ai croisé la vendeuse ou Dr. de la Pharmacie Trottoir de mon quartier au Marché International de Topka, plaque tournante de ce trafic, en train de se ravitailler chez des grossistes et semi-grossistes. Je ne me suis pas permise de ne pas la saluer car bien de fois, elle m’a redonné espoir et goût et à la vie, a ‘ressuscité mon enfant’ et en attendant ma probable ascension sociale, seule garantie probable de mon sevrage d’avec cet itinéraire thérapeutique qui nous rapproche, curieuse destinée de bien de mes frères et sœurs de sous les tropiques.
 
A qui profite cet appel de Cotonou, seul l’avenir le dira. Et si mes douleurs n’ont pas eu raison de moi, si la vie ne me réserve pas des surprises qui orientent autrement mon itinéraire thérapeutique, si…, alors je témoignerai…encore, et encore…’
 
Debbie.
 

CENI : Issifou Taffa Tabiou élu à la tête de la CENI de façon "consensuelle"
Issifou Taffa Tabiou, représentant de la société civile à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a été élu mercredi après-midi à la tête de l’Institution, après trois jours de discussions, a constaté un journaliste de l’Agence Savoir News sur place.

Le bureau de la CENI a été finalement élu de «façon consensuelle», selon un communiqué rendu public par la CENI à l’issue de trois jours de «délibérations empreintes de courtoisie», selon un communiqué rendu public à l’issue de l’élection.

Le nouveau bureau de quatre membres est désormais dirigé par M.Tabiou. Le poste de vice-président est occupé par Atsu Yao Jean Claude Homawoo (représentant de l’Union des Forces de changement, opposition). Yao Daté et Koffi Akaba sont respectivement rapporteur et rapporteur-adjoint.

Né à Bassar (nord du Togo), M.Tabiou, 57 ans est enseignant en histoire-géographie. Il préside l’Association pour l’Education et le Progrès.

"Le consensus a prévalu et c’est tant mieux, car le code électoral prévoit que les décisions se prennent par consensus et qu’à défaut de consensus, on passe au vote", a déclaré M.Tabiou devant ses collègues peu après l’élection du bureau de la CENI.

"Le consensus est périlleux. J’en appelle donc à votre vigilance car il nous a fallu plus d’un mois pour retrouver le consensus. Si c’est de cette manière que le consensus doit venir, je ne sais pas à quelle date nous organiserons les élections", a prévenu le nouveau président de la CENI.

"Je serai attentif à vos désirs et aux orientations que vous voudriez imprimer à la CENI aussi bien à travers les sous-commissions et les plénières", a souligné M.Tabou.

"Nous n’avons que 142 jours pour organiser les élections. Cela veut dire que nous allons devoir +courir+ et en même temps prendre des décisions", a-t-il précisé.

Le nouveau président de la CENI a rendu hommage au bureau d’âge pour l’immense tâche

abattue. Le nouveau bureau de la Commission électorale se réunira jeudi matin pour proposer un ordre du jour aux séances plénières de la Commission électorale nationale indépendante.

"Nos politiques ont fait, cette fois-ci, preuve de sagesse. Nous espérons que la même va régner jusqu’à la fin des élections présidentielles", a confié Evariste Edjoukoué, responsable dans une institution financière.

Pour Biova Djavou, agent l’Etat, les acteurs politiques ont finalement compris qu’ils doivent mettre de côté, leurs "intérêts personnels et égoïstes".

Il a fallu trois jours d’instances discussions et tractations pour aboutir à ce résultat. Bien avant le bureau d’âge qui a repris du service lundi, des responsables des trois partis politiques représentés à l’Assemblée nationale avaient déjà tenté pendant trois de choisir la personnalité devant diriger la CENI, structure chargée d’organiser et de superviser la présidentielle fixée au 28 février par l’ancien bureau dirigée par Henri Lardja Kolani.

C’est la première fois que la CENI organisera une élection présidentielle au Togo. Plusieurs personnalités, dont Nicolas Lawson, Kodjo Agbéyomé, et Kofi Yamgnane ont déjà annoncé leur intention de participer à ce scrutin.

De la CENI, Stéphanie MENA/ Stagiaire.
SAVOIR NEWS
Img : afriscoop.net
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Le Togo s'est lourdement incliné (5-0) devant le Japon, mercredi, en match amical de football.
Les Japonais, qui sont qualifiés à la prochaine Coupe du monde prévue en 2010 en Afrique du Sud, se sont imposés grâce à un triplé de Okazaki (5e, 8e et 65e) et deux réalisations de Morimoto (11e) et Honda (85e).
Pour sa part, le Togo court encore derrière une qualification à la Coupe d'Afrique des nations Angola 2010, ayant déjà perdu toute chance de participation au Mondial sud-africain.
Le Togo occupe actuellement la troisième place de son groupe des éliminatoires derrière le Cameroun (1er) et le Gabon (2e) et devant le Maroc.
Afiquejet.com

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Un SUV bon marché bientôt disponible au Togo

Le constructeur roumain Dacia (propriété de Renault) continue d’étendre sa gamme qui connaît un succès fulgurant en Europe, au Maghreb et en Afrique. La Logan, produit phare de la marque, confirme son succès avec des ventes record dans de nombreux pays. D’ici 2010, une 4X4 économique fera son apparition sur le marché.
« La +Kanjara +, est un baroudeur pur et dur. Un SUV low cost, idéal pour l’Afrique et surtout moins cher que les 4X4 japonais », précise Alin Roman, l’importateur exclusif Dacia pour le Togo qui fut le premier à distribuer la marque en Afrique.
Son prix de vente n’a pas encore été dévoilé.
Ce SUV sera disponible au Togo à partir du 4e trimestre 2010.
D’ici là, Dacia-Togo proposera dans les semaines à venir une Logan pick-up (5.500.000 F CFA H.T./H.D.D) et poursuit la commercialisation de sa citadine, la Sandero, et de la Logan MCV (break).
Dacia Togo, filiale du groupe NCT TRADING dirigé par Richard Talbot (distribution automobile en Algérie, Niger, Côte d’Ivoire, Sénégal, notamment), espère développer ses ventes en 2010 profitant d’un contexte économique plus favorable au Togo et de l’amorce de reprise à l’international. La société bénéficie de l’appui renouvelé des responsables de Renault dont François Rouvier, le directeur Afrique-Océan Indien, et Eric Rousseau, le manager Afrique Francophone.

Pour plus d'infos :
ITC - DACIA
224, Av. de la Nouvelle Marche
Lomé
Tél.: 221.79.31


Le pont sur la rivière Togo
Trois ponts dont celui d’Amakpapé ont été inaugurés cette semaine par le président Faure Gnassingbé.
Ainsi une partie importante des dégâts causés par les inondations de juillet 2008 est réparée. La joie des populations est grande comme l’est celle de tous les togolais qui retrouvent ainsi une communication normale entre le Nord et le Sud du pays.
Mais les ponts ont aussi une valeur symbolique. 
Un pont encore plus large unit désormais le Togo et le Chine.
Comme l’a déclaré l’ambassadeur de Chine au Togo Yang Min. "L’achèvement des travaux de restauration des trois ponts est un des fruits des liens de bonne coopération entre la Chine et le Togo ». Achevés en un temps record ces ponts sont l’illustration d’une coopération toujours plus sereine entre les deux pays.
Ces ponts marquent aussi un lien entre deux périodes de la vie du Togo : celle d’un quinquennat qui s’achève et celle d’un nouveau mandat.
Il appartiendra aux Togolais de faire que le passage entre ces deux périodes soit aussi aisé que l’est désormais la traversée d’Amakpapé.
Koffi SOUZA - Republicoftogo.com



 Football : Cameroun#Togo
Le jeu de cache-cache des « Eperviers » du Togo
L’équipe nationale de Togo qui était attendue dans la nuit de jeudi à vendredi à l’aéroport international de Douala en vue du match samedi contre le Cameroun à Yaoundé dans le cadre de la cinquième journée dans la poule A des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations et de la Coupe du Monde 2010 n’était toujours pas arrivée vendredi matin au Cameroun, a constaté APA.
 
Les autorités camerounaises, en occurrence, les responsables du ministère des Sports et de l’éducation physique (MINSEP), et ceux de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), ont poiroté toute la nuit à l’aéroport de Douala sans une moindre trace des « Eperviers » du Togo.
Une situation qualifiée de « jeu de cache-cache » par les Camerounais, suspectant « l’option togolaise comme une manière de mettre les Lions indomptables sous pression ».
Un responsable de la FECAFOOT a indiqué vendredi matin à APA, que les « Eperviers » ne sont plus au Togo, ajoutant que Emmanuel Adebayor et les siens seraient à Cotonou au Bénin, où ils pourraient partir au courant de la journée pour rallier Yaoundé via Douala.
La même source révèle que les Togolais devraient normalement emprunter le vol de la compagnie libyenne Afriqyah à l’escale de Cotonou ont dû attendre plusieurs minutes sans aucun signe de la délégation togolaise avant de poursuivre sa route vers la métropole économique camerounaise de Douala où l’avion a finalement atterrit au petit matin.
A vingt quatre heures de la rencontre, la tension monte au Cameroun, car une victoire du Cameroun sur le Togo samedi et une défaite du Gabon face au Maroc à Libreville enverrait directement Samuel Eto’o et ses coéquipiers à la Coupe du monde qui se disputera en juin prochain en Afrique du Sud.
MBOG/od/APA 


Week-end décisif en Afrique
Rédaction Football365.fr /
La cinquième journée des qualifications de la Coupe du monde, zone Afrique, qui se dispute ce week-end, pourrait assurer à au moins une seconde équipe africaine, après le Ghana, d’assurer sa qualification. Point et enjeux de tous les groupes : Mondial, CAN…
Groupe A : Avantage Cameroun
Les données sont simples. Avec deux victoires, chacune des deux équipes de tête pourrait se qualifier pour la Coupe du monde. Le Maroc, dernier avec 3 points, doit prendre des points s’il veut au moins accrocher la CAN. Leaders et dotés de l’avantage de recevoir le Togo, les Lions Indomptables pourraient se qualifier en cas de résultats favorables à Yaoundé et Libreville.
Classement : 1. Cameroun (7 pts), 2. Gabon (6 pts), 3. Togo (5 pts), 4. Maroc (3 pts).
Samedi :
16h30 : Gabon-Maroc et Cameroun-Togo.
Groupe B : Le Nigeria regardera Radès
Sauf surprise, ce devrait être une journée de transition, les deux favoris jouant à domicile. Solides et confrontés à une équipe kenyane en plein doute, les Aigles de Carthage pourraient offrir au stade de Radès une seconde qualification à la Coupe du monde en cas de faux pas des Nigérians face au Mozambique.
Classement : 1. Tunisie (8 pts), 2. Nigeria (6 pts), 3. Mozambique (4 pts), 4. Kenya (3 pts).
Samedi :
18h : Nigeria-Mozambique et Tunisie-Kenya.
Groupe C : L’Algérie saura
Au moment de rentrer sur la pelouse de Blida pour affronter le Rwanda dimanche, les Fennecs sauront s’ils jouent pour la qualification à la Coupe du monde. La Zambie, qui peut assurer sa qualification à la CAN, pourrait contrarier les desseins des Pharaons, qui ont besoin d’une victoire pour continuer d’espérer.
Classement : 1. Algérie (10 pts), 2. Egypte (7 pts), 3. Zambie (4 pts), 4. Rwanda (1 pt).
Samedi :
14h : Zambie-Egypte.
Dimanche :
20h15 : Algérie-Rwanda.
Groupe D : Benin et Mali pour la CAN
Maliens et Béninois peuvent se qualifier pour la CAN dès dimanche. En cas de victoire des Aigles face au Soudan, les Ecureuils du Bénin n’auraient besoin que d’un point pour s’assurer l’Angola. Pour la Coupe du monde, c’est déjà joué.
Classement : 1. Ghana (12 pts), 2. Mali (5 pts), 3. Bénin (4 pts), 4. Soudan (1 pt).
Dimanche :
17h : Benin-Ghana.
20h : Mali-Soudan.
Groupe E : Un point suffit à la Côte d’Ivoire
Guinée-Burkina Faso sera la rencontre phare du groupe. La Côte d’Ivoire a besoin d’un point pour s’assurer mathématiquement la qualification à la Coupe du monde et on voit mal les malawites les en empêcher. Les Guinéens gagneraient à assurer leur qualification dimanche, leur dernière rencontre à Abidjan risquant de ressembler à un gala offert par les Eléphants pour célébrer la qualification au Mondial. 
Classement : 1. Côte d’Ivoire (12 pts), 2. Burkina Faso (6 pts), 3. Guinée (3 pts), 4. Malawi (3 pts).
Samedi :
14h30 : Malawi-Côte d’Ivoire.
Dimanche :
19h : Guinée-Burkina Faso.
Joseph Djomo (Rédaction )


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Foot : Boukari, c'est non pour le moment
Auteur d'un bon début de saison avec notamment trois buts inscrits, le lensois Razak Boukari ne veut pas entendre parler de la sélection togolaise… jusqu’au match contre le Cameroun.
répondre aux convocations de l’équipe nationale togolaise. Du moins, pour l’instant… « La Fédération togolaise me sollicite régulièrement a-t-il confié à nos confrères de RFI, mais répondre favorablement ou pas, c’est un choix difficile à faire. Je discute de tout ça avec mes parents, mon agent. Et je pense que je vais décliner pour le moment la sélection. (…) C’est un choix… Je préfère attendre encore. Je serai attentif au résultat du match face au Cameroun. Je prendrai peut-être une décision après cette rencontre. » S’il avoue avoir une petite pensée pour les Bleus, « quand on est jeune et qu’on a joué dans toutes les catégories d’âge, on rêve de porter le maillot des A », l’attaquant lensois s’imagine aussi en Epervier. « Je ne referme pas totalement la porte donc on ne sait jamais. Une chose est certaine : si je joue un jour pour le Togo, je serai heureux de le faire » a-t-il conclu.
J.D (Rédaction )

 
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 Compilation de l'actualité Togolaise

Faure se Marie devant Marie, Jesus et Joseph

 
 
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En Concert


 

Traquenard à Ouaga de Gilchrist
Pauvre Gilchrist OLYMPIO ! Des services spéciaux d’un pays non encore identifié ont piègé, avec une facilité déconcertante, le candidat de l’Union des Forces de Changement (UFC), candidat déclaré à la présidentielle togolaise de fin Février 2010. Selon des sources bien informées, des micros et des cameras auraient truffé la chambre attribuée à Gilchrist OLYMPIO à Ouagadougou, lors des nièmes discussions de la classe politique togolaise. Toutes les conversations téléphoniques du candidat avaient été captées. Mieux, des photos du leader de l’UFC étaient prises sous tous les angles. Mr OLYMPIO, nu dans sa salle de bain, nu dans sa baignoire, Mr OLYMPIO dormant du sommeil du juste, après une dure journée de discussions etc.

Qui a intérêt à piéger Mr Gilchrist OLYMPIO et comment était-il possible d’installer ce piège, au vu et à la barbe des autorités burkinabé ? Celles-ci avaient sécurisé les chambres, les couloirs et tout le bâtiment ayant hébergé la délégation togolaise, mais n’avaient pas pensé à ce côté d’espionnage.

Selon des informations concordantes, les autorités burkinabés seraient hors de cause dans ce « flashage » du candidat togolais à l’élection présidentielle. Les burkinabé ont offert un service sécuritaire externe efficace (gardes de corps à l’extérieur et à l’intérieur des locaux), mais ils n’avaient pas pensé à la sécurisation intérieure. Il faut noter que la sécurisation intérieure des lieux d’hébergement des hôtes d’un sommet, ou des négociations politiques ou militaires, relève des délégations elles-mêmes…

Si le pays hôte vérifie s’il n’y a pas de bombe, de charge explosive, de poison introduite dans la nourriture, il appartient aux Services de Sécurité propres des pays, des délégations, de vérifier si les appareils téléphoniques de la chambre ou de l’appartement ne cachent pas des micros, si les appliques des lampes n’hébergent pas des cameras indiscrètes, si le téléviseur de la chambre n’est pas « pucé » (une puce introduite dans le téléviseur permet de visualiser tous ceux qui regardent le petit écran et d’entendre ce qu’ils disent).

Mais, est-ce qu’en Afrique, les partis d’opposition ont la capacité de se prémunir contre l’espionnage des pouvoirs africains, qui demandent, eux l’aide des pays développés ou des réseaux parallèles pour espionner leurs opposants ? Parfois, ce sont des services de renseignements occidentaux (ou russe ou chinois) qui font le boulot, puis vendent « les images » recueillies au pouvoir, contre des concessions, des dérogations, des contrats commerciaux, ou simple bienveillance du pouvoir en place, mais toujours dans le but d’acquérir des avantages dans le futur.

Dans le cas d’espèce de Gilchrist OLYMPIO, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Un leader politique qui prétend être Président de la République dans 7 ou 8mois, doit prendre soins de ses arrières, et son Parti doit lui donner tous les moyens de sa politique. Les militants ou sympathisants de Gilchrist OLYMPIO peuvent-ils imaginer un seul instant les dégâts que peuvent causer les photos, dans un tabloïd, « des bijoux de famille » des OLYMPIO, ou Gilchrist OLYMPIO, entièrement nu, dans sa baignoire ?
Surtout si ces photos sont publiées avant les élections…

Cette mésaventure de Gilchrist OLYMPIO doit inciter les opposants africains à se débarrasser de leur amateurisme légendaire et à se prémunir des « coups tordus » que les pouvoirs en place ou des intérêts politiques de pays développés peuvent leur porter.

Pour notre malheureux candidat Gilchrist OLYMPIO, dans cette affaire de Ouagadougou, la question que tout le monde se pose est la suivante :

« A qui profite le crime ? »

1- Le pouvoir togolais ? Le premier présumé coupable est le pouvoir togolais. Joint par téléphone, un haut responsable du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), parti du Président Faure GNASSINGBE, sous couvert de l’anonymat, nous a fait une déclaration énigmatique :

« Gilchrist OLYMPIO est déjà sous contrôle ! Pourquoi allons-nous le piéger ? C’est ridicule ! »

Phrases lourdes de sous-entendus, aussi graves que dégradants pour l’Union des Forces de Changement (UFC) et son leader !

2- Le pouvoir burkinabé : il serait hors de cause, puisqu’il semble que c’est un service d’un pays développé qui a posé la piège. Les burkinabé ont un service de renseignement performant et peuvent poser, seuls, de tels pièges, sans recourir à des services spéciaux d’un pays développé !
3- Les autres pays utilisateurs du port de Lomé : Mali et Niger. Avec de tels documents en leur possession, ils pourront faire pression, un jour, sur l’hypothétique futur Président du Togo, par exemple, pour obtenir des faveurs exorbitantes sur les opérations au port de Lomé.
4- La piste de sociétés spécialisées dans la maintenance portuaire n’est pas à écarter, au cas où Gilchrist OLYMPIO devenait Président ; elles détiennent des moyens suffisants de pression pour obtenir des concessions avantageuses.
5- Enfin, certains pays développés, comme la Chine, l’URSS, ou des pays émergents, comme le Brésil, sans écarter les partenaires traditionnels comme la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, qui voudraient faire du zèle, pour plaire au pouvoir togolais…

Tout est possible en politique …Alors, c’est aux hommes politiques de prendre leurs dispositions, pour ne pas se laisser prendre au piège par leurs adversaires. L’amateurisme n’est pas de mise en politique…
Anne-Marie DUPUY-LEBLANC
 

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